‹ Histoire de l'Église catholique dans l'Ouest canadienChapitre 100 sur 195 · Life and Travels of Thomas Simpson, p. 89; Londres · texte numérisé non relu

Life and Travels of Thomas Simpson, p. 89; Londres

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des métis, il parvint parfois à y faire plus de bien que parmi ses inconstants Peaux-Eouges.

Nous avons déjà parlé de travaux de nature jusque-là inconnue à la Eivière-Rouge, de bâtiments en pierre qui s'y étaient récemment construits. La mission catholique ne fut pas la seule à tenter ce genre d'ouvrage. Dès l'année 1832, la compagnie de la baie d'Hudson avait commencé, près de la jonction des deux rivières, l'érection d'un fort en pierre qui devait devenir fameux dans l'histoire du pays. C'était une vaste enceinte formée de murs très solides qui avaient 260 pieds de long et étaient munis de créneaux et de bastions, dans laquelle se dressaient les bâtisses communes à cette espèce de construction: des magasins, des entrepôts, une poudrière et des résidences pour les officiers et les employés.

Cet important poste, qui allait remplacer le fort Douglas, ne fut terminé qu'en 1834.

Nous parlons, on le comprend, du célèbre fort Garry, ainsi nommé en l'honneur de Nicolas Garry, un des principaux membres du Comité de la compagnie de la baie d'Hudson à Londres, qui était venu peu auparavant organiser le nouveau corps commercial qui résulta de l'amalgame de la compagnie du Nord-Ouest avec celle de la baie d'Hudson.

Quelque temps avant le jour de Noël 1834, un commis du nom de Thomas Simpson, qui devait périr misérablement après avoir accompli d'impor-

tantes explorations sur la côte septentrionale de l'Amérique, se trouvait dans le nouveau fort occupé à payer les employés de sa compagnie, lorsque l'un d'eux, Antoine Larocque, las d'attendre son tour, pénétra hardiment dans le bureau de l'Anglais et demanda ce qui lui revenait en des termes qui frisaient l'insolence.

Pour toute réponse il reçut de Simpson, non pas l'argent qu'il demandait, mais un coup de tisonnier en fer qui manqua de lui fracturer le crâne.

Le Canadien pouvait être dans son tort ; pourtant il est permis de présumer que le traiteur n'était pas lui-même au-dessus de tout blâme si l'on considère qu'un de ses propres compatriotes, Eobert-M. Ballantyne, admet dans l'un de ses livres qu'il «était d'une nature hautaine-».

La figure toute couverte du sang qui s'échappait de sa blessure, Larocque sortit précipitamment du fort et se montra à un certain nombre de métis qui se trouvaient dans les environs. Après les premiers moments de stupéfaction, ceux-ci résolurent de faire payer cher l'acte de violence dont l'Anglais s'était rendu coupable. De bouche en bouche la nouvelle courut comme un tramée de poudre que Simpson avait attenté à la vie d'un des leurs.

— Il faut qu'on nous le livre, s'écrièrent les métis. Il va payer son crime!

Les choses prenaient décidemment une mauvaise tournure.

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