‹ Histoire de l'École polytechniqueChapitre 15 sur 75 · HOIRS · texte numérisé non relu

HOIRS

préférer sa retraite, cet em^kn leilaétédft, àDuhajs.

*o*wptpecteurs furent pris , en nombre jjm^ juas les trois services dont le personnel eSL Ht **& nombreux; $ savoir ,

Deux officiers d' Artillerie : Fourcy et Morel ;

Deux officiers do Génie: Dubuat et Teullié 5

Deux ingénieurs des Ponts et Chaussées : F. E. J Ynillet et Paravey.

Les répétiteurs et maîtres, dont les emplois cessèrent dès lors d'être soumis à Ja réélection annoeDe. furent nommés par le ministre de l'intérieur, sur h présentation du Conseil d'instruction ; savoir ,

Pour les cours d'Analyse et de Mécanique , Detfataville, qui était depuis 1810 répétiteur-adjoint, ei Coriolis, ingénieur des Ponts et Chaussées : tousdem anciens élèves. -

Pour le cours de Géométrie descriptive, Lefebure de Fourcy , ancien élève , déjà nommé Tannée précédente; il joignit, pendant cinq ans, à cet'emploi, celui d'examinateur temporaire pour l'admission dans les services publics ;

Pour le cours d'Analyse appliquée à la géométrie, et de Géodésie, C. L. Mathieu, ancien élève, secrétaire du bureau des Longitudes, aujourd'hui membre de l'Académie des Sciences ;

Pour le cours de Physique, Lehot, ingénieur des Ponts et Chaussées , ancien élève;

Pour les cours de Chimie, Colin, qui occupait cet emploi depuis sept ans; et Rebiquet, qui çu avait été pourvu au mois de juillet 181 3, en remplacement de Cluzel, décédé.

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Les répétiteurs-adjoints étaient supprimés depuis Je ier. janvier i8if>. Treize anciens élèves avaient successivement rempli ces fonctions, pendant les dix années qui précédèrent le licenciement. Ceux que ' nous n avons pas encore indiqués sont : F. G. A. Berthier, Boucharlat, Demarteau, Pommiés, et Rouby.

Le nombre des maîtres de dessin de la figure et du paysage demeura réduit à deux. Lemire jeune et Lemire aîné y furent conservés/

Les deux maîtres , pour le dessin graphique et le lavis, furent toujours Girard et Gauche, qui occupaient ces emplois , sous le titre de dessinateurs, depuis la fondation de l'Ecole. Le dernier est chargé de seconder le professeur d'architecture. — Un troisième emploi de dessinateur, occupé par Delaunay , fut supprimé.

Un concours fut ouvert au commencement de 18 1 7, pour la place de maître du dessin de la carte. Elle fut donnée à Brune.

Les docteurs Landré-Beauvais et Gaultier de Claubry succédèrent , dans les emplois de médecin et de chirurgien de l'Ecole, aux docteurs Ghaussier et Gault.

Une seconde ordonnance royale, de même date que la première , régla les dépenses de l'Ecole pour Tannée 1817. Les diverses allocations en sont beaucoup plus fortes que celles qui résultaient des réductions énormes de Tannée précédente. Le matériel de l'instruction est miem doté , mais le traitement des professeurs resta diminua d'un sixième ; et tous les traitemens sont en outre soumis à une retenue de trois pour cent, destinée à former un fonds pour les pen-

tff «* dsfts* d'un tel fonds obligea

^.f '*"\ Jctf" M autre fonctionnaire qui j, 1 i*^* «afcir """ f""** du traitement de son -*■* ■-' — '•ion cstdésorinais interdite.

0-A réorganisation fut immédiatement r^aares nécessaires pour que l'Ecole pût -'*!*^,(ravaux le plus promplement possible. 1 t** d'admission amenèrent soixante-dix-se pt **t« .-hoisis parmi cent vingt-quatre candidats; et, Tj parier 1817, l'Ecole Polytechnique célébra * .ijH itnrr de tes cours, en présence de son royal -iKcteor, qui voulut présider en personne a ceke jffeonité. Les ministres de la guerre, de la marine 4-de rinlérieur, dont les départemens comprennent psna les services publics ouverts aux élèves, y assistèrent. Après une messe,. du Saint-Esprit, le Prince, en sortant de la cbapelb?, fut conduit dans on des amphithéâtres, où le doc de Doudeaoville, président du Conseil de perfectionnement, et le professeur de Belles-Lettres et d'Histoire, Aimé Martin, que l'Ecole avait choisi pour son interprète , lui adressèrent des discours, auxquels il fit celle réponse :

■ J'ai la confiance que, sous la direction de savans m aussi distingués par leurs lumières , et sous l'auto « rite de chefs aussi recommandante» par leurs prin « cipes et leur» talens, les élèves de FBcoIe Polyi technique apprendront à bien servir Dieu , le Roi « et la Patrie. En suivant fidèlement cette ligne, ils « trouveront toujours en moi un protecteur zélé an- ■ près d'un souverain qui met son bonheur a encou- « rager tout ce qui pent illustrer le nom français. Je u suis sensible aux aentimens qui viennent de m'Are

