‹ Histoire de l'Église catholique dans l'Ouest canadienChapitre 163 sur 195 · TROUBLES ET CONSOLATIONS · texte numérisé non relu

TROUBLES ET CONSOLATIONS

et de plaies aux jambes. Il ne fallait donc pas penser à lui.

Comme la mission de Saint-François n'occasionnait pas nécessairement de grands déplacements, le prêtre invalide y fut nommé.

A Saint-Boniface, deux jeunes Oblats, les PP. Maisonneuvè et Tissot ^°, étaient arrivés de France l'année précédente (1848), et n'attendaient qu'un mot des autorités pour voler à l'Ile-à-la-Crosse, où les PP. Taché et Faraud faisaient des merveilles. Quant au P. Aubert, il fut rappelé au Canada en 1850, en sorte que, laissé à lui-même, le vénérable prélat n'en sentit que plus la nécessité d'avoir quelqu'un qui put l'aider à porter le fardeau qui commençait à peser d'une manière inquiétante sur ses épaules.

Il désespérait de M. Laflèche. En dehors de lui il n'avait aucun choix: malgré sa jeunesse, le P. Taché était évidemment l'homme de la situation. Il connaissait le pays et plusieurs de ses langues, était capable et instruit, et, par-dessus tout, il appartenait à une congrégation religieuse. Une fois sacré, cette congrégation ne pourrait en honneur abandonner les missions qu'il serait appelé à diriger. « Il faut que ce diocèse tombe aux Oblats ; il ne pourra pas se pourvoir de sujets sans cela », mandait-il à M^' Turgeon ^\

20. Ce dernier n'était que scolastique lorsqu'il arriva à Saint- Boniface.

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