Histoire de l'écriture dans l'antiquité
DE L’ACADÉSHE FRANÇAISE ET DE L’ACADEMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES, PRÉSIDENT DE LA COMMISSION DU CORI’US INSCRIPTIOI^UM SEMITICARVM.
Cher et illustre maître,
Ce livre vous appartient. Votre nom figure au premier rang des savants qui ont étudié les transformations successives de l’écriture chez les différents peuples et en ont déterminé les lois.
L’épigraphie phénicienne, ce noeud de l’histoire de l’alphahet, vous est particulièrement redevable de la précision qui en a fait une science au même titre que l’épigrapliie grecque et l’épigraphie latine.
C’est vous qui m’avez formé à ces études. Votre grande bienveillance et la sévérité de votre discipline m’y ont guidé pas à pas.
Veuillez accepter cet essai comme un faible témoignage de la reconnaissance que vous gardera toujours un élève qui vous doit tant.
Philippe BERGER.
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INTRODUCTION
Nous sommes loin du temps oii l’on croyait que l’alphabet hébreu était la forme la plus ancienne de l’écriture et qu’il avait été donné au premier homme en même temps que la parole. L’alphabet hébreu n’est qu’une transfoi-mation assez récente de l’écriture phénicienne, d’où sont sortis tous les alphabets encore en usage sur la surface de la terre; mais l’alphabet phénicien lui-même a été précédé par d’autres systèmes d’écriture fort savants, qui ont joué un rôle considérable dans l’histoire des anciennes civilisations. Ces écritures, dont quelques-unes ont régné sur le monde pendant plusieurs milliers d’années, se sont formées peu à peu, et elles nous apparaissent, quand nous les étudions aujourd’hui, comme le fruit des longs tâtonnements de l’homme pour arriver à donner une forme écrite à sa pensée.
L’écriture a une histoire, parce qu’elle a eu un développement. Cette vérité, longtemps méconnue, n’a pu être démontrée que le jour où l’on a renoncé aux rapprochements artificiels et aux hypothèses, pour rechercher sur les monuments des témoins authentiques des
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formes successives de l’écriture, et où l’on s’est appliqué à les expliquer en les rapprochant les unes des autres et en remontant d’une forme connue à celles qui l’ont immédiatement précédée. Il n’y a guère plus de cent ans que l’on a appliqué à l’histoire de l’écriture cette méthode, qui est celle des sciences naturelles, et elle a donné d’étonnants résultats. Aujourd’hui les grandes lignes de cette histoire sont parfaitement connues, et l’on peut tenter d’en présenter un tableau d’ensemble qui permette de l’embrasser d’un seul coup d’œil. Cette étude n’a pas un simple intérêt de curiosité savante; elle a un intérêt d’une portée plus générale. Elle nous ])ermet de remonter jusqu’aux origines de riiumanité et nous fait assister aux efforts de l’homme pour transmettre sa pensée à travers le temps et l’espace.
De tout temps, l’homme a éprouvé le besoin de consigner sa pensée par écrit, pour conserver le souvenir de certains faits ou pour en transmettre la connaissance à d’autres. Aussi l’écriture est-elle un des arts dont nous retrouvons le plus anciennement les traces. Sur les premiers instruments fabriqués par l’homme et sur les premiers rochers qui lui ont servi d’habitation, on trouve des images accompagnées de signes conventionnels qui devaient représenter certains faits ou certaines idées à l’esprit de ceux qui les employaient.
Tandis que les races peu civilisées en restaient à cette première étape de l’écriture, d’autres l’ont rapidement franchie et sont arrivées de bonne heure à posséder un système d’écriture complet, pouvant rendre toutes les
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nuances de la pensée. On est étonné de voir à quel degré de perfection avaient atteint les Egyptiens dès les premières dynasties de leur empire, c’est-à-dire près de quatre mille ans avant notre ère. L’écriture des Chaldéens, celle des Chinois, ne sont guère moins anciennes. Mais cette perfection apparente n’allait pas sans une grande complication, qui faisait de l’écriture le privilège exclusif d’une caste. Aussi, à partir du moment où les systèmes hiéroglyphiques ont été formés, l’effort constant de l’homme a-t-il tendu à les simplifier et à les rendre plus facilement maniables. A côté de l’écriture sacrée et du sein même de cette écriture est née une écriture profane et populaire qui s’y est peu à peu substituée.
On a peine à croire, quand on compare la simplicité de nos alphabets modernes aux systèmes biéroglyphiques des anciens, qu’ils aient une origine commune, et l’on serait tenté d’admettre, avec ceux qui se sont les pre- • miers préoccupés de ces questions, que l’alphabet a été créé de toutes pièces un jour par le génie d’un Cadmus.