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« témoignés. Je suis loin de mériter les éloges qui r< m'ont été donnés, mais je chercherai toujours à « m'enrendre digne. » '

Depuis ce jour , dont l'Ecole conservera un long souvenir , la protection qui lui avoit été si noblement promise ne lui a jamais manqué. Dans le» années qui suivirent de plus près la réorganisation* le duc d'Ângouléme vitrt souvott la visiter., sans appareil , sans suite, sans se faire annoncer, sans troubler Tordre habituel des travaux, parcourant les salles d'études , les laboratoires , assistant aux leçons des professeurs , où il donnait tout ensemble aux élèves l'exemple de l'attention que réclame d'eux un si haut enseignement , et la preuve de l'intérêt qu'il prendà leurs succès. La première année de son protectorat fut marquée par un don de sa munificence , qui enrichit en même temps la chapelle et la bibliothèque, et demeurera dans l'Ecole eommç un monument de son zèle pour le progrès des sciences et la splendeur de la religion. L'Ecole Polytechnique aime encore à détourner vers lui une partie de sa reconnaissance, pour les deux visites dont son auguste père honora l'établissement, Sfant et depuis son avènement au trône, et pour les gages éclatans qu'elle a reçus de la bonté de ée monarque. Elle ne saurait oublier surtout, qcfrê retour de cette courte M: glorieuse guerre d'Espagne, pendant laquelle, soit à la tête de nos guerriers, soit dans les conseils de la politique, le digne Fil* de France développa tant de qualités et de vertfe» diverses , à ce retour, qui fut salué dans toute la France par de si unanimes transports d'admiration éfc d'amour, l'Ecole Polytechnique, qui s'était

la première offerte à ses regards , dans la journée triomphale du a décembre i8a3 , fut aussi le premier établissement royal dontilàlla recevoir les hommages et combler l'allégresse. Quand le sceptre passa des mains de Louis xvm dans celles de Charles x , l'Ecole put préyoir que son glorieux protecteur , placé plus près du trône et admis aux délibérions du Conseil , né lui donnerait plus une si gralUfc'part d'un temps réclamé par de plus hauts intérêts ; maïs , si elle jouit moins souvent du bonheur de le voir, dans sa studieuse enceinte, encourager ses travaux et s'enquérir de ses besoins , elle sait qu'elle n'occupe pas une moindre place dans sa bienveillante sollicitude, et que le Dauphin acquitte avec usure les promesses du duc d'Angouléme.

Le Conseil de perfectionnement, afin de pouvoir exprimer un jugement plus éclairé sur les effets de la nouvelle organisation , différa jusqu'à sa troisième session le rapport qu'il doit, selon son institution, présenter chaque année au Roi. Ce rapport , en date du 1 3 février 1819, contient les témoignages les plus favorables sur l'instruction et la conduite des élèves. 11 fait connaître aussi que « pour accroître le nombre « des concurrens, et animerl'émulationdanslesécoles « élémentaires , les examinateurs ont été envoyés « dans toutes les villes qui possédaient des collèges « royaux, ou d'autres sources publiques d'instruc- « tion, desquelles on pouvait espérer de tirer des « élèves. » On ajoute que « cette extension donnée « aux tournées des examinateurs ne peut manquer « d'avoir sur l'instruction élémentaire une influence u puissante ; et qu'elle était indispensable en ce nio-

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« ment pour ranimer l'enseignement des mathéma- <c tiques, qui s'affaiblissait d'qne manière sensible. » Après avoir parlé, en peu de mots, des améliorations qui avaient eu lieu dans plusieurs parties de l'instruction , le Conseil entre dans quelques détails sur deux cours entièrement nouveaux dont il relève l'utilité. « Le premier a pour but 'lu théorie des machines et « le calcul de leurs effets. Les précédens program mes « avaient presque borné ce cours à une simple no- « menclature; on lui a donné le développement « qu'il méritait. La composition des diverses ifra- « chines employées dans les travaux des arts présente a à des yeux vulgaires une multitude d'inventions <( isolées ; mais, pour le mécanicien habile, que des « études théoriques ont éclaire, ces appareils, si com- « pliqués en apparence, se réduisent au fond à un petit « nombre d'élémens simples, qui se combinent les uns. « avec les autres d'une infinité de manières apprp^ « priées aux effets que Ton veut produire. Cegenrexle u combinaison est lui-mâme soumis à des règles fixes, « et les effets qui en résultent peuvent être généra- « lement déterminés d'avance par le calcul. On conte çoit combien l'étude des machines, présentée sous « ce point de vue élevé *4oit être utile à toutes les « classes d'Ingénieurs. Le cours qui a été fait aux « élèves sur cette matière se rattache , par les appli- « cations les plus belles et les plus utiles , à la mé- « canique rationnelle, dont il doit leur faire ainsi « mieux concevoir F importance. » Le second des conrs nouvellement institués , dont le Conseil de perfec- UonnemeÉt s'applique à faire apprécier les avantages, estdésigûéytlans l'ordonnance de réorganisation, sous

