‹ Histoire de l'Assemblée constituanteChapitre 17 sur 54 · AVERTISSEMENT. XXXIII · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT. XXXIII

modération ' et mesure, le lecteur resterait à même de porter un jugeaient ; maïs le désir inconsidéré de produire avant toqt de l'effet, de parier à l'imagination , d'émouvoir les passions, entraine l'auteur à employer des phrases exagérées, des expressions pittoresques qui ôtent à l'écrivain le caractère de l'impartialité, tandis que d'un autre côté, la confusion qui règne dans Pensemble de l'ouvrage, ne laisse plus aucun fil pour suivre l'historien dams le labyrinthe inextricable où il s'est engagé. Arrivons à quelques exemples. L'abbé de Montgaillard, pour motiver la désorganisation qui eut lieu dans les troupes dont la capitale était environnée, réunit une foule d'aséertions incohérentes qui prouvent le peu de connaissance qu'il avait des caractères et des positions respectives des personnes dont il parle. «On vit, dit*il, madame de Staël, fille de « M. Necker ( il aurait dû ajouter aussi, pour ce rendre la chose plus remarquable, et ambassade drice de Suède), parcourir les casernes des « Gardes Françaises, et abreuver, de ses propres « mains, les soldats d'eau-de-vie : cela s'appelait « servir la nation , être patriote. Le duc d'Orléans, a gravement offensé par la reine, et devenu l'ob- « jet des injures, des outrages de la cour, répan- « dît l'argent à pleines mains. Ses partisans , à la « tête desquels se trouvaient Mirabeau, Valence,

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