‹ Histoire de l'écriture dans l'antiquitéChapitre 73 sur 112 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

A côté de ces inscriptions, il en a trouvé d’autres en grand nombre qui appartiennent à des temps beaucoup plus redulés. Elles ne sont pas écrites avec l’alphabet monumental et carré que les inscriptions himyarites nous ont fait connaître, mais avec des caractères de la même famille, beaucoup plus simples, et qui se rapprochent davantage de ceux des inscriptions du Safa dont il sera question plus loin, et des inscriptions tbamoudéennes découvertes par Ch. Huber dans le nord de l’Arabie. Ces inscriptions se rencontrent spécialement dans la partie la plus septentrionale de l’Yémen, où les auteurs anciens plaçaient le royaume des Mynéens. Elles contiennent, à ce que l’on dit, une foule de noms de rois, c[ui portent des titres différents, correspondant à des époques différentes, et chacune de ces séries royales est représentée par cinquante ou soixante noms, si bien cpie l’on serait obligé de rapporter ù une époque très reculée les premières de ces inscriptions. D’après l’opinion de certains savants, elles remonteraient jusqu’aux environs de Tan looo; d’après les calculs les plus modérés, elles iraient en tout cas jusqu’au v® ou au vi® siècle avant notre ère, et, à cette époque, le royaume de Saba avait' son alphabet tout formé et son épigrapliie.’

Quand les inscriptions de M. Glaser seront publiées, on pourra se faire une idée plus exacte de leur antiquité, et se livrer à un examen comparé de l’alphabet mynéen, qui permette d’en établir la fdiation. Dès à présent, ces découvertes donnent un certain poids à l’opinion qui voit dans l’alphabet bimyarite un dérivé du phénicien arcba'ique et le rattache à l’ancienne civilisation sabéenne, qui a laissé de si profonds souvenirs dans l’imagination des peuples sémitiques, au temps où la reine de Saba rendait visite à

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