Saint-Boniface, 29 août
282 l'église dans l'ouest canadien
était, pensait-il, Phomme de la situation; mais on pourrait s'objecter à sa promotion à cause de sa nationalité. Les plus vieux de ses prêtres n'avaient guère les qualités requises pour le gouvernement d'un diocèse. «Ils ont plus varloppé qu'étudié"», remarquait-il, pensant évidemment à M. Belcourt dont il mentionne à différentes reprises l'atelier de menuisier, auquel il ne peut s'empêcher de croire qu 'il consacre trop de temps ^^
Il ne voyait que Laflèche pour ce poste; mais ce prêtre n'avait que 27 ans ! Est-ce que d'autres prêtres séculiers n'allaient point venir du Bas-Canada, même après l'arrivée des OblatsI II l'espérait fermement. De fait, il croyait encore leur concours nécessaire ^^.
Mais les événements devaient prouver qu'en cela il se trompait. Durant les dix-sept années qui s'ensuivirent, pas un seul prêtre ne vint dans l'Ouest à moins que ce ne fut pour y travailler comme Oblat, immédiatement ou peu après son arrivée.
M. Mayrand s'en alla le 29 août 1845, et le P. Auberi, avec son unique novice et futur confrère, se constitua à l'évêclié l'élève de M. Belcourt en sauteux. La santé de M. Laflèche était mauvaise, et cette circonstance l'avait empêché de se rendre au