Ibid., p
16. Ibid., pp. 290-91. Le même auteur dit encore (ibid., p. 291) : " La mission protestante avait aussi des fonds à sa disposition, au moyen desquels M. Cowley pouvait nourrir et vêtir ses néophytes, tandis que le pauvre prêtre n'avait que l'instruction à leur offrir, "
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Ross n'est pas le seul auteur protestant qui ait noté les désavantages qui entravaient l'action du missionnaire catholique. « Les prêtres catholiques eurent à surmonter de nombreuses difficultés », écrit Alexandre Begg, « et, à cause de leur pauvreté, ils ne purent étendre la sphère de leurs travaux aussi rapidement que les missionnaires protestants. Mais ce qui leur manquait en ressources matérielles était chez eux compensé par une persévérance pleine de dévouement, et graduellement ils se frayèrent un chemin au travers des obstacles et des désappointements ". »
Ce que les écrivains protestants ne disent point, mais ce qu'assurent tous les missionnaires catholiques, c'est l'usage peu honorable que les ministres firent souvent de leur argent. Leurs libéralités à des gens si mercenaires que les Sauteux et les Cris sont la meilleure explication des quelques succès relatifs qu'ils obtinrent. Mais leurs rivaux étaient tout disposés à les laisser jouir de pareils succès; car ils estimaient que des âmes achetées ne pouvaient être des âmes conquises, et bien souvent la permanence de ces soi-disant conversions se mesurait à la persévérance du ministre dans ses libéralités.
Rien ne serait plus facile que de donner au fur et à mesure que nous avancerons dans notre récit des exemples de ces coûteuses conquêtes. Si nous citons les suivants, c'est parce qu'ils ont trait aux pre-