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redoutable dans les crises politiques, îl fallait donner aux citoyen^ l'assurance que des hortinàes, honorés du choix de la nation, veilleraient pour elle , et rechercheraient, avec une constante sollicittide , tout ce qui pourrait conapromettre le sort de. la révolution. L'utile et sage disposition que M. de ï'errières blâme avec tant d'aigreur, obtint le succès qu'en espéraient ses auteurs ; car, c'est à dater de Tépoque de la création du comité des recherches, que lés émeutes devinrent plus rares et que le peuple cessa de se livrer à de criminels excès.
M> Ch, Lacretellê. C'est bien à r^ret, c'est en éprouvant mémeun sentiment pénible, qu'au moliient où M. Charles Lacretelle est rentré dans de meilleures voies, je me trouve condamné par la conscience qui doit présider au travail de l'historieh,à traiter avec une rigueur qui, quelle qu'elle soit, méritera encore fe nom d'indulgence, un ouvrage qui signalerait ^ France et la révolution d'une manière déshonorante dans la postérité.
M. Charles Lacretelle avait précédemment écrit l'histoire d'une manière trop judicieuse, pour pouvoir trouver lui-même une excuse à l'ouvrage qu'il a publié sous la protection d'une administration, peu favorable aux droit's, aux intérêts , aux sentimens , à l'honneur du peuplfe français , ouvrage d'autant plus funeste, 'que son succès aurait eu pour résultats de détruire les sentimens
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d'amour et de respect que les enfans doivent à leurs pères, et de faire considérer la révolution, à laquelle nous devons la Charte, comme une calamité qui aurait ravagé le monde, en détruisant tous les principes de religion, de morale et d'hon* neur.
Ce n'est point un examen général de l'ouvrage de M. Lacretelle que j'ai l'intention de faire. Il faudrait, pour. remplir ce but, présenter ici le plan de l'auteur et le système de détraction qu'il a suivi avec une imperturbable constance; mais je regarde comme un devoir impérieux de repousser des injures de la nature la plus grave, et d'odieuses accusations, présentées à la génération naissante comme un aliment de haine contre des hommes au-dessus de pareilles inculpations, et auxquels on ne pourrait reprocher que de les avoir trop dédaignées.
Quels regrets amers ne doit point éprouver maintenant M. Lacretelle, s'il relit les passages où il dit : « Le club bj'eton voulait bien se servir de « l'argent, des manœuvres et des crimes du duc « d'Orléans , mais non s'engager avec lui par des « promesses positives. ))De quel droit un écrivain ose-t-il se permettre des assertions d'une telle nature? Comment!; les quarante-quatre députés du tiers-état de Bretagne , parmi lesquels on remar-» ^Udit les Ijanjuinâis,les Lecbapelier, lesKervé- I. b
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légan , les Ledéan , et ce bon et respectable cultivateur, le père GéraLvd j voulaient bien recevoir de Vçirgent , et s^en sentir y ainsi que des résultats de manœuvres et de crimes , gratuitement imputés à.un prince qu'à chaque page l'auteur cherche à présenter comme un chef de parti , et qui , cependant, je dois d'autant mieux l'affirmer que je ne crains d'être démenti par personne, n'avait obtenu ni recherché aucune inflioence sur l'assemblée! et pourquoi ces inculpations? parce que les uns et les autres fesaîent partie du club breton, et assistaient régulièrement à ses séances. Étaîent-ils aussi des hommes vendus^ces vingt-deux curés qui représentaient l'ordre du clergé de la Bretagne, cet abbé Expilly, depuis évêque du Finistère, prêtre suivant l'Évangile, de mœurs irréprochables, et qui fut victime de la terreur, et cet abbé breton , vieillard respectable , encore aujourd'hui conservateur de la bibliothèque de )a cour de cassation ?
M. Lacretelle continue de poursuivre , avec le même esprit de dénigrement, les membres du comité breton, et ajoute : « Us veillaient à étourdir « par de nouvelles menaces une majorité qui « souvent paraissait près de leur échapper. » L'écrivain convient donc que ces membres avaient la majorité? Mais comment auraient-ils pu'craindre qu'elle leur échappât, quand tous