‹ Histoire de l'Asie (volume 2)Chapitre 45 sur 45 · APPENDICES · texte numérisé non relu

APPENDICES

des races indo-européennes, ou tout ou moins des langues indoeuropéennes en Asie.

D'après cette hypothèse, les Hittites de race européenne seraient venus en Asie par la voie du Danube, la Thrace et le Bosphore (i), (voie suivie plus tard par les autres peuples de même race, Phrygiens et Arméniens). Cette migration se placerait vers l'an 2.000 avant Jésus-Christ. De l'Asie Mineure, les Hittites se répandirent dans la Syrie du Nord et la Mésopotamie Occidentale. Ils essayèrent même, vers ig3o, de s'emparer de la Babylonie. Cependant, au temps des grands pharaons de la xvnie dynastie, sous Thoutmès III (i48i-i449> et Amenothès III (i4i4-i383), les Hittites n'étaient pas encore capables de disputer la suzeraineté de l'Orient à l'Egypte. Leur apogée date de leurs rois Shoubbilouliouma (qui, vers i365, à la faveur des guerres civiles de l'Egypte étendit son pouvoir sur la Syrie entière), Morousil (qui vers i32o disputa la Ccelé Syrie au pharaon Séti Ier), et Kathousil (qui après plus de vingt ans de guerres, de 1296 à 1270, partagea la Syrie avec le pharaon Ramsès II). — La décadence des Hittites commença au xn6 siècle. Les Phrygiens, venus de Thrace, leur enlevèrent alors l'Asie Mineure, tandis que les Araméens, sortis de l'Arabie, leur arrachaient Damas et Kadesch. Il ne resta plus à ce peuple qu'Alep et Karkémisch, où il se maintint jusqu'à la conquête assyrienne du ixc siècle (2).

Sur les migrations sémitiques.

La plupart des Orientalistes (L.-W. King, De Morgan) placent en Arabie le berceau des races sémitiques (3) De ce centre de dispersion, seraient parties à la conquête de l'Asie Antérieure quatre vagues d'émigration successives, savoir : i° à l'époque proto-historique, les Accad qui s'établirent en Chaldée et envoyèrent plus tard une partie de leurs clans fonder l'Assyrie ; 20 à une date indéterminée, mais antérieure au xxine siècle, les Cananéo- Phéniciens (Amorrhéens, Israélites, Puniques) qui se fixèrent en Palestine d'où les Phéniciens allèrent par la suite coloniser l'Afrique du Nord et l'Espagne ; 3° aux environs du xne siècle avant Jésus-Christ, les Araméens qui occupèrent la Basse-Chaldée, la Syrie (Damas) et la Mésopotamie Occidentale (Edesse) ; 4° au vne siècle de notre ère, l'invasion musulmane qui, (constatation bien curieuse), reconquit toutes les terres anciennement occupées par

(1) Cf. S. J. Crawford, Decipherment of the hittite language, Journal of the Royal Asiatic Society, décembre 1919, p. 11.

(2) Cf. Ed. Meycr, Reich und Kultur der Chetiter.

(3) Cependant Clay (The Empire 0/ the Amorties) situe le home primitif des Sémites dans l'ancien Amourrou, la Palestine actuelle. D'autre part, le P. Lagrange recherche les origines sémitiques du côté de la Chaldée (Etudes sur les religions sémitiques, 2* éd. p. 55).

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des Sémites (Chaldéc, Mésopotamie, Syrie, Afrique du Nord, Espagne) .

