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V alphabet j}hrygien a été connu d’abord (1820) par les inscriptions de sept tombes monumentales trouvées à Prymnessus en Phrygie, et dont l’une contenait les restes d’un roi nommé Midas. Quelques autres inscriptions très courtes, quelques graffiti tracés par les mercenaires de Psammé-
Bulletin de correspondance hellénique, janvier 1886, p. 1-6.
PHRYGIEN, LYCIEN, CARIEN.
tique sur les rochers d’Assouan ou sur les jambes des colosses qui sont à l’entrée du grand temple d’Ipsamboul i'h forment tout ce que nous possédons de cet ancien alphabet.
Le tableau que nous reproduisons ici a été dressé, de même que celui de l’alphabet phrygien, par Fr. Lenormaiit pour l’article Alphabet, dans le Dictionnaire des antiquités de M. Saglio Ces tableaux sont déjà un peu anciens et ont besoin d’être complétés par ceux qu’a donnés Roberts {^Inlroduclmi to Greek Epigraphy, p. 3 i 2 et 3 1 /i ). Les alphabets de Roberts, toutefois, ne sont pas non plus définitifs, et ils doivent être consultés avec une certaine réserve.
Alphabet lycicn. — Les inscriptions lyciennes sont plus nombreuses. Elles ont été réunies par le savant explorateur Cb. Fellovvs dans son grand ouvrage sur la Lycie^^b La plus importante est l’inscription historique, longue de 260 lignes, gravée sur l’obélisque de Xantbus. Il faut faire rentrer dans la même catégorie une série très nombreuse de monnaies sur lesquelles on retrouve le même alphabet et qui étaient restées jusqu’alors sans attribution. Ces inscriptions, qui seraient d’un haut intérêt, ne nous ont pas encore livré la clef de l’écriture lycienne, et, malgré les travaux dont elles ont été l’objet, nous ne les comprenons pas, à l’exception des noms propres et de quelques autres mots peut-être; elles restent pour nous une énigme.
Voir plus haut, p. i4o et i4i.
Ces alphabets, comme ceux de Théra (p. i3i), cfue nous avons mis aU courant, et les reproduclions d’inscriptions hiératiques et demotiques (p. io3 et io4) nous ont été gracieusement prêtés par la maison Hachette.
Ch. Fellovvs, An Account 0/ Discoveries in Lycta, London, i84i, in-4°.
L’alphabet que les inscriptions de Lycie nous ont transmis a un aspect archaïque qui rappelle l’alphabet grec primitif; mais la présence du X et du <ï> prouve qu’il est de date moins ancienne peut-être qu’on ne serait porté à le croire. Chose curieuse, l’alphabet des Lyciens ne leur est pas venu de leurs voisins les Ioniens; ils l’ont reçu des Doriens, ainsi que l’a établi Kirchhoff.
ALPHABET LVCIEN.
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