‹ Histoire de l'Église catholique dans l'Ouest canadienChapitre 147 sur 195 · Portage-la-Loche, 24 juil · texte numérisé non relu

Portage-la-Loche, 24 juil

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de son voyage que, cédant lui-même à l 'enthousiasme général, il aurait voulu «prolonger l'été suivant ses courses jusque chez les dernières nations qui habitent notre terre, » d'autant plus qu'il « paroit que toutes les nations qui sont connues d'ici au pôle ont le même désir de connoître Dieu ^ ».

Après la ferveur extraordinaire des Indiens du Grand-Nord, ceux des plaines occidentales (Cris, Assiniboines et Pieds-Noirs) lui paraissent bien tièdes dans leur amour de la prière et la pratique des vertus chrétiennes, absorbés qu'ils sont par leurs guerres incessantes et corrompus par l'eau de feu que leur servent des blancs encore pires qu'eux parce qu'ils abusent de plus de grâces *.

Revenant à Edmonton le 3 janvier 1846, M. Thibault trouva à ce poste le P. de Smet, S. J., qui avait péniblement essayé de trouver les Pieds-Noirs, ennemis irréconciliables des Têtes-Plates, sauvages des Etats-Unis. Il voulait faire au nom de ces derniers des propositions de paix aux premiers dans le but de rendre ses propres gens du Nord-Ouest américain plus aptes à recevoir la lumière de l'Evangile. Il avait erré si longtemps sur la plaine dans l'espoir de les trouver que son guide avait fini par l'abandonner, et il aurait probablement péri de misère s 'il n'était providentiellement tombé sur le fort Edmonton.

Quatre mois plus tard, Thibault mentionnait dans

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