ÉCRITURE ÉGYPTIENNE
De tous les systèmes hiéroglyphiques, récriture égyptienne est, malgré sa complication apparente, celui qui s’est le plus rapproché de l’écriture alphabétique, et, par un phénomène étrange, c’est celui qui a conservé avec le plus de pureté la forme primitive de ses hiéroglyphes. Elle possède, en outre, une littérature très étendue, qui s’étale sur les monuments de l’Egypte, sur les bandelettes de toile de coton qui enveloppaient les momies et sur des papyrus innombrables. On peut y suivre toutes les transformations de l’écriture, dejmis les hiéroglyphes, dans lesquels on reconnaît encore sans aucun effort les idéogrammes primitifs, jusqu’à l’écriture hiératique et à l’écriture démotique, qui en sont des altérations de plus en plus cursives.
Aussi, de toutes les écritures orientales, est-ce la première qui ait fixé l’attention des savants. Pendant bien longtemps on fit fausse route en cherchant dans chaque hiéroglyphe la peinture d’une idée, et l’on construisit de toutes pièces des systèmes où la fantaisie jouait le plus grand rôle et qui étaient basés sur des idées préconçues ou sur les quelques indications données en passant, et souvent mal comprises, des auteurs anciens.
Les choses en étaient restées là, lorsque l’expédition d’Lgypte vint apporter de nouveaux éléments à la solution du problème. Bonaparte, qui avait le sens de l’antiquité.
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