Deux dates restent incertaines, celle de la migration des Cananéo-Phéniciens du Golfe Persiquc en Palestine et celle de la migration des Assyriens de la Chaldée en Assyrie. L'histoire traditionnelle, citée plus haut (i), voyait dans ce double mouvement de peuples une conséquence des invasions elamites en Chaldée, événement situé vers l'an 2.285 avant notre ère. Les découvertes récentes semblent établir qu'il s'agit de faits remontant à une période plus ancienne. Il apparaît en effet que vers l'an 2.3oo avant Jésus-Christ, les Assyriens (ou des Pré-Assyriens) avaient déjà non seulement peuplé la région du Haut Tigre et du Zab, niais encore poussé leurs avant-gardes jusqu'en Cappadoce. De même la migration des Cananéo-Phéniciens du Bahreïn en Palestine fut certainement antérieure aux grandes guerres chaldéo-élamites du xxme siècle. A cette époque, la principale tribu cananéenne de Palestine, celle des Amorrhéens ou Amorties, exerçait déjà une action considérable en Orient. Certains clans amorrhéens pénétrèrent même jusqu'à Babylone où l'un d'eux donna naissance à la dynastie d'Hammourabi (vers 2225).

Par ailleurs, soit que la Palestine ait été occupée dès l'aube de l'histoire par des Sémites (thèse de Clay), soit que ceux-ci y aient été précédés par des Egéens (thèse d'Autran), il est certain qu'au point de vue de la civilisation, ce pays subit de toute antiquité la double influence de la Chaldée et de l'Egypte :

On connaît en effet d'une part les expéditions des rois d'Agadé Naramsin et Sarganisharri en Syrie, (vers 2700). Et, d'autre part, les fouilles de M. Montet à Byblos en novembre 1921, ont prouvé que, dès l'époque de la IVe dynastie égyptienne (2840-2680), sous le règne du pharaon Mykérinos, la côte de Phénicie reconnaissait la suzeraineté de l'Empire Memphite (2).

Sur les dynasties babyloniennes.

La première dynastie babylonienne fut fondée en 2225, par un clan amorrhéen, émigré de Palestine. Ses principaux représentants, Sinmouballit (2i£3-2i2/i), Hammourabi (2124-2081) et Samsouilouna (2080-20^3), luttèrent contre les Elamites qui s'étaient établis dans la Chaldée méridionale. Ils finirent par expulser les Elamites (3) et unifièrent toute la Chaldée. Après

(1) Cf. supra, p. 0.

(2) Acad. des Inscriptions, séance du 30 déc. 1921.

(3) Hammourabi chassa un© première fois les Elamites de la Basse- Chaldée en 2095. Les Elamites étant revenus dans ce pays après sa mari, son fils Samsouilouna les en expulsa définitivement en 2071.

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eux, le pays se divisa de nouveau, leurs successeurs ne conservant que la Babylonic, tandis qu'une dynastie particulière s'établissait en Basse Ghaldée (1900). En 17C1, la Chaldée fut conquise par les Cosséens ou Cassites des Monts Zagros, qui en restèrent maîtres jusqu'en 1178. Ils furent remplacés par la dynastie nationale de Pashé, qui régna à Babylone de 11 77 à 10^6. Au VIIIe siècle, la Chaldée tout entière fut soumise par les Araméens, tribus sémitiques de l'embouchure de l'Euphratc. Les rois araméens de Babylone guerroyèrent durant tout le VIII0 siècle contre l'Assyrie, qui cherchait à s'emparer de la Chaldée. Le plus célèbre d'entre eux fut Mérodachbaladan (721-702), qui passa sa vie à lutter contre les rois d'Assyrie Téglatphalasar III, Saigon et Sennachérib, et qui finit par être détrôné par ce dernier. Babylone recouvra son indépendance sous la dynastie de Nabopolassar (625-538), dont le plus illustre représentant fut Nabuchodonosor II (6o£-56i).

Chronologie de la conquête assyrienne.

