ARTICLE CINQUIEME
Divers procédés de ces deux Partys.
La première démarche de ce démeslé fut, que l’on fit venir une consultation et décision de l’Université de Toulouse, déclarant la Traite de l’Eau-de-vie comme estant une Marchandise indifférente, dont on pouvoit bien ou mal user: comme il est permis en France de vendre des épées, et du’ vin mesme, ( nil inlerrogantes propler conscientiam.”” L'exposé contenoit trois raisons :—Que cette traite attiroit les Sauvages aux François ; que par occasion on les instruisoit par cette amorce et qu’on les polissoit. 2°, Qu'ils en usoient comme les François; cela les fortifioit contre les grands froids. 3°, Que comme les Hollandois en donnoiïent, si on n’en donnoit point, ils estoient en danger de devenir hérétiques et ennemis de la Colonie. Tout cela s’estoit obtenu sous main, et sous un faux exposé! On verra comme la Compagnie des Indes se crut intéressée à ce qu'il se vendit beaucoup d'Eau-de-vie à cause des entrées.
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Enfin, le Gouverneur fit une Ordonnance pour lever, disoit-il, Le : upule des consciences, et appuyer la liberté du Comrmer:..
De l’autre costé, Monseigneur de Laval fit une Ordonnance par laquelle il déclaroit cas réservé, le péché d’enyvrer les Sauvages, et de leur donner de l’Eau-de-vie à emporter,
La Sorbonne, en différens temps, a fait deux décisions : la première, signée de M. Grandin Cornet, .ti, que c’est un véritable péché mortel, et par conséquent réservable, que de contribuer à l’yvresse des Sauvages. La seconde, signée
Fromageau, que les gros marchands pèchent mortellement de vendre en gros de l’Éau-de-vie aux Cabaretiers qui enyvrent les Sauvages. Cette décision fut lue en Chaire, par l’ordre et en présence de Mgr. l’Evesque d’à présent,
le 12 Juillet 1698.
Le Conseil Souverain de Québec, en 16—, fit une Ordonnance portant : LU
M. Duchesneau, Intendant en Canada, en fit une autre en 16--, portant défense aux Cabareriers de prendre les hardes des Sauvages en gage des boissons &c. Ordre de les restituer &c.
M. de Meusles, aussy Intendant en Canada, en fit une autre, portant: Que le dernier Cabaretier chez qui auroit bu un Sauvage yvre, servit condamné à une amende de cinquante francs. Nonobstant de belles Ordonnances, les Cabaretiers persévérèrent avec une impudence extrême que leur donnoit l'impunité à triompher de la cause de Dieu.
* Cette Ordonnance, de même que la suivante, ne se trouve point dans la Collection des 4 Edits et Ordonnances du Roi de France et des Intendants, concernant le Canada"; de sorte qu’on n'a pu suppléer aux lacunes qui se rencontrent dans cette partie du Mémoire.
Description de lYvrognerie des Sauvages.
Il faudroit avoir veu les Sauvages yvres pour concevoir toute l'horreur que méritent toutes ces Baccanales infernales. Quand quelqu'un veut s’enyvrer de dessein prémédité pour exécuter quelque mauvais dessein, il apporte sous sa couverte une chaudière de ferblanc ou un petit baril de bois, dont les vendeurs d’Eau-de-vie ont soin de les fournir pour y mettre une suffisante quantité d’'Eau-de-vie pour les enyvrer.
Ils n’ont pas de peine à en trouver, dans la licence effrénée avec laquelle les Cabaretiers leuren donnent ; mais quand par quelque nouvel ordre de police on suspend ou qu’on em: pêche d’en donner, les Sauvages ont mille subtilités pour en recouvrer, en cherchant de porte en porte un petit coup qu’ils mettent dans leur chaudière, jusqu’à ce qu’ils en ayent suffisamment pour s’enyvrer; alors, ils se mettent à boire sans manger ; (car cela empêcheroit l'effet de l’Eaude-vie,) Quand ils se sentent tourner la teste, ils s’en réjouissent et commencent à chanter leur chanson de mort, où ils mettent toutes les imprécations contre leurs ennemis ; ensuite, se voyant yvres, ils jettent leurs couvertes, ou les laissent tomber, et souvent nuds par la Ville, ils se battent les uns les autres ; ils se mangent le nez ou les oreilles avec les dents ; on en voit peu qui ayent le visage bien entier ; on les voit hurlans et courans avec le couteau à la main, et ils se réjouissent de voir fuir devant eux les femmes et les enfans, comme s'ils estoient devenus les maistres du monde : voilà, ce qui se voit souvent à Montréal.
