CARRÉ
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L’alphabet samaritain a donc des attaches paléographiques très anciennes; mais les enjolivements y tiennent une trop grande place, et donnent à cette écriture quelque chose de factice et de capricieux, qui n’est pas dans l’esprit des anciens alphabets, et par où il se rapproche plutôt du
palmyrénien. On sent une écriture qui s’est arrêtée à un certain moment de son développement et a pris un caractère hiératique qui jure avec l’aspect plus ou moins cursif de la plupart des autres alphabets sémitiques. Elle présente sous ce rapport une grande analogie avec l’hébreu carré, bien que les lettres soient individuellement très différentes. On croit voir dans cette écriture anguleuse et massive, qui se replie sur elle-même et s’immobilise dans des caractères stéréotypés, la tendance de l’esprit juif à se fermer au monde extérieur et à reproduire avec une fidélité méticuleuse jusqu’à l’aspect de ses livres saints, mais aussi la grandeur, la constance et la foi inébranlable de ce peuple, qui a été le vrai représentant de la religion dans l’antiquité.
ÉCRITURE ARAMÉENNE