Il n’en est rien pourtant, et l’on peut démontrer aujourd’hui que nos écritures modernes dérivent, par un développement naturel et par l’application de certaines lois inhérentes à l’esprit humain, des formes plus compliquées que l’homme avait d’abord inventées. La loi formulée par Linné, Naiura non facit saltus, ne trouve nulle part mieux son application. Gomme les langues, les écritures sont des organismes vivants, soumis aux lois de la transformation.
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Le grand facteur de ces transformations de Te'criture qui ont abouti à la cre'ation de nos alphabets modernes, c’est la paresse de la main, qui cherche à se soulever le moins souvent possible et à faire en un seul trait ce qu’on faisait en plusieurs; ou plutôt, à prendre les choses de plus haut, c’est la loi du moindre effort, par laquelle s’expliquent tous les progrès de l’industrie humaine et qui consiste à produire le même travail en dépensant moins de force.
De là vient la monotonie de nos alphabets modernes, comparés aux systèmes hiéroglyphiques des anciens. Ceux-ci n’étaient, en réalité, qu’une peinture de la pensée, dans laquelle chaque idée, chaque mot était rendu par une image. Au contraire, les signes de l’alphabet n’ont rien de représentatif, ils ont une valeur purement conventionnelle et algébrique ; mais par là même ils peuvent s’appliquer presque indifféremment à toutes * les langues; ils ont un caractère universel qui deviendra de plus en plus la loi de l’écriture, malgré les essais de réaction dont la fin du xix® siècle aura donné le singulier exemple, en ressuscitant, par suite de préoccupations nationales et politiques, des alphabets qui semblaient destinés à disparaître.
Il est aisé d’apercevoir quelle influence ont eue, sur l’expression de la pensée et sur les relations des hommes entre eux, les progrès de l’écriture. On peut dire que, s’il est d’autres branches de l’activité humaine qui parlent plus à l’imagination, il n’en est pas qui aient eu des conséquences plus importantes pour le dévelop-
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pement de l’esprit humain, ni dont les étapes soient plus nettement marquées.
On a cru qu’il ne serait pas sans intérêt, dans l’Histoire du Travail organisée à l’occasion de l’Exposition universelle de 1889, de donner une place à l’histoire de l’écriture. On avait décidé de réunir, à cet effet, dans les galeries du palais des Arts libéraux, des spécimens des différentes formes de l’écriture depuis son origine jusqu’à la constitution de l’alphabet grec et de l’alphabet latin d’une part, de l’écriture arabe et de l’écriture indienne de l’autre. Chargé d’organiser cette partie de l’exposition rétrospective, j’ai choisi, autant que possible, les monuments les plus célèbres ou ceux qui ont joué un rôle dans le déchiffrement des écritures anciennes, m’appliquant à en donner des reproductions de tout point conformes aux originaux.
Si cette histoire figurée de l’écriture a paru présenter quelque intérêt, je le dois au concours bienveillant que j’ai rencontré auprès des membres de la commission, ainsi qu’auprès des savants, français et étrangers, qui s’intéressent à ces études. Je tiens à exprimer ma reconnaissance tout d’abord au président de la section I de l’Histoire du Travail, M. de Rozière, ainsi qu’à tous ceux qui ont bien voulu faciliter ma tâche, en particulier aux Trustées du British Muséum , aux conservateurs du musée du Louvre, du musée d’ethnographie du Trocadéro, du musée ethnographique de Dresde, de qui nous avons reçu de précieux moulages. M. de Glercq, M. le colonel Vincent, commandant le à® tirailleurs
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algériens, avaient aussi bien voulu nous confier certains monuments originaux. Nous avons eu, en outre, à notre disposition les collections réunies par TAcadémie des inscriptions et belles-lettres pour la rédaction du Corpus mscriplioniim semiticarum.
M. le Directeur de renseignement primaire a pensé fpi’il pourrait être bon de conserver le souvenir de cette exposition et il a bien voulu me fournir les moyens d’en publier les résultats dans le Musée pédagogique. Il ne faut donc pas considérer ces pages comme une histoire complète de l’écriture, ce serait la matière de plusieurs volumes, mais comme un manuel, dans lequel on a pris pour point de départ l’exposition du palais des Arts libéraux, en élargissant le cadre, de façon à assurer à ce travail une valeur indépendante de l’occasion qui lui a donné naissance, et à lui permettre de répondre au but d’enseignement que se propose le Musée pédagogique.