35o HISTOIRE

le nom $ Arithmétique sociale. « Quand on çonsi- « dère, » dit le. Conseil, « le développement que prend tous les jours l'industrie en France, et qu'on envisage les ftpports nécessaires de cette industrie avec la forme de gouvernement établie par la Charte, on doit sentir cm t**é$u tion des travaux publics tendra , dans un très-grand nombre de cas, & passer dans le système de concession et d'entreprise. Il faut donc que désormais àoa ingénieurs sachent régler et diriger ce moawMit. Il faut qu'ils sachent évaluer Futilité ou Y inconvénient particulier et général de telle on telle entreprise ; il faut par conséquent qu'ils aient des idées justes et précises sur les élémens de toutes ces spéculations, c'est-à-dire, sur les intérêts généraux de l'industrie et de l'agriculture , sur la nature et l'influence des monnaies , sur les emprunts , les assurances, les fonds d'associations, d'amortissement; « en un mot, sur tout ce qui peut servir à apprécier « les bénéfices et les charges probables de toutes « les entreprises: tel est l'ensemble des objets qui a viennent d'être ajoutés au programme. »

Dans la partie du rapport consacrée à rappeler les moyens établis pour faire fructifier l'enseignement , le Conseil reconnaît que « les élèves secondent , en « général , ces dispositions par un zèle infatigable, « et par une continuité d'efforts dont la persévérance « est elle-même une forte preuve de l'énergie de « leur caractère ; » et il ajoute « qu'il suffit du pro- « gramme des cours, pour prouver que , par le degré « l'instruction , comme par le mérite des professeurs, « l'Ecole Polytechnique a été et est encore aujour-

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« d'hui la première école scientifique de l'Europe. » Le rapport de 1616 présentait, avec une sorte de réserve, l'idée de considérer l'Ecole « comme un était blissement propre à compléter l'éducation des jeunes « gens destinés à former l'élite de la nation, et à « occuper des emplois - élevés dans l'Etat. » Cette idée est reproduite avec plus de force et de développement dans le dernier rapport, c Nous vivons , » est-il dit, «nous vivons dans un temps où Tinstruc- « tion des classes supérieures peut seule assurer la « tranquillité de l'Etat , en faisant obtenir à ceux qui « les composent , par une supériorité personnelle de « vertus et de lumières, l'influence qu'il faut qu'elles « exercent sur les autres pour le repos de tous : heu- « reuse nécessité , si on l'envisage avec une ame éle- « vée, qui contraint de justifier le rang par le mérite, a et la richesse par Jetaient et la ver tu. Sous le rapport « des sciences et de tous les genres de connaissances « ppsitives, l'Ecole Polytechnique fournira à cette « généreuse ambition tous les moyens de se déve- « lopper. »

Depuis ce rapport au Roi , le dernier qui ait été présenté par le Conseil de perfectionnement , quelques dispositions de l'ordonnance de réorganisation ont reçu des modifications assez nombreuses, dont allons indiquer les plus importantes.

Les élèves qui , d'après les examens , n'étaient pas jugés capables d'être admis, soit aux cours de la deuxième année , soit aux écoles d'application , pouvaient rester un an de plus dans la même division , pourvu que la durée de leur séjour dans l'Ecole n'excédât pas trois années. L'expérience ayant fait

35l làsTOIRE

connaître que cette faculté, ainsi accordée indéfiniment, favorisait le relâchement des études , on v apporta, en i8ai , les restrictions suivantes : — « i°. La faculté de rester une année de plus, dans « Tune on l'autre division, est bornée aux élèves « auxquels des circonstances 9 graves et reconnues « telles , auront oecasioné, durÉht 1 année , une sos- « pension forcée de travail. — a*. L'application de « cette faculté sera prononcée par le ministre, sur la « proposition du président du Jury, du directeur de « l'Ecole, et de l'inspecteur des Etudes, — 3*. Elle « sera limitée de manière que le nombre des élèves « qui en jouissent, chaque année, ne puisse jamais « excéder le dixième du nombre total des élèves qui « composeront la division où ils devront rester. — « 4#- L'avantage de rester une année de pins, dans c une même division , ne pourra être accordé deux « fois au même élève -, la durée totale du séjour dans « l'Ecole ne pouvant, en aucnn cas, s'étendre ance delà de trois années. — 5°. Les élèves reconnus « admissibles dans les services publics, mais non « classes, faute de place, dans un service de leur « choix, jouissent du droit de rester une année de « plus dans l'Ecole , s'ils n'y ont encore passé que « deux ans. -—La limite du dixième ne leur est pas « applicable. »

