ECRITURE HIERATIQUE ET DÉMOTIQUE
L’écriture hiéroglyphique a duré aussi longtemps que l’empire d’Égypte; elle a subsisté, sans grandement se modifier, jusqu’à la fin des Ptolémées, au i'^*' siècle de fère chrétienne. Mais, à côté des hiéroglyphes, nous voyons naître et se développer, plus de 2,000 ans avant notre ère, une autre écriture. De très bonne heure, les Égyptiens se sont servis du papyrus pour l’usage de la correspondance, comme, aussi pour la reproduction des œuvres littéraires et de certains textes religieux ou funéraires. L’emploi du papyrus et de l’encre, substitué à la gravure, a donné naissance à une écriture cursive dérivée des hiéroglyphes, que les modernes ont nommée hiératique.
Quelques exemples montreront comment les caractères hiératiques ont été tirés des caractères hiéroglyphiques qui en sont si différents en apparence. L’image du lièvre est devenue en hiératique le scarabée, l’œil, ■«>-,
Comme on le voit par ces exemples, le calame a renforcé les traits les plus saillants, les pleins, et les a empâtés, en négligeant les déliés, qui complétaient le contour de l’objet et en marquaient la forme. On le remarque particulièrement pour les figures empruntées à des oiseaux : i' À'-'Â’ On a ainsi obtenu
une véritable tachygraphie, qui ne présente qu’une ressemblance très éloignée avec l’écriture d’où elle a été tirée.
Tandis que l’écriture hiéroglyphique, essentiellement monumentale, conservait jusqu’à la fin sa forme primitive, récriture hiératique, suivant la loi des écritures cursives, s’altérait de plus en plus. Mais, en même temps, elle prenait