‹ Histoire de l'Église catholique dans l'Ouest canadienChapitre 164 sur 195 · août · texte numérisé non relu

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En conséquence, après avoir demandé le consentement de M^ de Mazenod, son supérieur général, il pria Rome de remplacer par son nom celui de M. Laflèche sur les bulles qui avaient été expédiées pour ce dernier -^

Nous ne pouvons nous empêcher d'admirer ici les voies de la Providence et les moyens dont elle se sert pour arriver à ses fins. La révolution de 1848 avait laissé des traces sur presque tous les points de l'Europe continentale, mais surtout en France où elle avait pris naissance. Or, à cette époque comme aujourd'hui, la France contribuait autant au soutien des missions étrangères que tous les autres pays ensemble. A cause des troubles qui venaient de la bouleverser, on craignait que la source de sa générosité ne fut tarie. D 'où la nécessité, pensait-on, non seulement d'épargner, mais même de ne garder que les missions qui ne pouvaient être abandonnées sans trop de préjudice pour les âmes.

Le cas des postes qui dépendaient de la Eivière- Eouge était encore plus désespéré. On avait représenté à M^ de Mazenod que le pays où ils se trouvaient n'avait aucun avenir, et ne pourrait même pas fournir plus de travail que de ressources à ses Oblats. Il était donc plus que vraisemblable que si la lettre de M^"" Provencher était parvenue au supérieur général avant que Rome eût tranché la question, il aurait refusé son consentement à une mesure

22, Saint-Bonif ace ; 29 nov. 1849.

Mgr De MAZENOD

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