D'après nne disposition à laquelle concoururent les ministres de l'intérieur , de la guerre , et de la marine, « les bourses, instituées par l'ordonnance de <( réorganisation, peuvent être divisées en demice bourses , et ne sont accordées que pour un an , « sauf k les continuer l'année suivante , sur le rap-

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« port du chef de l'Ecole , et d'après la proposition « des ministres sur le budget desquels elles ont été « payées , pour ceux des élèves qui auront mérité « cette faveur. »

Les Conseils d'instruction et de perfectionnement reconnurent, en 1819 , que l'article de l'ordonnance) d'après lequel chaque candidat est tenu de déclarer à l'examinateur à quel service il se destine , donnait lieu, dans l'exécution, à un grave inconvénient; le plus grand çombre des candidats ne pouvant savoir , avant leur admission dans l'Ecole, vers quel service public leurs dispositions et les développemens de leurs études les porteront de préférence. En conséquence, il fut arrêté, d'après le vœu unanime des deux Conseils, i* que « les cadidats se borneraient « à déclarer, au moment de leur examen, s'ils se a destinent a un service public ; — 20 que « les « élèves, à la fin de leur dernière année d'études, a et avant l'ouverture des examens- intérieurs , au- « raient à déclarer à quel service ils se destinent de « préférence, et suivant quel ordre leur choix se « porterait sur les autres services, à défaut de place « dans celui qu'ils préfèrent. » Cette disposition , qui avait déjà été en vigueur pendant les dix années antérieures au licenciement, excita, en 1826, de vives réclamations de la part des services militaires. Le ministre de la guerre représenta au ministre de l'intérieur, que ces services étant généralement regardés,, dans l'Ecole, comme offrant moins d'avantages que les services civils , cette opinion agissait facilement sur des jeunes gens qui n'avaient pas encore une vocation décidée , et portait presque tous ceux qui obtenaient

* ?S«l HISTOIRE

Le» premier* rangs k entrer dans les servicescivils; d'où il armait qu'un jeune homme, qui se destinait pour un de ces services, pouvait se trouver forcé d'entrer, contre son gré, dans la carrière militaire, qu'il s'empressait ensuite de quitter , à la première occasion qu'il rencontrait, d'employer, conformément à ses goûts , l'instruction qu'il avait acquise. Le ministre de la guerre demande , pour améliorer cet ordre de choses, s'il ne serait pas possible, en conservant la communauté d'études pour tous les élèves , a de les « diviser en deux grandes catégories : Tune pour le « service militaire , l'autre pour le service civil. Les « candidats feraient leur choix d'avance , et sauraient « qu'il ne leur serait plus loisible de passer d'une « catégorie dans l'autre. » Le Conseil de perfectionnement, consulté sur cette importante questionna été d'avis de maintenir les réglemens existans.

Une autre question, d'une importance au moins égale, puisqu'elle touche aux mœurs, à la discipline, aux études, et par conséquent à l'existence même de l'Ecole, fut agitée dans le même Conseil, vers la fin de 1820, à l'occasion de quelques désordres qui troublaient, chaque année, les premiers mois de l'ouverture des cours. Malgré la vigilance la plus exacte, malgré l'exclusion de plusieurs élèves, malgré la séparation des deux divisions, dans presque tous les lieux de l'Ecole où elles pouvaient se trouver en contact, les élèves de chaque promotion nouvelle étaient soumis, pendant quelques semaines, parceux de la promotion précédente, à des épreuves, à des observances plus ou moins puériles , plus ou moins vexatoires , et très-préjudiciables au bon ordre et à

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l'instruction. On dit même que des dissentimens politiques tinrent aggraver une fois les mauvais effets de cette coutume, donlÉa plus fâcheuse conséquence était de donner lien à des délibérations indispensables à l'action collective d'une division sur les individus de l'autre. Le Conseil de perfectionnement, invité par le ministre de l'intérieur h porter une se* rieuse attention sur cet état de choses , qui tendait à la ruine de l'Ecole, examina s'il ne fallait pas en chercher la cause dans un régime qui , tenant les élèves constamment rassemblés, fait aisément fermenter leurs esprits sur des objets dont l'importance s'amoindrirait à leurs yeux, s'ils en étaient journellement distraits par des objets d'un autre ordre. On fit aussi valoir contre ce rapprochement obligé et continuel, qu'il rend plus rapide et presque inévitable la contagion des mauvais exemples. La question fnt mûrement débattue. Quelques membres demandèrent que le décasernement eut lieu sans aucun délai; d'autres, en admettant le principe du régime libre, pensèrent qu'il serait prudent d'en ajourner l'exécution. On proposa enfin» un parti moyen, qui consistait à maintenir la vie commune, k l'égard des études , des repas et de l'habitation , mais en permettant aux élèves de sortir de l'Ecole et de disposer de leur temps sans contrainte , pendant les heures de la journée consacrées à leur délassement. Une majorité de plus des deux tiers adopta le principe du décasernement-, une majorité plus faible décida quH convenait de le différer.

