CHAQUE INDIVIDU
•vivants.
individus.
d'individus.
1 10 pieds dô hauteur
Personnes
Pieds cubes 1,000
Pieds cubes
MO — de largeur
10 — de long. leur
! 12 — de hi Jtcur ^
Animaux des deux sexes ) 20
! 12 — de largeur '
j 12 — de longueur
i 11 pieds sur 11 et sur H pieds.
1,200 4,560 anin
laux.
8 pers
3nnes.
4,568 indi\
idiïs.
Capacité totale de 1'.
irche
Il restera libre eu capacité poi
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environ de la capacité totale de 1
arche, ci. . .
* M. Thévenard s'est servi dans ce tableau des mesures anciennes; nous avons respecté son travail et n'y avons rien changé. Mais il sera facile au lecteur d'opérer lui-même la conversion de chacune de ces mesures,, d'aptes notre système métrique actuel.
280 niSTorriE de l'église. — première époque (3308).
Qu'on ne cjoio pas qu'il n'y a dans ce travail qu'un art ingénieux de grouper des chiffres. « Je connais, dit le savant Deluc, les cal- » culs par lesquds on a démontré que l'arche pouvait contenir une » paire de tous les animaux connus, et je les crois justes *. » Ces paroles de l'illustre physicien nous dispensent d'insister davantage. Ainsi la possibilité de la réunion des animaux et de leur introduction dans un bâtiment d'une capacité suiiîsanle ne saurait plus être conteslée au nom de la science. «L'espace demeuré libre, » continue M. Thévenard, était beaucoup plus grand qu'il ne fallait » pour toutes les provieions tant solides que hquides, les ustensiles » et aménagements nécessaires pour vivre pendant les quarante » jours d'inondation croissante et les quatre mois que les eaux » mirent à se ranger dans leur lit et à laisser l'arche sur ]e mont » Baris (Ararat), partie du Taurus entre l'Arménie et ,1a Mésopota- » mie. »
La famille de 12. Enfin la piétcndue impossibilité pour Noé et sa tamille, c'esteiieCfSô ' à-dire huit personnes, de sufiire aux soins que nécessitait la préclamés pa/i". seucc de tant d'hôtes, pendant la durée de leur réclusion, n'est animluïdaîs qu'uuc hypotlièse toute gratuite, dont il est facile de saisir l'inanité. « Rien n'était plus simple, dit encore M. Thévenard, que de » ménager dans- les compartiments destinés à chaque couple, ou )) aux diverses espèces qui pouvaient sans inconvénient loger en- » semble, les magasins d'approvisionnement pour leur subsistance, » sans qu'il fût besoin d'un service journalier. L'eau du ciel reçue » par des canaux distribués dans tout l'intérieur de l'arche, pouvait » suffire à abreuver les animaux et à nettoyer leurs étables, sans » qu'en fût obligé d'employer le secours de l'industrie humaine, n Si l'on veut bien encore réfléchir à la situation exceptionnelle des animaux pendant un déluge qui les frappa de stupeur et d'abattement, on comprendra que la férocité naturelle de quelques-uns ne dut point être un obstacle à leur paisible séjour dans l'arche, et l'on concevra que, même sans recourir au miracle, la plupart d'entre eux purent passer les jours de leur réclusion dans une
* Dfcluc, Lettres physiques et morales sur l'histoire de la terre et de l'homme, lettre cxLVue, pag. 661.
1 arclie:
CUAP. YI. — LE DÉLUGE. 281
sorte d'engourdissement qui facilitait leurs rapports avec Tliomme et diminuait d'autant les inconvénients d'une pareille agglomération. La parole de Mofee reste donc dans toute sa force et dans toute son intégrité, après tant et de si longues controvex-ses. Ici, comme toujours, elle est précise, circonstanciée et d'une netteté qui exclut l'équivoque. Par conséquent, elle offre à l'objection une surface déterminée, et ne laisse à l'apologie la ressource d'aucune ambiguïté. Les dimensions de l'arche sont clairement posées, et la science moderne vient nous affirmer que ces dimensions sont plus que suffisantes pour leur objet. La construction de ce vaste bâtiment serait une entreprise considérable pour les hommes de nos jours; mais les voyageurs modernes constatent qu'une telle œuvre, quelque grande qu'elle soit, n'est pourtant pas même comparable aux monuments gigantesques de l'époque de Noé, dont les échantillons sont sous nos yeux. Une fois de plus, la science vient confirmer le récit mosaïque et apporter à ces pages du Livre inspiré le glorieux tribut de son hommage.
