AVERTISSEMENT. XXIX
mémoii^, est entièrement controuvée. Rien nele prouve Aieux que les observations qu'elle attribue k Barhave, et qui sont en opposition manifeste avec ses opinions et ses sen timens. Ce q ue la fierté de son caractère et la justesse de son esprit ne repoussent pas moins , c'est l'idée qu'il ait pu terminer cette prétendue lettre, en disant qu'il mettait aux pieda de sa majesté le seul parti national qui existât encore. Certes, quelque respectueuses qu'aient été nos relations avec la reine , je puis affirme^ que nous n'avons pas un seul moment oublié notre propre dignité et celle dont nous étions investis parla confiance de notre pays. Enfin, on pourra apprécier, par la phrase suivante^ si les jugemens.que porte madame Campan sout tou* jours bien réfléchis : « Barnave et ses amis, dit- « elle, présumaient trop de leurs forces; ils les « avaient épuisées en combattant la cour. » Mais, c*était, au contraire, cette opposition à la cour, qui avait accru leurs forces, et ce ne fut que lorsque les dangers de l'état et le salut de la liberté leur imposèrent le devoir d'écouter des propositions, qu'ils avaient rejetées quand l'autorité était puissante, ce fut alors, seulement, que leur popularité put en recevoir quelque atteinte.
L'abbé de Montgaillard, VRislôiTe d^ France, par l'abbé deMontgaillard, renferme, dans la partie relative à l'assemblée constituante , dont j'ai seule