Tel qu’il est, ce travail n’est pas sans offrir une certaine nouveauté. Si les différentes parties, de l’histoire de l’écriture ont été, dans ces derniers temps, l’objet de travaux approfondis, c’est la première fois, ou peu s’en faut, que l’on essaye d’en grouper les résultals et de tracer un tableau général du développement organique de l’écriture dans l’antiquité. Outre les travaux spéciaux que j’ai consultés et qu’on trouvera cités dans le corps de l’ouvrage, j’ai fait de larges emprunts h l’étude lumineuse de M. Maspero sur les tkrùurcs du monde orienta], qui forme le dernier chapitre de son
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Histoire ancienne des peuples de FOnent, ainsi qu’à deux travaux du regretté François Lenorinant: rÉcrüure, qui termine le premier volume de son Histoire ancienne, et VHisloire de la propagation de T alpliahel phénicien dans F ancien monde; l’article Alphabet, du même auteur, dans le Dictionnaire des antiquités grecques et romaines de M. Saglio, m’a aussi élé d’un grand secours. J’ai enfin consulté avec fruit les excellents taldeaux épigrapliiques de M. J. Euting et les deux volumes de M. Taylor intitulés : The Alpliahel. Mais je dois surtout beaucoup au cours d’épigraphie sémitique que M. Renan a «professé pendant dix années consécutives au Collège de France, et qui a été comme le laboratoire d’où est sorti le Corpus inscriptioniim semiticarum. C’est dans les leçons de M. Renan, non moins que dans son enseignement de tous les jours, que j’ai puisé la meilleure part des idées que l’on retrouvera au cours de ce volume.
Les divisions du travail étaient imposées par la nature même des systèmes d’écriture que nous allons passer en revue.
Qu’est-ce que l’écriture? C’est l’art de fixer la parole par des signes conventionnels, tracés à la main, qu’on appelle caractères. Les caractères sont donc les éléments de l’écriture. Deux principes différents ont présidé de tout temps à la formation de l’écriture. Les caractères peuvent représenter des idées ou des sons. On appelle écriture idéographique celle qui s’attache à rendre directement les idées; écriture phonétique, celle qui ex-
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prime par des caractères les sons de la parole. L’écriture diffère du dessin en ce qu’elle est inséparable de la langue; si, dans l’écriture idéographique, les caractères sont des peintures de certaines idées ou de certains objets, ils les rappellent à l’esprit sous la forme qu’ils revêtent dans le langage, c’est-à-dire par l’intermédiaire du mot.
Cette grande division de l’écriture en comporte ellemême d’autres d’une portée moins générale. Dans l’écriture idéographique, tantôt les caractères sont la représentation des objets eux-mêmes, tantôt ce sont des .signes conventionnels ayant avec l’idée qu’ils expriment une parenté plus ou moins éloignée; à côté des images, nous avons les symboles; ces derniers sont de beaucoup les plus nombreux, car la plupart des objets qui occupent la pensée n’ont pas de figure matérielle; tel est le cas pour les idées abstraites. L’écriture phonétique, de même, se divise en deux branches : écriture syllabique et écriture alphabétique , suivant que les caractères expriment des articulations complexes ou bien des sons simples, des syllabes ou des lettres.
Toutefois les distinctions qui précèdent ne sont justes qu’en théorie; le plus souvent les faits ne s’y conforment pas. Non seulement on passe constamment, dans une même écriture, de l’image au symbole, mais presque toutes les écritures qui ont commencé par être purement idéographiques sont arrivées peu à peu au syllabisme. La distinction entre écritures alphabétiques et écritures non alphabétiques est la seule qui corres-
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ponde à une re'alite' historique. C’est la création do l’alphabet qui marque le grand pas dans l’histoire de l’écriture et qui la divise naturellement en deux parties : avant et après l’invention de l’alphahet.
Ce travail comprendra donc deux parties principales : la première sera consacrée à l’histoire de l’écriture avant l’alphabet. Nous y étudierons les diverses phases par lesquelles a passé l’écriture avant d’arriver à trouver sa forme définitive. Après avoir jeté un coup d’œil sur les premiers essais de l’homme pour dégager l’écriture du dessin, dans l’Ancien comme dans le Nouveau Monde, et sur ces procédés encore enfantins auxquels on a donné le nom de pictographie, nous suivrons les progrès de l’écriture jusqu’à la constitution des grands systèmes hiéroglyphiques, l’écriture chinoise, l’écriture cunéiforme, l’écriture égyptienne. Nous verrons ces systèmes, d’idéographiques, devenir peu à peu syllabiques, c’est-à-dire phonétiques. Le plus parfait d’entre eux, l’égyptien, nous mènera jusqu’aux portes de l’alphabet.