Cependant, vers lé milieu de l'année 182a, l'autorité acquit la preuve matérielle que l'usage des dé-

DE L'ÉCOLE POLYTECHMQVfi. [1818-18*7] 357

immédiate et journalière de rétablissement. Il est membre du Conseil de perfectionnement , fait partie, comme vice-préstdoet , des Jurys d'examen et des Conseils intérieurs, et, en cas d'absence du gouverneur 9 le remplace dans toutes ses fonctions. — L'iJ^teeteur des études conserve ses attributions, et fait en outre partie du Conseil de perfectionnement et des Juïys d'eiamen. — Le gouverneur peut, sur le rapport du sons-gouverneur, suspendre provîsoireittent les fonctionnaires, professeurs, maîtres et employés. D peut renvoyer provisoirement les élèves. Le ministre statue définitivement. —Le nombre des soue^inspeotevs est réduit à quatre. Il est établi» en outre, quatre adjudans , pris parmi les lientenans ou soofrlieutenans en activité. — La place de trésorier est supprimée >, les fonctions qui en dépendent sont réunies à celles de caissier. — La chaire de dessin est également supprimée -, les deux maîtres sont chargés de la direction de cette partie de renseignement. —L'Ecole est soumise au régime militaire, en tout ce qui concerne la discipline intérieure.*- Cette ordonnance rebferme quelques autres dispositif «fi dont les unes sont relatives à la nomination îles JÉflltionnaires et professeurs, les atjtres à l'examen des candidats et à la formation de la liste d'admission.

Le Roi nomma gouverneur de l'Ecole le lieutenantgénéral comte de Bordessoulle , et sous-gouverneur le baron Rohault de Fleury, colonel du Génie , auquel succéda, le 3o décembre MME? 'e vicomte PaiJlhou, maréchal-de-camp d'ÀrtillélpRNous croyons ne blesser aucune convenance en disant ici quels honorables souvenirs a laissés, dans l'établissement.

l'esprit de bienveillance, de droiture et de justice , ainsi que le lèle et l'infatigable activité du baron Bouchu, aujourd'hui lieutenant-général d'Artillerie , qui remplit pendant six ans les fonctions de directeur.

L'article de l'ordonnance de réorganisation, qui introduit trois Pairs de France dans le Conseil dJ*perfectiopnement, n'étapt pas jugé compatible avec les dernières dispositions relatives à ce Conseil , on cessa dès lors de l'exécuter. Hait Pairs avaient été appelés par le Roi aux Conseils supérieurs de l'Ecole Polytechnique, Nous avons nommé les trois premiers : l'an est le duc de Doadeau ville 9 qui, pendant les cinq sessions consécutives qu'il y siégea, en eut trois ans la prétidenco, et rendit k l'Ecole nue foule de bons offices, avec ce véritable amour du bien, ce zèle généreux et désintéressé, qui recommande an respect public le noble nom de La Rochefoucauld. Lies deux autres sont Iç comte de LamartilJtère , que son grand âge enleva bientôt k ses fonctions, et le marquis dcNicolaï, dont la sollicitude pour la prospérité de l'Ecole se montra sans cesse active et vigilante, depuis Je jour de son entrée au Conseil , dont il fat trois ans membre et un an président. Us eurent pour successeurs ou pour collègues, les marquis de Clermont- Tonnerre , Chasse! ou p et Pastoret , et les comtes Chaptal et Portalis : le premier acquit bientôt de nouveaux droits à la reconnaissace de l'établissement.

Peu de mois après que Louis xvm eut confié an marquis de (gUtoiont-Tonnerre le ministère de la Qiarine, ce ttfenarque rendit une ordonnance qui autorise l'admission annuelle de six élèves dans le corps des officiers de la Marine royale; « voulant,

DE LÉCOLK POLYTECHNIQUE. [181B-1827] $59

« dit Sa Majesté, ouvrir une nouvelle carrière aux « élèves de notre 'Ecole Polytechnique, et procurer « à notre marine royale des sujets qui réunissent les « connaissances étendues et variées qu'on acquiert « dans cette école. » Le ministre, en donnant communkaHon de cette ordonnance au directeur , « s'esce time heureux d'avoir été k portée de provoquer « une disposition aussi favorable à cette école cé- « lèbre, ou il se souviendra toujours avec reconnois- « sance d'avoir commencé sa carrière militaire (i). » Nous ajouterons qu'il suivit avec un bienveillant intérêt les premiers pas des élèves dans cette noble carrière; qu'il se fit rendre un compte spécial de leur zèle et de leurs succès; et qu'il s'empressa de transmettre & l'Ecole les témoignages avantageux qui lui furent envoyés; en disant « que le corps des « officiers de vaisseau voyaient avec beaucoup de sa- « tisfaction admettre dans ses rangs des sujets qui « doivent un jour s'y montrer avec distinction. »

