‹ Histoire de l'Église catholique dans l'Ouest canadienChapitre 12 sur 195 · HÉRAUTS DE LA CKOIX · texte numérisé non relu

HÉRAUTS DE LA CKOIX

troncs d'arbres et de claie avec des toits d'écorce^ Lavérendrye dit expressément qu'il adopta pour ces constructions le site que lui avait indiqué le P. Mesaiger, qui basa lui-même ses préférences sur l'abondance du poisson et du gibier.

Cette fondation se fit dans l'automne de 1732. Le manque de provisions empêcha d 'aller plus loin cette année-là.

Le printemps suivant, l'explorateur envoya son neveu à Montréal, pour y rendre compte du progrès de l'expédition. Le P. Mesaiger, dont la santé laissait à désirer, s 'en retourna avec lui.

Le 27 septembre, les canots qui avaient été expédiés à Michillimakinac, à l'extrémité occidentale du lac Huron, pour y chercher des provisions et des marchandises, revinrent. On découvrit alors que les effets qu'ils avaient amenés étaient mal assortis et de peu d'utilité pour le commerce avec les Indiens. Pourtant, comme les Cris et les Assiniboines du lac Winnipeg demandaient à grands cris un poste de traite plus rapproché d'eux, Lavérendrye en établit un, dans l'automne de 1734, à l'embouchure de la rivière Winnipeg, qu'il appela Maurepas, en l'honneur du ministre des colonies qui avait assez peu fait pour lui.

Jean-Baptiste, son fils aîné, dirigea l'érection de ce fort.

Quant au chef de l'expédition lui-même, écrasé

5. Beauharnois, 28 sept. 1733. Aussi, lettre du P. Aulneau au P. Bonin (The Atdneaii Collection, p. 72; Montréal, 1893).

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par de fortes dettes et des difficultés qui s'ensuivaient avec ses gens et ses fournisseurs, il crut nécessaire de descendre à Montréal, qu'il atteignit le 25 août 1734. Il ne devait alors pas moins de 43,000 livres. Pour satisfaire ses créanciers, il n'avait d'autre actif que la perspective des nombreux ballots de fourrures qu'il croyait devoir résulter de ses découvertes. Jusqu'alors ses trois postes ne lui en avaient rendu que six cents ®.

Il descendit jusqu'à Québec, et dut se résigner à affermer pour cinq ans ses établissements à ses créanciers, auxquels il accordait le droit de les exploiter au moyen d'agents pendant que lui, délivré de tous soucis commerciaux, se dévouerait complètement à la découverte de l'Ouest. Au moment même où il se sacrifiait ainsi, son plus jeune fils, un garçon de dix-huit ans nommé Louis-Joseph, se préparait par de sérieuses études à Québec pour la tâche de faire la carte de la contrée où il devait plus tard joindre l'expédition.

Puis, pour remplacer le P. Mesaiger qui ne pouvait retourner, le P. Jean-Pierre Aulneau de la Touche, S. J., reçut son obédience pour l'Ouest \ Sa mission finale était l'évangélisation des Mandanes

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