LE P. AUBERT, O. M. I
AKEIVÉE DES OBLATS 281
drye. Il avait fait ses études au séminaire de Montréal, où il était entré le 1"' septembre 1841, et avait été admis depuis quelque temps au noviciat des Oblats à Longueil'' lorsque ses supérieurs pensèrent que, en dépit de sa jeunesse et de sa position encore incertaine dans l'ordre, il était destiné à réussir dans les missions de la Eivière-Rouge.
En contemplant ce novice à l'aspect juvénile et engageant, l'évêque de Juliopolis était loin de se douter qu'il avait devant lui celui qui devait être son successeur, un grand prélat qui couvrirait d'un lustre éclatant le siège de Saint-Boniface, et deviendrait le plus grand Canadien de l'Ouest.
Une fois la première impression défavorable passée, Provencher écrivit à son ami de Québec, l'évêque de Sydime: « Deo gratias! voilà au moins de la graine de religieux; c'est sur cette espèce d'hommes que je compte depuis longtemps pour travailler efficacement aux missions sauvages. Le E. P. Guignes m'en fait espérer d'autres pour l'été prochain. Je vais lui écrire en conséquence. M. Thibault en demande deux. M. Laflèche en voudroit un de son côté ". «
Le Pape avait dit à Provencher de chercher quelqu'un qu'il put nommer vicaire-général et initier au mécanisme de l'administration. Le prélat regrettait de ne pouvoir le faire immédiatement. Le P. Aubert
12. Où il avait eu pour maître des novices le P. Allard, qui devint subséquemment évêque et vicaire apostolique dans l'Afrique australe.