§ III. Le déloge.
13. « Et le Seigneur dit à Noé : Entre dans l'arche, toi et toute Noé entra » ta famille : car je t'ai vu juste devant moi, au miheu de cette '^avec Z^*^ » génération. Introduis une paire de tous les animaux et des oi- » seaux du ciel pour que la race en soit conservée. Car dans sept » jours le déluge commencera, et je ferai tomber la pluie sur la » terre pendant quarante jours et quarante nuits, en sorte qae je )) détruirai de sa sm-face tous les êtres vivants que j'ai créés. Noé » exécuta donc l'ordre du Seigneur. Il entra dans l'arche, lui, ses » trois ffis, Sem, Gham et Japhet, sa femme et les femmes de ses » fils. Un couple de tous les animaux, de tous les oiseaux et de tout » ce qui a vie siu* la terre fut introduit dans l'arche, et de plus sept » couples de tous les animaux purs. L'an 600 de la vie de Noé, » le dix -septième jour du second mois , t:>utes les sources du » grand abîme furent rompues et les cataracf^s du ciel furent ou- 9 vertes, et la pluie tomba sur la terre durant quarante jours et
famille.
)) quarante nuits. Le déluge inonda l'univers; les eaux prodigieu- » sèment multipliées soulevèrent l'arche et couvrirent toute la sur- » face dfc /a terre, en sorte que l'arche voguait sur les flots. L'inon- » dation couvrit le sommet des hautes montagnes et le dépassa de » quinze coudées. Toute chair vivant sur la terre, toute la race » humaine périt. SeulNoé, et tout ce qui était avec lui dans l'arche, D échappa à la destruction universelle *. » Tabiean de 14. L'imagination recule épouvantée devant le spectacle d'indes- *" criptible horreur dont Moïse a esquissé à grands traits le tableau. Au signal donné par le Seigneur, les océans dans lesquels les continents sont immergés brisent leurs barrières et promènent leurs flots déchaînés sur les plages de la terre; les sources du grand abîme, ces sources invisibles, dont les puits artésiens nous ont en ces derniers temps manifesté l'énergie , font irruption de toutes parts; l'atmosphère résout à la fois en cataractes effroyables les vapeurs d'eau qu'elle tenait en réserve, et toute une mer supérieure vient fondre sur le globe et mêler ses eaux aux abîmes des mers inférieures. Supposez que, sur le sommet d'un des pics les plus élevés de quelques Alpes antédiluviennes, vous assistiez comme témoin à ce drame d'épouvantable destruction. Les clameurs désespérées des cités humaines surprises par le désastre soudain, se mêlent aux rugissements des sauvages habitants des forêts, au vol épouvanté des milliers d'oiseaux qui cherchent en vain un refuge. Les inutiles elibrts des races gigantesques d'hommes, d'animaux, de reptiles qui fuient l'eau vengeresse, les poussent de colline en colline, de rochers en rochers, jusqu'aux hauteurs des monts les plus inaccessibles. Et le flot monte sans cesse, et la nappe hquide élève toujours son niveau bouillonnant, et les cataractes du ciel versent toujoui^ en toi-rents leurs ondes inépuisables. Successivement les toits des édifices, les cimes des arbres, les sommets des collines sont atteints par l'inondation, et à chaque progrès de cette mer montante, succombent de nouveUes victimes, l'époux avec l'épouse, l'enfant dans les bras de sa mère, les vieillards chargés
» Gènes., cap. vu, 1-23.