‹ Histoire de l'écriture dans l'antiquitéChapitre 40 sur 112 · CO · texte numérisé non relu

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(Journal asiatique , avril-juin 1887, p. 457-466.)

L’histoire de Yalef est particulièrement instructive. Nous le voyons, dans les inscriptions céramiques, et parfois sur un même vase, traverser toutes les phases qui séparent le punique du néo-punique ;

quelquefois même il revêt certaines formes abusives : .

Le hé y paraît sous une forme presque identique à celle qu’il a dans l’inscription de Byblos, et qui nous explique la formation du hé néo-punique :

Enfin, les inscriptions céramiques nous font assister à la naissance des ligatures, dont on ne possède, en dehors de ces textes, presque aucun exemple en phénicien : c’est ainsi que le mot «il a vouéii devient Voici

d’ailleurs les autres ligatures que nous y avons relevées :

Le groupe encore plus abrégé qui figure dans l’inscription que nous avons reproduite plus haut h) doit s’expliquer de la même manière :

L’écriture néo-punique se sépare sur ce point de l’écriture des inscriptions céramiques : les ligatures, qui sont dans l’esprit de l’écriture sémitique et dont l’écriture cur-

Voir p. 178.

ALPHABET PHÉNICIEN. 185

sive nous présente, comme on devait s’y attendre, des traces assez nombreuses, font absolument défaut en néo-punique. Peut-être cela vient-il en partie de ce que nous ne possédons que des inscriptions et pas de manuscrits en caractères néopuniques. C’est une écriture cursive redevenue lapidaire.

ALPHABET PHENICIEN.

ARCHAÏQUE

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