Voy. les planches en couleur à la fin du volume
GMMPR:
Église de Baia (vue latérale) (réparée).
n'avaient plus besoin de maîtres. Tels: Michel Otel, Pierre, fils de Bârlea, Oantä, Sandu,
Vulpas, Negrilä, Steful, Borcea, Sandru, fils de Cärjä; il y a même un moine, Gédéon, un
fils de prêtre, Théodore Popovici, et le frère d’un maître d'école, « Jean le Didascale ».
IT. Nous finirons ce chapitre en indiquant chronologiquement les bâtisses dues à Etienne, qui voulait commémorer chacune de ses victoires par une fondation pieuse.
Elles nous serviront à noter en même temps les caractères divergents que certaines d’entre elles peuvent offrir.
On n’a pas les églises rappelant les combats de 1457 qui lui donnèrent le trône, mais la grande bâtisse de Doljesti, près de Roman, paraît avoir remplacé un édifice antérieur dû à Étienne lui-même.
Il paraît que la première fondation du Voévode fut cette église de Baia qui, tout en étant en forme de trèfle, aurait précédé le type définitif de l’église moldave, car l’entrée est pratiquée dans la façade et, au lieu du cadre gothique, elle a, dans le portail roman, un cadre de cercles en relief, et dans le haut les armes du pays.
En 1470, on inaugurait solennellement le monastère de Putna. Pendant les guerres contre les Turcs, — combats contre les Valaques, leurs vassaux, à partir de 1470, victoire près de Vasluiu en 1475, défaite dans les forêts de Neamt, à Valea-Albä, « le Ruisseau Blanc », en 1476, campagne valaque en 1477, expédition turque de Transylvanie, en 1479, — 1l n’y a pas de bâtisses.
Elles recommencent en 1480, à Dolhesti, avec ce tombeau de la sœur du prince et de son beau-frère Sendrea. Suit l’église de Chilia en 1482. Les malheurs de la nouvelle inva-
sion turque, avec la prise de Chilia et de
Église de Baïia.
Cetatea-Albä, en 1484, et les campagnes subséquentes pour une récupération impossible signi-
fient encore une trêve dans ce travail de religion et d’art. En 1486, il recommence avec la mai-
son princière de Hârläu, refaite par Radu Mihnea, au commencement du XVII* siècle et dont
les ruines n’ont pas encore été explorées, il se poursuit par les petites églises de Bucovine:
Rädäuti et Päträuti, datant tous les deux de 1487; dans cette même région, près de Suceava,
on a, en 1488, l'édicule de Saint-Élie et la bâtisse, plus importante, mais qui a été notablement agrandie et ornementée dans un nouveau style de Voronet, sur la place de la retraite du moine David, devenu l’anachorète Daniel. À l’autre bout de la Moldavie, dans le territoire assigné comme apanage à Alexandre, le fils aîné du prince, qui, envoyé comme Ôtage à Constantinople, devait y mourir, laissant un fils en bas âge, Étienne, on a, de 1490 à 1493, les églises
de Tazläu, près de la montagne, au milieu de la
forêt, celle de Bacäu, « capitale » d'Alexandre
(tombeau d’un jeune prince, tout récemment
exploré), de Borzesti, où la légende place l’en- Ne fance d’Étienne, qui avait été fils bâtard de Eglise de Peträuti. son père : la petite construction n’a pas de tour
au-dessus de la nef. En même temps, on donne
des églises aux principales villes : en 1400, à Vasluiu, où on montre encore les ruines de la maison que le prince a habitée et dont on extrayait des pierres au XVII siècle, en 1491-2, à Jassy, où l’église de Saint-Nicolas se distinguait par le fait qu’elle avait — cas unique dans le pays et irifluence du catholicisme — malgré ses proportions réduites (elle a subi une transformation au XVII siècle et l’architecte Lecomte du Noùüy lui a donnée une autre forme), trois autels, à Husi, en 1494-5. On travaillait à l’église de Päpäuti ou Popäuti, « le village du pope » (il y avait peut-être déjà une église en bois de ce « pope » hégoumène), près de la ville de Botosani ou Botäsani — ’intéressant clocher a été conservé sans aucun changement —, et en même temps à celle du couvent de Räzboieni, sur l'emplacement du grand sacrifice de sang fait par les Moldaves en 1476, en combattant contre le Sultan Mohammed II lui-même. Lorsque Jean Albert, roi de Pologne, envahit le pays, Étienne, l’ayant battu et repoussé, imaugurait, en 1497, l’église claustrale de Neamt, qui, bien que notablement surélevée,
affligée d’un pignon au-dessus de la façade et
d'un diakonikon impossible, garde, dans des