L'année même ( i8aa) où l'Ecole vit augmenter ainsi le nombre des emplois destinés aux élèves , les services publics augmentèrent leurs demandes, eit sorte qu'il fut nécessaire d'admettre, cette année et les suivantes, des promotions de près d'un tiers plus fortes que la moyenne de celles qui avaient eu lieu les six années précédentes ; mais le nombre des candi» dats, qui s'était toujours accru depuis la réorganisation, fournit aisément à ce surcroît de besoins.

(1) Il lui fit don, la même année, de la précieuse collection de» Cartes qui composent l'Hydrographie française , et d'an exemplaire riet Annales maritimes et coloniales, publiées tons les anspioes de S. A. R. P Amiral de Franc*.

de l'école polytechnique. [1818-1827] 36 1

de Physique, qui joignait, aux qualités les plus pré* cieuses pour renseignement , ces dons émînens de l'esprit qui appellent celui qui les possède à reculer les bornes de la science , mourut âgé de vingt-huit ans. Il eut pour successeur P. L. Dulong, dont il avait été le collaborateur dans le beau travail sur la Chaleur , que l'Académie des Sciences couronna en 1818.

La nomination de Dulong au professorat lui interdisant désormais l'exercice des fondions annuelles d'examinateur pour la Physique et la Chimie , auxquelles il avait été appelé, sans interruption, depuis 181a, on éprouva quelque embarras pour lui trouver un successeur également versé dans les deux sciences. Le Conseil d'instruction proposa d'établir un examinateur pour chacune de ces parties. Mais le Conseil de perfectionnement pensa qu'il ne sertît pas sans inconvénient d'augmenter le nombre de* examinateurs , et jugea préférable de faire une nouvelle distribution des parties sur lesquelles ils avaient à interroger. Par suite de cet arrangement, L'examen sur la géométrie descriptive et les arts graphiques, dont Lefebure deFourcy avait été chargé depuis 1817, fut confié, avec l'examen de Physique, à Augustin Fresnel, ancien élève çt ingénieur des Ponts et Chaussées, que sa santé contraignit, quatre ans après , d'y renoncer. Demonferrand, ancien élève, et professeur au collège de Versailles , fut alors choisi pour le remplacer. Chevreul, professeur au collège royal de Charlemagne, a été constamment chargé , depuis i8ai , de l'examen sur la Chimie.

Au mois de décembre i8ao, l'abbé Richard, nommé chanoine de l'église cathédrale de Troyes , fut rem*

place, dans les fonctions d'aumônier de l'Ecole Polytechnique, par l'ahbé Martin de Noirlien.

L'état de santé deDestainville, l'un des répétiteur» d'Analyse et de Mécanique , ne Un permettant pas de vaquera cet emploi, le ministre y nomma, en i8ai, P. Binet, ancien répétiteur d'Analyse, et profes au collège de Bourbon.

On avait obtenu, dès la seconde année de la réorganisation , l'établissement d'une place de répétiteur pour le conrs d'Histoire et [telles-Lettres, et celle place avait été donnée à Laurenlie. Une seconde place de répétiteur pour le même cours fut créée en i8aa. ei donnée à Parrelle. Hat lier remplaça, la même année, Laurcntie , démissionnaire, et fut remplacé , l'année suivante, par Tannay. Les fonctions de ces répétiteun consistent à l'ire et àju^er les compositions des élèves.

Par ta suppression de l'emploi de professeur de Dessin, l'Ecole perdît, a la fin de 1823, le litul.>m de cet emploi, Begnault, l'un des plus n des plus habiles maîtres que la peinture compte aujourd'hui en France.

Le nombre des sous-inspecteurs étant réduit de six a quatre, les ingénieurs Vuillet cl Paravey reptirent, à la même époque, leur service dans les Ponts et Chaussées.

Au mois de janvier i8a4, J- Dumas, fut nommé répétiteur de l'un des cours de Chimie, en remplaceraet de H. Gaultier de Claubry, démissionnaire.

Une des places de sous-inspecteur étant devenue vacante en i8a5, par le décès du chef de bataillon d Artillerie Mord, le capitaine Thnumas, de la mênir arme, fut choisi pour la remplir

Lefebure de Fourcy, nommé, en i8a6, examinateur d'admission, en remplacement de Poinsot, admis à la retraite, a eu pour successeur, dans l'emploi de répétiteur du cours de Géométrie descriptive, Menjaud, ancien élève, et professeur agrégé au collège royal de Henri iv.

