PROMESSE DIVINE DE RÉDEMPTION. — EXPULSION DU PARADIS TERRESTRE
17. Confusion et rémoras û'Adam et d'Eve. ~ 18. Malédiction du serpent. Promesse d'un Sauveur. — 19. Cette promesse fut-elle comprise par nos premiers parents? — 20. Sentence divine portée contre la femme. — 21. Malédiction de la terre. Condamnation d'Adam. — 22. Doctrine catholique sur le péché originel, d'après saint Thomas. Conformité de la doctrine catholique avec les traditions hébraïques sur ce point. Transmission du péché originel aux enfants d'Adam. — 23. Sans le dogme du péché originel l'homme serait & lui-même un mystère inexplicable. — ii. Dieu revôt
CnAP. IV. — LE SEPTIÈME JOUR.
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kôam et Eve de tuniques de peau. — 25. Objection tirée d'i livre iTtp'c 'Apjrûv d'Origène. — 2G. Adam et Eve chassés du Paradis Terrestre. — 27. Les cliérubinr placés au seuil de l'Eden. Nouvelle interprétation de M. E. Renan.
§ 1. — Scpticuie jour.
i. Après avoir complété le cycle de la création dans los six jours génésiaques, « Dieu se reposa, il bénit le septième jour et lui im- » posa un caractère saint, parce qu'en ce jour il avait terminé » l'œuvre créatrice *. »
« Le repos de Dieu n'est pas, dit saint Augustin, une abstention » inerte, une abdication de puissance. Tout ce qui a vu^ ne subsiste » que par la continuation de sa volonté et comme p;ir un prolon- » gemeut des lois créatrices. Si Faction de cette volonté souveraine » cessait un seul instant, la nature entière serait repbmgée dans le » néant. Le mot de notre Seigneur Jésus- Christ djins l'Evangile » trouve ici son application : Mon Père, dit-il, ne cesse d'opérer et » d'agir; c'est-à-dire que Taclion par laquelle il cou' ont sous ses » lois et administre l'univers est incessante. S'il la reliiait de nous, » nous perdrions aussitôt le mouvement et la vie. Ainsi quand noua » lisons que Dieu se reposa au septième jour, l'écrivain sacré nous » fait comprendre que le Seigneur ne créa plus en c(^ jour d'êtres » nouveaux, mais il ne retira point pour cela aux èires créés sa » providence conservatrice et vigilante ^. » — « En eliVt, dit ailleurs » ce grand évêque, le repos en Dieu n'est pas l'iu'i tie, pas plus » qu'en Dieu le travail n'est un labeur. S'il agit, c'est sans fatigue; î) s'il se repose, c'est sans interrompre son travail. Dans ses œu- » vres, la priorité ou la postériorité n'est pas le fait Je l'action di- » vine, mais celle des œuvres elles-mêmes. Immuable et sans alter- » native comme l'éternité, la pensée divine embra.s-(^ d'un même » regard l'ensemble des créatures, sans être arrêtée, comme l'in- » lelligence humaine, parles distinctions d'époques ou de temps ^. »
2. Le mot hébreu Sçabath, qui devint, en souvei:ii du repos divin, le nom du septième jour, signifie cesser. « Il porte avec lui, dit » le Juif Aristobule. comme l'avertissement solennel de l*orie:ine
* Gtms., cap. u, 2. — » S. August., in Senientiis, num. 277. — ^Ibid., num. i4S