‹ Histoire de l'Église catholique dans l'Ouest canadienChapitre 149 sur 195 · Thibault à Provencher, 3 juin · texte numérisé non relu

Thibault à Provencher, 3 juin

7. " Il m'est absolument impossible de décrire les transports de joie et d'allégresse avec lesquels ces pauvres sauvages m'ont reçu", écri-

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jusqu'à la rivière la Paix et même au Petit lac des Esclaves, points géographiques qu'il fut le premier prêtre à voir, il administra cent - sept baptêmes. Plus tard, il rencontra des envoyés des Sékanais, autre tribu dénée qui erre continuellement sur les deux versants des montagnes Rocheuses. Ces nomades se plaignirent à lui d'être délaissés, et de n'avoir aucune part aux bonnes choses du ciel qu'il distribuait partout; en sorte qu'il dut leur promettre une visite.

Les consolations étaient moins abondantes à la Rivière-Rouge. Il est vrai que l'évêque trouvait un grand sujet de joie dans l'œuvre si chrétienne que les religieuses y accomplissaient. Au mois de juin

1845, elles avaient déjà quatre-vingts enfants dans leurs c'iasses ^ D'autre part, bien qu'elles fussent si éloignées du berceau qui les avait vues naître à la vie religieuse, il semblait que leur institut ne fût pas destiné à l'extinction dans leur pays d'adoption, puisque trois postulantes y prirent l'habit le 17 juin

1846, et une autre devait les imiter avant la fin de cette année ". Mais une grande épreuve devait alors

vait-il le 10 décembre 1845 du fort de la Grande-Prairie. " Je les voyais courir de loge en loge aussitôt qu'ils m'ont aperçu pour avertir que l'homme de Dieu arrivoit. J'ai eu beaucoup de peine à entrer dans le fort, car il m'a fallu donner la main à tous, petits et grands. . . Leur ardeur étoit si grande qu'ils ont mieux aimé jeûner quelques jours, et plusieurs qui étoient déjà partis, avertis de mon arrivée, sont revenus sur leurs pas. J'ai fait 107 baptêmes. "

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