‹ Histoire de l'art roumain ancienChapitre 49 sur 207 · CI. Resseinberger · texte numérisé non relu

CI. Resseinberger

Eglise épiscopale d’Arges (détails).

par les sources. On remarquait dans l’ancien édifice démoli et refait par Lecomte du Noüy des traces de cette couleur bleue. L'’Orient était rappelé aussi dans la chambre destinée aux visiteurs étrangers par les figures des animaux fantastiques, cerfs, dragons ailés qui déchirent des serpents f4).

On a attribué à Neagoe, outre des travaux à Cozia, à Tismana (toiture en plomb), la fondation de la petite église d'Ostrov, en face du couvent de Mircea-l’Ancien. L’église roumaine du faubourg de Brasov, fut, en première ligne, son

œuvre: elle a été maintes fois transformée. Enfin, le 26 avril 1520, il invitait les bourgeois de Kronstadt-Brasov à la con-

sécration d’un monastère de l’Ascension du Christ, qu'il venait de finir (5).

Au Mont Athos, et à savoir au couvent de Dionysatou, Neagoe, vénérant le souvenir de son instructeur dans les choses pieuses, Niphon, envoya une châsse pour les reliques du saint; en argent doré, ornée d’émail et de pierres précieuses, représentant une église à cinq tours et le corps même de

Niphon, plus deux rangées de saints en relief, elle porte des

ornements gothiques. Il fit élever l’église de Saint-Niphon sur son tombeau, près du Prodrome;

1. Cf. Podlacha, Abendländische Eïnflüsse in der Wandmalerei dez griechisch-orientalischen Kirchen in der Pukowina (tirage à part de la « Zeitschrift für christliche Kunst », XXIV), Düsseldorf 1911, et l'étude polonaise du même sur la peinture des églises roumaines.

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