‹ Histoire de l'Église catholique dans l'Ouest canadienChapitre 135 sur 195 · ARRIVÉE DES OBLATS · texte numérisé non relu

ARRIVÉE DES OBLATS

Sachons dire à nos parens ; quid me quœrehatis? - »

Cette inconstance des compagnons de travail de Provencher était d'autant plus pénible à ce prélat que, dans un diocèse voisin de son propre district, celui de Dubuque qui ne comptait alors que quelques années d'existence, il y avait déjà onze prêtres, dont la plupart venaient de France ^

C'est pourquoi, las de l'anxiété et des désappointements qui avaient jusque-là accompagné ses eiïorts pour se recruter un clergé au Canada, l'évêque de Juliopolis avait pensé à obtenir la coopération de l'un des ordres religieux qui florissaient en Europe, et avait demandé à M^"" Bourget, évêque de Montréal, de faire tous ses efforts pour lui procurer des Jésuites. Au cours d'une visite ad limina (1841), ce prélat avait eu une entrevue avec le général de ce célèbre institut. Le résultat n'en paraît pas avoir été trop défavorable, et le pasteur délaissé sur les bords de la Eouge commençait à se bercer de l'espérance qu'il aurait avant longtemps de ces bons pères avec lui. Ses lettres trahissent cette attente durant 1842, et, à la fin de l'année suivante, il ne désespérait pas encore de voir son rêve réalisé *.

Mais la Providence avait d'autres plans.

En réponse à l 'appel du saint évêque de Montréal, des représentants d'un ordre religieux bien plus

2. 17 août 1823, On pourrait peut-être dire qu'ils avaient besoin des liens créés par la vie religieuse pour s'adonner avec quelque constance à la vie du missionnaire dans un pays si sauvage.

3. Provencher à l'évêque de Québec; Saint-Boniface, 30 juin 1842.

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