Dans la seconde partie, nous étudierons la formation de l’alphabet phénicien et nous passerons successivement en revue les alphabets qui sont dérivés de ses vingt-deux lettres. Tous ces alphabets se ramènent à deux grandes familles : la famille européenne ou grecoitaliote, et la famille sémitique, de laquelle sont sortis les alphabets de l’Inde et de la Perse. Pour les alphabets européens, nous nous arrêterons à la naissance de l’écriture cursive, son apparition marquant le point de
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départ d’une nouvelle période, qui va jusqu’aux temps modernes et correspond à une nouvelle destination de l’écriture.
Une troisième partie sera consacrée à certaines écritures que l’on trouve aux confins du monde antique et qui sont nées de l’alphabet sémitique, sans qu’il soit possible d’en établir d’une façon rigoureuse la dérivation, ainsi qu’à un ou deux essais d’alphabets différents du nôtre, qui paraissent être le fruit de tentatives isolées et indépendantes.
Cet aperçu montrera, je l’espère, le lien logique qui rattache entre elles les différentes formes de l’écriture et qui fait l’unité de son histoire. En i83à, Klaprotb, dans son Aperçu de l’origine des diverses écritures de l’ancien monde, écrivait :
crNous comptons trois sources principales d’écriture dans l’ancien continent : ce sont la chinoise, l’indienne et la sémitique, qui ont donné naissance aux divers alphabets de l’Europe et à plusieurs de l’Asie. C’est à peine si nous commençons à soupçonner le système de l’écriture égyptienne; nous ne voyons pas encore assez clair dans ce sujet pour fixer nos idées sur sa nature et pour décider si les hiéroglyphes et les autres écritures de l’Egypte que nous connaissons constituent une classe d’écriture particulière et originale, ou s’ils ne sont que le produit de l’aberration d’une civilisation comprimée et forcée à rétrograder par la superstition et par l’influence des prêtres. Nous avons les mêmes doutes sur l’originalité des écritures cunéiformes conservées sur les
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anciens monuments de la Perse et de Babylone : ces écritures ne paraissent avoir servi que pour la composition d’inscriptions lapidaires et de talismans, et n’ont peut-être jamais été d’iin usage général. 77
Cinquante ans ont suffi pour transformer entièrement notre manière de voir à cet égard. Non seulement l’écriture égyptienne et l’écriture cunéiforme ont pris la place qui leur appartient dans l’histoire de la civilisation, et chaque jour en atteste davantage l’importance capitale et la grande diffusion dans le monde antique, mais des trois sources de l’écriture admises par Klaproth, il n’en est qu’une, l’écriture chinoise, qui ait le caractère original qu’il lui attribuait. Les deux autres, l’écriture sémitique et même l’écriture indienne, que l’on avait pu considérer jusqu’à ces derniers temps comme le produit d’une création indépendante, sont des dérivés plus ou moins directs des anciens hiéroglyphes de l’Egypte.
C’est tout un chapitre de l’histoire de l’esprit humain qui se déroule à nos yeux. Sans doute, nos idées se transformeront encore sur plus d’un point, et il reste plus d’un problème à résoudre; mais dès à présent on peut dire que l’histoire de l’écriture est fondée et qu’elle repose sur un ensemble de faits acquis à la science et sur lesquels on n’aura plus à revenir.
Le mérite de cette rénovation revient pour une bonne part aux progrès des études relatives à l’épigraphie sémitique. C’est à la méthode rigoureuse qui n’a cessé d’y présider que l’on doit les découvertes les plus solides
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qui ont été faites depuis trente ans dans le domaine de l’histoire de l’écriture. Aussi, quand ces études ne présenteraient pas d’autre intérêt, ce qui n’est pas, serait-ce encore une raison suffisante pour s’y adonner; car, mal- Pj-ré leur aridité apparente, elles procurent, plus qu’aucune autre branche des sciences historiques peut-être, la satisfaction que donne le sentiment d’avoir découvert une parcelle de la vérité.
L’exécution de ce travail a été confiée à l’Imprimerie nationale. Nous devons à la magnifique collection de caractères orientaux que possède ce grand établissement, et qu’il enrichit sans cesse pour se tenir au courant des progrès de la science, d’avoir pu rendre par la typographie la plupart des alphabets anciens. J’ai été grandement secondé par l’obligeance de ceux auxquels est confiée la direction de ces travaux et je tiens à leur en adresser ici mes remerciements.
L’ÉCRITURE AVANT L’ALPHARET.