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TROISIÈME PARTIE

serait un alphabet de création locale, inventé par opposition à l’alphabet cyrillique; suivant d’autres, l’alpbabet glagolitique serait une forme de l’alphabet runique, avec lequel il présente de nombreuses ressemblances.

La grande diffusion de l’alphabet runique, dont chaque jour apporte de nouvelles preuves, nous amène de plus en plus à le considérer comme l’ancienne écriture de l’Europe septentrionale, en face des alphabets grec et latin, qui étaient ceux de l’Europe méridionale. Seulement, l’alphabet runique des Slaves devait être évincé par l’alphabet cyrillique, de même que les runes germaniques l’avaient été par l’alphabet gothique.

Le nouvel alphabet créé au ix® siècle par Cyrille et Méthode n’était autre que l’alphabet byzantin, avec certains éléments sémitiques, syriaques et hébreux, sans doute aussi avec certains caractères runiques. Cet alphabet, destiné dans l’origine à faire passer les chants liturgiques et les prières dans la langue des peuples convertis au christianisme par Cyrille et Méthode, est devenu l’écriture de l’Eglise, et par là celle de tous les Slaves orthodoxes et des Ruthènes. La diversité des éléments dont il se compose est l’image exacte de la civilisation russe, sous laquelle on retrouve le vieux fonds slave, façonné par un christianisme qui a toujours conservé une certaine couleur orientale.

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