Correspondence relative to the Complaints, etc. p
TEOUBLES ET CONSOLATIONS 319
dans des termes très modérés. Elle était datée du 17 février 1847.
De concert avec son équivalent anglais, elle provoqua une longue correspondance entre les gouvernements britannique et canadien, les autorités de la compagnie de la baie d 'Hudson à Londres et en Amérique, M. Isbister et un grand nombre de personnages publics dans les plus hautes comme dans les plus basses sphères, partis qui étaient tous armés de mémoires et de documents de toutes sortes, pour et contre l'objet de la pétition. Ces différentes pièces forment 115 pages in-folio sous le titre : Correspondence relative to the Complaints of the Inhabitants of the Red River Settlement.
Lia structure de la puissante corporation trembla jusque dans ses fondations, et, malgré l'exagération évidente de partis intéressés, le bien-fondé de plusieurs accusations très graves contre elle fut complètement établi.
Le résultat immédiat en ce qui regardait l'Eglise fut que M. Belcourt dut quitter le pays. Le gouverneur de la Compagnie, sir George Simpson, demanda péremptoirement son rappel à l'archevêque de Québec, et insinua même que, en cas de refus, il ferait peser le poids de son ressentiment sur tout le clergé catholique de la Eivière-Rouge. Une retraite plus ou moins longue s'imposait donc pour ce missionnaire, et il retourna dans l'Est (1847).
Dans cette circonstance la Compagnie se mit dans son tort en insultant gratuitement sa victime. M.
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Belcourt, en effet, ne put quitter la Rivière-Eouge qu'après avoir été formellement cité à comparaître devant le shérif, en compagnie de M. Thibault, sous l'accusation d'avoir des fourrures en sa possession. Belcourt nia sans hésitation, mais l'officier refusa de le croire et voulut absolument examiner sa malle, dans laquelle il ne trouva rien de compromettant. M. Thibault fut également exonéré. M. Christie fut la personne responsable de cette insulte ®.
Malgré les capacités incontestables de M. Belcourt, surtout comme linguiste, Provencher fut d'avis qu'il était préférable de le mettre à la tête d'une paroisse du Bas-Canada \ Mais le même missionnaire qui avait au début manifesté tant de répugnance à s 'arracher à Sainte-Martine, voulait absolument retourner au théâtre de ses longs travaux. Il en écrivit deux fois à sir Georges, alors à Lachine ®, et, le 3 mars 1848, considérant les services que le prêtre avait rendus et lui donnant crédit pour de bonnes intentions dans la récente intervention dans les affaires de la colonie, le gouverneur eut la magnanimité (?) d'intercéder pour lui près de l'archevêque de Québec et de lui demander de le renvoyer à la Rivière-Rouge.
Mais on comprit que l'époque où il pouvait y faire le bien était passée. On lui permit de retourner aussi près du vicariat apostolique de Provencher qu'il le