Mais, ce qui augmente l'horreur, sont les ténèbres de la nuit.—Quand les soldats de la Garnison les obligent de sortir
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ce effrénée quand par qu’on emilités pour petit coup qu’ils en se mettent de l’Eaue, ils s’en de mort, ennemis ; tes, ou les se battent reilles avec entier ; on ain, et ils es et les u monde :
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de la Ville pour s’en retourner en leurs Villages, soit du Sault, de la Montagne, ou de [a Rivière des Prairies, ils s’en retournent en hurlant et chantant leur Gannonhaoury, et faigant par le chemin tout le mal qu'ils peuvent ; les uns tuent les bestiaux qu'ils rencontrent, les autres ravagent les maisons qui sont eur le chemin du Sault, faisant fuir les habitans comme s'ils estoient des froquois: les autres courent et violent les femmes françoises, et il n’y a pas huit jours que deux femmes furent attaquées, dont l’une souffrit ce deshonneur sur le chemin du Sault ; l’autre à peine fut-elle secourue. Quand ceux qui demeurent dans cette Isle reviennent saouls dans leurs Cabanes, il jettent le feu du foyer parmi toutes les écorces, ils prennent leurs haches et leurs sabres, tirent des coups de fusil, et courent ainsi tous nuds de Cabane en Cabane, Ce fut dans une de ces horribles baccanales que le 11me. Septembre 1694, un jeune guerrier de la Montagne ayant reçu un déplaisir, et voulant célébrer sa douleur er sa vengeance, après avoir fait toutes les fanfares cy-dessus, alla tirer un coup de fusil dans la Cabane de son ennemy ; tout le monde s’en estant fuy, le feu prit à une écorce et de là à un sac de poudre qui, avec une grand vent qu’il faisoit pour lors, embrâsa dans un moment les Cabanes d'alentour, et consomma en trois heures cinquante Cabanes de Sauvages, quinze maisons Françoises de charpente, couvertes de planches ; une très-belle Eglise bien voûtée et lambrissée de planches, couverte de bardeaux et fort bien ornée; et par dessus tout cela, l’Enceinte du Village qui estoit de charpente de pieux et de pièces ; le tout, avec un dommage de vingt trois mille francs.
C’est une chose estonnante que ce malheur ne soit pas encore arrivé à Ville-Marie ; mais cela pourra y arriver quelque jour.
Pour fournir aux dépenses des Y vrogneries qui les mettent tous Îles jours à nud, ils volent à leurs femmes et enfans leurs hardes et leurs couvertes, et leur blé ; ce qui réduit ces pauvres créatures au désespoir, cause des divorces et mille autres désordres.
Mais, comme tout cela ne suffit pas encore, ils ont trouvé
de nouvelles inventions pour contenter leur Yvrognerie. à Ils empruntent à crédit sur leur future chasse ; par exemple, | une couverte, une chemise, On la leur vend fort cher, parce que ce n’est pas argent comptant, et eux la vont porter chez le Cabaretier, à qui ils la donnent pour une pinte | d’Eau-de-Vie, qui leur a coûté dix ou douze francs. Les Marchands sont si mal avisez que de leur prester, ct eux
empruntent d'autant plus facilement qu’ils n’ont pas dessein kil de payer, mais des’en aller aux [roquois ou aux Outaouois quand ils ont fait bien des dettes.
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| ARTICLE SEPTIEME, M Morts funestes des Sauvages des Missions du Lac Ontario. de Ï En 1676 à Gannandoxé, les Traiteurs ayant enyvré une lan | partie des Chasseurs Sonontaono, un entr’autres mourut, après avoir persévéré dans une yvresse et une impureté con- co! tinuelle de plusieurs jours, PL ; ME va£ À Ganneyous, dans une yvresse causée par les Traiteurs du Fort Katarak8y, deux Yvrognes se battant, l’un donna un | coup de pié à l’autre, qui lui disloqua la mâchoire, qui ne se en) remettant point, il demeura la gueule ouverte d’une manière bed
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Item à Ganneyous, la nommée Kibkit fut tuée à coups de couteau, En mesme temps, un peu après, à Kenté, une autre femme fut tuée par des Yvrognes. A Katarakuouy, Tonan8onnon eut le cou coupé.
Item, Honnonchiaoué, poignardé, Item, ASegouch,—A Tcheiagon, deux femmes.
Aux Trois-Rivières, M. d'Ollier trouva en son chemin un cadavre, sans teste : c'étoit un Loup tué dans la boisson.
Suites des Malheurs de l'Eau-de- Vie à Montréal.
Deux Yvrognes du Sault se noyèrent à Chatcauguay, après deux jours d’yvresse,
1683.—Item, un autre dans un trou, où l’on abreuvoit les chevaux, dans la glace.
1684.—Garao, neveu d’'OnnaSaterao, estant saoul, gela, passant le Lac.