L'abbé' Martin de Noirliea ayant été appelé pav le Roi aux fonctions de sous-précepteur de son auguste petit-fils le duc de Bordeaux (i), Sa Majesté a ordonné que, pendant toute la durée de ces fonctions,, il y aurait un aumônier adjointe l'aumônier titulaire de l'Ecole Polytechnique. — L'abbé Jammes a été nommé aumônier-adjoint.

L'emploi d'administrateur, vacant par la retraite de Duhays, fut donné, en 1817, au sous-inspecteur Desnoyers. Le chef de bataillon d'Artillerie, Micbondu-Marais, attaché, depuis quelques années, à l'étatmajor de l'Ecole, remplaça Desnoyers dans les fonctions de sous-inspecteur.

Les emplois d'adjudans, créés par l'ordonnance du 20 octobre 182a, sont occupés par les lieuteuans Daurelle et Servet, et les sous-lieutenans Berger, de Bord essou lie et Clément.

La collection du Journal de l'Ecole a atteint, en i8'j3, son dix-neuvième caJiier. Le dix-Iiuitième avait paru en 1818; le dix*sepûème> dans les premiers jours de 18 15; et le seizième y vers le milieu de 181 3. Les mémoires contenus dans ces quatre cahiers ont pour auteurs : A. Petit , J . Binet, Cauchy,

(1) Le second tons-précepteur do jeune prince est un ancien elere de l'Ecole , admit , en 1821, dans le corpê des Pont* et Chaussées. —Voyez a l'Appendice , le nom de Barrande.

de l'égolb polytechnique. [1818-1837] 365

Sonner des feuilles de rédaction sur les points dans Saquels ils ne suivraient pas l'ouvrage indiqué, et de omettre ces feuilles à l'approbation préalable de la *éme Commission. Enfin, pour assurer deplusenjplus ^succès de l'enseignement des parties mathématiques, ^ Conseil de perfectionnement; sur les observations i u Conseil d'instruction , a jugé qu'il serait utile £e «mstater la force des élèves au moment de leur r rivée; et il a autorisé l'inspecteur ifto études à es faire interroger, chaque année, dam la première pinzaine dç l'ouverture des cours , par les répétieurs d'Analyse , de Géométrie descriptive et de géodésie. Cette mesure, qui s'exécute depuis i8m, . présente aussi l'avantage d'obliger les candidats à ie pas perdre entièrement de vue les matières lu programme d'admission, et de faire connaître^ im professeurs la force moyenne de la division touvelle.

Le cours de Géométrie descriptive est renfermé ont entier dans la première année d'études. Qael- |ues épures de charpente , dont la construction denandait trop de temps, ne sont plus exigées. Le ravail graphique s'exécute avec beaucoup de soin et le ponctualité.

Le cours de Machines devait être fait, d'après l'ordonnance de réorganisation , par le professeur de Géométrie descriptive -, mais il a paru que ce professeur était déjà chargé d'un travail assez considérable. Le cours de Machines a été confié en 1818 au professeur de Physique, et, depuis 1819, au professeur de Géodésie } auquel on a retiré alors le cours d'Application de TAnalyse à la Géométrie, dont les matières

DE L ECOLE POLYTbCHSXQUE. [1818-1S27] 3&)

mine par l'histoire de la langue, de la grammaire et

de la littérature, sous Louis xm et sous Louis xrv, et

1 par l'examen des classiques français. D'un autre côté*

si les élèves reçoivent moins de leçons sur les règles,

a ils en font de plus fréquentes applications. Le nombre

r| des compositions qu'ils ont k faire est au moins

*â doublé ; et le mérite de ce travail concourt, suivant

i)ii mode déterminé , à fixer le rang de chaque élève

^t dans la liste arrêtée par le Jury d'exangen.

to, Malgré l'utilité du Dessin pour les ingénieurs de

2g tous les services , cette partie des exerciees de TE*

u eole n'avait jamais donné des résultats entièrement

gg aatisfaisans , soit à cause du peu de temps qu'il était

a possible d'y affecter , soit parce que le degré d'habi-

^ le té, en ce genre de travail , n'avait pas une influence

t déterminée sur le classement des élèves , par ordre

de mérite. Cependant , avant et après la réorganisa-

, - tion , des plaintes se sont élevées sur ce sujet , et d*-

yerses mesures ont eu pour but d'y satisfaire. Nous

avons parlé fàe celles qui furent adoptées en iftu

et dans les années antérieures. Voici ce qu'on a fait

depuis 1816 :

