VU supra, pp
10 l'église dans l'ouest canadien
obtenu grâce à l'aide des catholiques romains a été prostitué pour effectuer leur propre déchéance. »
Le gouvernement Greenway commença sa campagne de persécution par un acte de spoliation. En conformité avec une clause de la loi des écoles qui déclarait que «chaque section du Bureau [d'éducation] peut mettre en réserve pour des cas imprévus une somme ne dépassant pas 10 pour cent de sa part d'appropriation10», la section catholique de ce bureau avait amassé, à force d'économies et même de sacrifices personnels de la part de ses membres et d'autres, un fonds de réserve se montant à $13.879. 47. Le 12 juillet 1889, le gouvernement G-reenway demanda cette somme à M. Th.-A. Bernier, surintendant des écoles catholiques, en remarquant que «cette demande n'a trait qu'à un détail d'administration interne, et aucunement à la propriété de la somme indiquée; la somme est sans contredit un droit inaliénable et ne fera jamais l'objet du moindre doute " ».
S 'appuyant sur cette explication, Bernier versa dix jours après cette somme au gouvernement. Mais, au lieu de la mettre au crédit du département auquel elle appartenait, ou du moins de l'employer à des fins analogues à celle pour laquelle elle avait été amassée, le trésorier provincial l'inscrivit comme
10. Mgr Taché. A Page of the History of the Schools in Manitoba, p. 31.