1686. est crevé, et gelé sur le Lac des Deux- Montagnes, glacé. On trouva son baril presque vuide près de luy. Garaxé l’a veu.
.1680.—La fille d’Eskannious, enceinte, se noya chez Roland, yvre.
1680.—Item, chez le mesme, deux Sauvages se tuent à coups de couteau, et l’autre en 1693. Item, au bout de l'Isle, le nommé Provençal est étranglé et étouffé par un Sauvage saoul.
1686.—Le nommé Grandmaison, montant à Katarak8y, euyvra un Sauvage Agnier, lequel repassant la rivière en CAnot tourna, et se noya avec trois enfans. Cas admirable ! —une année ensuite, presque dans le mesme temps, ce mesme
Grandmaison fut surpris au mesme lieu par les froquois, et tué lui neuvième, et toutes les hardes des soldats, qu'il portoit à Katarak8y, pillées.
| ARTICLE HUITIEME, { ( Malheurs causés par l’Yvrognerie des Sauvages. 3 ! Le nommé Tégara8eron, du Sault, s’étantenyvré à Lachine, ] | il rencontra une petite fille qui gardoit des vaches ; illa Ë viola, et pour comble de méchanceté et de cruauté il la I poignarda et tua. Le père de cette fille ayant demandé F justice, on n’en fit point, de peur de révolter les Sauvages du f | Sault dans un temps de guerre dangereuse. f Saccag'ement de la Paroisse de Lachine, dans l'Isle de ‘ Montréal, où il se vend becucoup d'Eau-de-Vie.—Quatre l jours après, arriva cette fatale et mémorable journée du sacca- û gement de la paroisse de Lachine, dans laquelle ils exercèrent : tout ce qu'ils savoient de cruautés, et se surpassèrent eux- , mesmes, laissant dans l'espace de sept lieues de pays les ves- p
tiges d’une barbarie inouye : des femmes empalées ; des enfans
rôtis sur de la cendre chaude ; toutes les maisons bruslées ; | tous les bestiaux tués; quatre-vingt-dix personnes emmenées, L É qui la pluspart furent bruslées cruellement et immolées à la ja vengeance des froquois, ou plutôt à celle de Dieu qui se ; servoit des roquois pour les ministres de sa justice, parceque d cette paroïsse de Lachine avoit esté, et est encore le théâtre og le plus fameux del’ Yvrognerie des Sauvages. k Pendant que cette horrible exécution se fesoit, Dieu sembla -
avoir osté l'esprit de force et de conseil aux François, qui furent partout honteusement vaincus, insultés et moqués
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ns l'Isle de Vie. —Quatie née du saccails exercèrent assèrent euxe pays les vesee : des enfans ns bruslées ; es emmenées, immolées à la Dieu qui se ice, parceque ore le théâtre
Dieu sembla François, qui cs et moqués
pur les Sauvages qui emmenèrent à leur barbe, avec des cris de victoire, cette troupe lamentable de prisonniers, pleurant et criant dans le temps que se faisoit ce massacre. Le père de cette jeune fille qui avoit été violée par Tégana8eron, vint crier au milieu de la Ville de Ville-Marie : “On ne m’a pas fait justice, Dieu la fait.” Ce malheureux Sauvage n’échappa pas pourtant à la vengeance de Dieu, car un an après il fût tué dans un combat par les Loups.
Peste et Famine. 1690.-Le massacre et le saccagement de la Paroisse de Lachine, qui avoit été précédé par une espèce de peste ou maladie contagieuse, qui en 1687 avoit enlevé 1400 personnes en Canada, fut suivie d'une famine qui a duré plusieurs années, Le comimencement de cette famine fut manifestement causé par une fameuse Yvrognerie qui se fit à Lachine par les Staois et Ilurons, qui y estant arrivés en près de 80 canots en 1690, s’y enyvrèrent d’une manière horrible ; les blés estoient les plus beaux du monde; le lendemain de cette Yvrognerie, ils furent trouvés tous rouillés et déséchés de la brume ; et depuis ce temps le blé a valu jusqu’à dix et douze francs le minot. Il faut estre aveugié pour ne pas attribuer les autres misères qui ont accablé ce pays aux désordres de l’Eau-de-Vie.
Trruption des Iroquois sur la Mission de la Montagne.— Les Sauvages de la Montagne n'en ont pas esté exempts ; car au mois de May de cette année, soixante et dix Iroquois s’estant venus poster en trois bandes au bois des champs, donnèrent si inopinément sur les hommes et les femmes qui semoient du blé d’Inde, en prirent trente, en tuèrentsix, et la malheureuse Ville de Montréal, à la veue et au voisinage de qui ce Village est, et qui est la source de leur Yvrognerie et de leur péché, ne leur put donner aucun secours ; et les insolens Iroquois emmenèrent leur proie à la honte des François.
