‹ Histoire de l'art roumain ancienChapitre 9 sur 207 · Voy. l'ouvrage cité de M. Filow · texte numérisé non relu

Voy. l'ouvrage cité de M. Filow

le contenu est de

artistique aussi bien

l’abside, la légende de la Vierge (Dormition, Transfgurdtion), les prophètes, le Pantokrator, P'Adoration des Mages. Dans l'autel (sanctuaire), les Saints Romain et Étienne, les évêéques, le Tabernacle, la Sainte Communion.

Il nous paraît incontestable que cette peinture ne vient pas de Constantinople. Comme la moitié des repré- 5 sentations a l’inscription en slave, il faut rattacher cette œuvre remarquable à celle qui orne les murs de l’église des Saints Pierre et Paul à Trmovo (1):

l'artiste était, paraît-il, un Grec habitué à travailler pour les Slaves. A cette

époque, la culture slave n'avait pas

-conquis la principauté valaque.

On a cru pouvoir reconnaître sur un couvercle de cercueil en pierre, conservé actuellement au Musée de Bucarest, le portrait, sculpté rudement, de Radu, fils d'Alexandre, fondateur de l’église, et un de ses successeurs. On peut distinguer un chapeau à la mode occidentale, un « superhuméral » aux pans échancrés; la figure, barbue, est depuis longtemps mutilée à coups de marteau, CE

Le fait est qu’on accomplissait les r1tes de commémoration prescrits par l'Églhise grecque devant le pilier de droite.

Des voyageurs, le Métropolite valaque Niphon (vers 1750), Sestini le botaniste (en 1778),des annalistes du même XVIII siècle parlaient aussi du tombeau de ce prince qui doit se trouver dans l’église où il avait transporté les reliques de Sainte Philothée. Tout dernièrement, M. Virgile Dräghiceanu vient de découvrir sous les dalles d’une construction : la plus haute

que sous celui de histoire.

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On a trouvé d’abord, près du pilier de droite, en face du jubé-iconostase, qui est moderne, un grand sépulcre de pierre fruste, sans inscription, contenant les ossements, parfaitement conservés, d’un prince de cette époque. Il porte un diadème en perles et fils d’or, orné de petites croix de perles. Sa chlamyde en soie rouge est toute recouverte d’une infinité de perles menues; elle ferme au milieu par des boutons d’or ornés du bouclier caractéristique des Angevins de Hongrie. Un second vêtement recouvrait le corps. La ceinture a des ornements de perles en forme de rhombes et des étoiles d’or; au beau milieu brillait une agrafe d’or de g:andes dimensions. Elle représente dans son triptyque un château, avec deux figures humaines entre les créneaux et, en bas, un monstre à corps d'oiseau et à tête de femme. Pas d'épée, mais seulement des restes de bronze et des écailles de cuirasse. Les bagues, toutes neuves, en or et en

émail, ornées de pierres précieuses, ont des inscriptions latines dans le genre courant alors.

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