La conquête assyrienne de l'Asie Antérieure débute au IXe siècle, avec le roi Assournazirabal III (885-86o), qui soumit la Mésopotamie septentrionale, et, en 877, anéantit à Karkémisch les derniers Hétéens (1). Salmanasar II, son fils (860-825), envahit la Syrie et écrasa à Karkar (854) la coalition des rois de Damas et d'Israël. Les royaumes de Damas, Israël, Tyr et Juda devinrent alors vassaux de l'Assyrie. Ce premier empire assyrien tomba en décadence à la fin du IXe siècle ; la Syrie s'affranchit, et l'hégémonie en Orient passa à l'Ourartou. Les rois d'Ourartou, Shardouris (835-820), Ishpouinis (820-800), Ménouas (800-780), Argishtis (780-755) et Shardouris II (755-730), dominèrent un moment en Haute Mésopotamie, tandis que l'Assyrie était réduite à ses limites propres (2).

La restauration de la puissance assyrienne fut l'œuvre du roi Téglatphalasar III (745-727). Dès son avènement, ce prince enleva à l'Ourartou les cantons du Diarbékir actuel. En Syrie, il réoccupa l'ancien pays hétéen (Alep) et attaqua le royaume araméen de Damas, qu'il détruisit et qu'il annexa (732). En 728, il annexa de même Babylone.

La dynastie sargonide qui succéda à Téglatphalasar III (722-606), porta à son apogée l'Empire Assyrien. Les Etats rivaux de l'Assyrie étaient, à cette époque, l'Elam, Babylone, souvent vaincue, jamais domptée, l'Ourartou, que les victoires de Téglatphalasar III n'avaient pas abattu, et les royaumes syriens et palestiniens, dont les principaux, depuis la rhnlo dos Hétéens d'Alep et des Ara-

(1) Cf. supra, p. 21.

(2) Cf. San-dalgian, Histoire documentaire de l'Arménie aux époques du Paiffùnismc, Rome 1917.

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méens de Damas, étaient l'Etat phénicien de Tyr et les Etats juifs de Juda et d'Israël. Le fondateur de la nouvelle dynastie assyrienne, Sargon (722-705), inaugura son règne en détruisant le Royaume d'Israël, qui, dans la guerre précédente, s'était allié aux Damascéens (prise de Samaric en 720). La Syrie fut alors annexée toute entière, sauf le dernier royaume juif, celui de Juda, réduit d'ailleurs à une étroite vassalité. Sargon envahit ensuite l'Ourartou, le mit à feu et à sang, et força le roi du pays, Rousas, à se donner la mort (71 4). Il fut moins heureux contre Babylone. Cette ville, un moment soumise par Téglatphalasar III, avait en 722 recouvré son indépendance sous le gouvernement du prince araméen Mérodachbaladan. Les attaques de Sargon contre Mérodachbaladan aboutirent à un échec (710).

Sennachérib, fils de Sargon (705-G81), eut à triompher d'une puissante coalition formée par le roi de Babylone, Mérodachbaladan, et où entrèrent les rois d'Elam, de Juda et de Tyr et même l'Egypte, (alors au pouvoir d'une dynastie éthiopienne). Malgré l'intervention des Elamites, il s'empara de Babylone, puis, comme la ville s'était de nouveau révoltée, il la détruisit et annexa la Chaldée (690). En Syrie, il s'empara de Tyr, ravagea le Royaume de Juda, qu'il soumit à une étroite sujétion, et pénétra jusqu'à la frontière d'Egypte.

Son successeur, Assarhaddon (681-667), envahit l'Egypte en 670 et força les princes du Delta à reconnaître sa suzeraineté. Il releva Babylone détruite par son père et en fit une vice-royauté pour son fils cadet. Assourbanipal, fils aîné d'Assarhaddon (667-625), fit lui aussi une expédition en Egypte, chassa du pays les pharaons Ethiopiens et nomma un roi de son choix (666). Il attaqua ensuite le dernier ennemi de l'Assyrie, le seul qui fut encore debout, l'Elam. En 660, il vainquit et tua le roi d'Elam, Tiouman, à la bataille de Toulliz. Mais quelques années après, le roi vassal qu'il avait établi en Elam se révolta contre lui, d'accord avec le propre frère d'Assourbanipal, maintenu par ce dernier comme vice-roi de Babylone, et qui cherchait à se rendre indépendant. Assourbanipal régla d'abord le sort de Babylone, qu'il livra aux flammes (648). Puis il tourna toutes ses forces contre l'Elam, entra à Suse, et détrôna le dernier souverain élamite, Koumbankaldaseh. L'Elam fut dépeuplé, rayé de la liste des nations, et son territoire annexé à l'Assyrie (645).