Journée de la Prairie de la Magdeluine.—Une pareille punition arriva la mesme année, le 10 d’Aoust, à la Prairie de la Magdelaine, où toutes les forces des François estoient campées. Îl s’estoit fait la nuit d’auparavant une célèbre Yvrognerie parmy les François, où mesme quelques-uns d’entr'eux les dits François, par un excès de brutalité, avoient péché avec une vieille Sauvagesse du Sault ; le lendemain au matin, jour de Saint Laurent, cent quarante Anglois avecque quatre-vingts Loups, s’estant glissés par un fossé derrière le moulin, et tué la sentinelle endormie, surprirent le camp où tous estoient presque yvres ou endormis, levèrent la chevelure à six 8taois, tuèrent vingt habitans et quatre capitaines des troupes, qui accoururent à la porte du Fort dela Prairie comme les ennemis estoient prests d’y entrer et de le saccader. Il est vray que les dits Anglois furent dans leur retraite vaillamment défaits par MM. De Valrennes et Demuy.
1690.—En 1690, le nommé Sona8enton tua un nommé Kentaratyron,le Village du Sault estant retiré dans cette ville. Un nommé Sorma8ches, du Sault, fut tué d’un coup de couteau au plis du bras, qui lui coupa trois veines et lui fit perdre tout son sang pendant la nuit, dont il fut trouvé mort. La mesme année, durant la traite des Outaouais, un Huron d’'Etyonnontaté fut poignardé à coups de couteau durant l’Yvrognerie.
1692.—En 1692, le nommé Ossirynonhiata, de la Montagne, s’estant enyvré durant la gelée dela nuit, et estant tombé en montant la Montagne, fut trouvé, le lendemain, roide et gelé.
1694.—En 1694, le nommé Sokaka, item de la Montagne, ayant beu, se gela en passant du Sault, et mourut en arrivant. La mesme année un nommé OgSar8ata, aussi de la Mon-
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tagne, précipta sa femme du haut de la palissade du Fort de la Montagne, de quoy elle mourut sur le champ.
1695.—En 1695, un nommé Ononta8iro, cassa la teste à sa femme dans le milieu de la Ville.
1697.—En 1697, la mère d’un nommé Assynnaré fut trouvée, le matin, morte à la porte d'une cabane où elle s’estoit enyvrée. La mesme année un Huron d’Etyonnontaté, estant yvre à Lachine, poignarda sa propre sœur.
1698.-—En 1698, le nommé Synnonk8y, du Sault, fut tué par les Algonquins à coups de couteau ; ce qui a fait une guerre immortelle entre ces deux nations, et ils s’entrebattent tous les jours dans l'Yvrognerie, et ont encore nouvellement poignardé un autre Sauvage de la Rivière des Prairies qui n’en est pas mort. Îtem, la mesme année, la nommée Gassarias fut trouvée morte yvre, et toute nue, s’estant gelée dans les froids du mois de Décembre, en sortant de la
Ville.
1699.—En 1699, un Algonquin, au mois de Janvier, fut trouvé mort yvre au pied du Long Sault.
Morts funestes des Traiteurs d'Eau-de- Vie.—Le Carnaval de l’année 167,,.,.six traiteurs du Fort de Katarak8y, nommés Duplessis, Ptolémée, Dautru, Lamouche, Colin et Cascaret, enyvrèrent tout le Village de Taheyagon, dont tous les Sauvages furent saouls trois jours durant. Les viellards, les femmes et les enfans s’enyvrèrent tous ; après quoy, les six traiteurs firent la débauche que les Sauvages appellent Gan8ary, courans tous nuds avec un baril d'Eau-de-Vie sous le bras,
Ils ont tous finis d’une mort misérable: Duplessis, est mort à la Barboude, où il a esté vendu par les Anglois.
Ptolémée s'est noyé, tournant en canot sur un rocher auquel il a donné son nom, le Sault Ptolémée, Dautru s’est noyé dans la Barque de M. de la Salle, qui périt dans le Lac Huron. Lamouche s’est noyé à l'entrée de la Rivière Sainte-Anne, avec un Lanodière, Colin a esté bruslé aux Iroquois, en 1692, accompagnant M. Le Chevalier d'Eau en ambassade. (Cascaret est mort sans confession, chez un Chirurgien à Montréal, rongé de vérole, aussi bien qu’un nommé Lacauce, qui fut trouvé mangé des Aigles à la Pointe à Baudet, dans le Lac Saint François. C’estoit un célèbre impudique, et un fameux traiteur d’Eaude-Vie.
Il n’y a point de Missionnaire qui ne puisse fournir un pareil martyrologe de gens tous nouveaux.