. (Ine plus grande sévérité a été apportée dans la réception des épures de Géométrie descriptive, tant pour le trait que pour le lavis s et un article, ajouté récemment an programme d'admission , porte que « les élèves doivent avoir été exercés , avant leur « entrée à l'Ecole , à construire , avec la règle et le « compas, quelques problèmes de géométrie éléf meotaire et de géométrie descriptive. » — On a donné pins de temps aux exercices du Dessin topogmphiqué, et Ton t'est conformé , pour l'expression

des formes du terrain, au système en usage dans l'école de l'Artillerie et du Génie. — Quant au dessin dé la figure et du paysage, quelques dispositions ont été faites pour que les élèves emploient de h manière la plus profitable le temps marqué pour ce travail. Comme il n a pas semblé possible d'augmenter ce temps davantage , on a voulu que les élèves arrivassent à l'Ecole un peu plus exercés , et Ion a substitué, à la tète au trait, que les candidats dessinaient en présence de l'examinateur, une académie ombrée. On a aussi établi un troisième maître, exclusivement chargé d'enseigner aux élèves le paysage lavé. — Enfin, la plus efficace des mesures récemment prises, en faveur du travail graphique à* toute espèce, consiste à lui donner, depuis i8?6, une assez grande influence sur le classement des élèves. Si maintenant nous suivons les développemens successifs de l'enseignement, depuis l'origine de l'Ecole jusqu'à ce jour, nous le voyons se dégager peu à peu de ces cours spéciaux qu'on y avait introduits à une époque où il fallait sauver, d'un commun naufrage, et les sciences et plusieurs des arts quelles éclairent. Nous avons dit que l'abolition de ces cours avait excité des regrets; et l'on a pu apprécier les considérations sur lesquelles leurs partisans se sont appuyés pour en demander le maintien. Sans établir à ce sujet aucune discussion , nous rappellerons que plusieurscoursde sciences, et entre autres la Physique et la Géodésie, ont profité , à l'avantage commua des services publics, du temps laissé disponible par la suppression des cours spéciaux qui n'intéressaient qu'un petit nombre de ces services ; et nous ferons

observer que les deux années qui renferment la totalité de renseignement sont tellement remplies, qu'il serait impossible de l'augmenter d'une branche nouvelle , sans en mutiler d'autres déjà trop à l'étroit dans l'espace où l'on est forcé de les resserrer. Ce défaut de proportion , entre l'étendue des cours et le temps qui leur est affecté, est une source continuelle de difficultés pour les deux Conseils qui s'occupent du plan et des détails de l'instruction.

En même temps que, par cette force inhérente à la nature des choses, renseignement a été ramené à ses parties vraiment essentielles, des efforts dirigés sur un autre point, qui n'est pas moins capital, ont obtenu du succès. Les élèves se tiennent mieux en garde contre cette tendance, observée dès la naissance de l'Ecole , à cultiver certaines sciences de prédilection , aux dépens de celles qui leur offrent moins d'intérêt. Dans un rapport présenté au Conseil de perfectionnement en 1827 , l'un des examinateurs a consigné cette observation faite par tous les membres du Jury d'examen, que les élèves, plus ou moins forts sur une partie, sont généralement du même degré de force sur toutes les autres; d'où il tire cette conclusion, « que l'Ecole remplit mieux aujourd'hui « sa destination spéciale , qu'elle ne le faisait dans « le temps où les élèves, qui se distinguaient, se « livraient plus particulièrement à une partie, et « négligeaient entièrement les autres. » Deux causes ont concouru à produire cet important résultat : la part d'influence attribuée à chaque partie dans le classement des élèves, et la surveillance plus active exercée sur leurs travaux et leurs études.

Le régime le plus convenable pour les élèves de l'Ecole Polytechnique est une question d'un haut intérêt, et qui a donné lieu à beaucoup de débats. Pendant les onze premières années, les élèves , recevant un modique traitement, et pourvoyant euimémes à leur logement, à leur nourriture, à tous les autres besoins du même ordre, ne passaient dans l'Ecole que les heures destinées aux études, et jouissaient, pour l'emploi du reste de leur temps, de h plus entière liberté. En 1806, Us sont casernes, organisés militairement , obligés d'apprendre le maniement des armes et les manœuvres de l'infanterie, et ils paient une pension. En 1816, tout appareil militaire est écarté; la pension et le casernement sont maintenus. Enfin, depuis 189», l'Ecole est de nouveau soumise au régime militaire, mais seulement en ce qui concerne la discipline intérieure. II n'y a plus de fusils ni de gibernes , et Ton n'enseigne de l'exercice du fantassin que ce qui est nécessaire pour qu'une troupe puisse se mouvoir et se poser avec ordre.

L'un et l'autre régime ont trouvé des partisans et des adversaires. D'un côté, on affirme que le premier est pins propre à former des savans distingués; on allègue encore, en sa faveur, qu'un emploi libre des beures de repos est le meilleur délassement pour l'esprit, celui qui répare le mieux ses forces épuisées; on a même dit que les dangers dont cette liberté environne les jeunes gens, par rapport aux études , à la santé, aux mœurs, étaient une épreuve utile de leurs qualités morales et intellectuelles. Noos avons rapporté ailleurs (page 355) les principales raisons qui ont déterminé le Conseil de perfection-

HISTQIRE DE L ÉCOLE POLTTECffidQCJE. 37 5

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