L'Asie-Mineure et l'Hellénisme.

A partir de la période hellénistique et surtout de la période romaine, le siège de l'Hellénisme ne fut plus la Grèce, mais la péninsule d'Asie-Mineurc. A mesure que l'Hellade se dépeuplait et s'appauvrissait (et du temps de Plutarque, elle était déjà presque

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déserte), une Grèce nouvelle, vaste, opulente et dense, se formait en Anatolie. Ce qui resta finalement de la conquête macédonienne, ce fut cette nouvelle Grèce d'Asie-Mineure. Après quelques siècles d'éclat, la Syrie et l'Egypte rejetèrent la culture alexandrine et s'abandonnèrent à la réaction indigène. Bien avant l'invasion musulmane, l'élément copte triomphait en Egypte et l'élément araméen en Syrie. En Asie-Mineure, au contraire, l'hellénisât ion fut totale, définitive, parce qu'elle ne porta pas seulement sur les populations urbaines ou littorales, mais aussi sur l'élément rural (i). L'Hellénisme, transplanté sur ce sol fécond, y retrouva une sève nouvelle. Ce fut là, dans les grandes cités des Asiates, à Tarse, à Colosses, à Ephèse, en Galatie, que s'élabora le syncrétisme religieux par lequel l'Hellénisme devait préparer les voies au Christianisme (2). Ce fut là, à Chalcédoine, à Nicomédie, à Nicée, à Nazianze, que l'Orthodoxie grecque — cette conscience nationale de l'Hellénisme médiéval — se définit et se fixa. Enfin, à partir du VIIIe siècle, lorsque l'infiltration slave et l'invasion bulgare eurent enlevé à l'Hellénisme la Grèce propre et l'intérieur des Balkans, l 'Asie-Mineure fut son refuge. Ce fut parmi les robustes paysans d' Anatolie que le basileus recruta ses armées. Ce fut le tribut des thèmes anatoliens qui remplit le trésor impérial. Ce furent les grands propriétaires de latifundia anatoliens — les Phocas, les ïzimiscès, les Maniacès, les Diogènes, les Comnènes — qui fournirent à l'Empire ses plus illustres généraux (3).

Contre l'Hellénisme anatolien, l'invasion arabe fut impuissante. Elle qui avait recouvert l'Orient tout entier, vint mourir au pied du plateau de Cappadoce. Les armées des khalifes essayèrent en vain de prendre pied au nord du Taurus. Leurs tentatives les plus sérieuses, notamment sous Haroun el Rachid, n'aboutirent qu'à des razzias sans lendemain. A l'abri de la forteresse anatolienne, Byzance put attendre paisiblement la chute de l'Empire Arabe. Et dès que cet empire se fut morcelé, elle mit à profit les querelles des Etats successeurs — Samanides et Bouides, Hamdanides et Fatimites — pour prendre une éclatante revanche. Ce fut l'Epopée Byzantine, reportant jusqu'au Tigre et au Liban le vol des aigles « romaines » (4).

Cette situation changea après le désastre de Manazgherd (1071). L'importance historique de ce désastre provient de ce qu'il n'entraîna pas seulement la conquête politique de l'Anatolie par les

(1) Cf. Rambaud, UEmpire Grec au x" siècle, p. 242.

(2) Cf. C. Toussaint, L'Hellénisme et Vapôlre Paul, P. 1921, Nourry.

(3) Cf. Dichl, Byzance, p. 121.

(4) Supra, p. 200. Cf. G. Schlumberger, Nicéphore Phocas (P. 1890) et l'Epopée Byzantine (P. 1896-1905).

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sultans seldjoucidesj mais encore ]a prise de possession effective du sol par la race turque. Le paysan turc remplaça le paysan grec. L'Hellénisme se trouva privé de sa classe rurale et de sa base territoriale. Une dernière fois, à la faveur des Croisades, les Gomnènes tentèrent la reconquête de l'Asie-Mineure. Ils ne réussirent qu'à recouvrer les provinces littorales, l'intérieur du plateau restant aux mains des Turcs. Et comme le littoral devait fatalement suivre le sort de l'hinterland, deux siècles ne s'étaient pas écoulés que l'Asie-Mineure toute entière, de Konieh à Brousse, était, à l'exception des populations urbaines de l'Ionie et du Pont, devenue un nouveau Turkcstan (i).

Dès lors, le sort de Gonstantinople était réglé. Constantinople, en effet, est en fonction de VAnatolie. Ce n'est pas la capitale des Balkans ( — les Balkans, depuis le VIIe siècle, sont slaves et ne regardent pas vers le Bosphore, mais vers Salonique et la Mer Egée — ) ; c'est la capitale naturelle de l'Asie-Mineure. En vertu de ce principe, tant que l'Anatolie avait conservé une population grecque, Constantinople, pendant dix siècles, était à juste titre restée la métropole de l'Hellénisme. Pour les mêmes raisons, l'occupation effective, la prise de possession du sol anatolien par la race turque entraîna et légitima la possession de Stamboul par les Ottomans.

(1) Les Turcs occupèrent Brousse en 1326, Nicéc en 1330, Nicomédie en 1332, Pergame en 1335, Sardes en 1339, Philadelphie en 1391 et Smyrnc en 1424.

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P. -S. — Page 269, ligne 26, une partie du texte a été omise. La rétablir ainsi : ... de l'empereur Théodore Lascaris. Un nouveau sultan, Kaïkaous Ier (1210-1219), prit sa revanche en faisant Lascaris prisonnier. Son successeur Kaïkobad Ier (12 19-1236) et le fils de celui-ci, Kaïkhosrau II (1 237-1 2,45), portèrent à l'apogée la fortune de leur maison. Les Grecs, occupés à reconquérir Constantinople sur les Latins, négligeaient de plus en plus l'Asie Mineure. Leurs possessions de ce côté ne dépassaient plus la Bithynie, l'Ionie et la Lydie occidentale ; tout le reste de la péninsule (sauf Trébizonde et le royaume arménien de Cilicie), appartenait aux Seldjoucides.

En Syrie, les Croisés, aux prises avec la reconquête musulmane dirigée par les Eyoubites, n'avait plus le loisir de menacer Iconium. La seule menace pour les Seldjoucides vint du prince Kharezmien Djelalcddin Mangberdi, qui, maître de la Perse et de l'Arménie, attaqua les frontières de l'Asie Mineure, mais qui fut facilement repoussé. Les Seldjoucides profitèrent de cette longue paix pour faire fleurir dans leurs Etats les lettres et les arts. La culture iranienne qu'ils avaient adoptée, les avait entièrement transformés, et leur cour d'Iconium était aussi persane que les cours d'Ispahan ou de Chiraz. Les noms même qu'ils portaient, — Kaïkhosrau, Kaïkaous, Kaïkobad, — étaient empruntés aux Khosroès, au Kaous et aux Kavadh de l'épopée sassanide...

Le sultanat d'Iconium était redevenu une des premières puissances de l'Orient et il semblait destiné à conduire le peuple turc sur la route de Constantinople quand se produisit l'invasion mongole qui arrêta net son développement. En 12^3, les Mongols écrasèrent Kaïkhosrau II à la bataille d'Akchar (etc., suite du texte, ligne 3i).

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