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3. Un vicaire des missions est, chez les Oblats, le supérieur de plusieurs missions ensemble, l'équivalent d'un provincial, avec cette différence que les postes qui dépendent de lui sont moins importants comme personnel et organisation religieuse.
pourrait manquer de résulter de l'adoption de pareille mesure serait injurieuse aux intérêts spirituels et temporels des Indiens * ».
Sans se laisser abattre par cette rebuffade, les mêmes prélats firent une nouvelle tentative dans le même sens en janvier de l'année suivante. Ils regrettaient l'aversion pour leur Eglise que trahissait ce refus, et étaient peines des raisons sur lesquelles on se basait, après que les missionnaires catholiques avaient toujours travaillé pour les meilleurs intérêts du peuple sans distinction de croyances, au lieu de causer des collisions qui auraient milité contre l'objet même de leurs travaux.
Ils terminaient ainsi leur mémoire : « Inutile de rappeler à votre Comité les puissants motifs qu'a votre honorable Compagnie d'user de sa charte avec une telle modération que cette charte ne provoque point de plaintes contre les immenses privilèges qu 'elle confère. »
Cette attaque voilée du document autour duquel avaient roulé tant de débats ne fut point du goût des potentats du commerce des pelleteries. Leur seconde réponse fut encore plus décourageante que la première. Ils disaient aux évêques :
« Le Comité est persuadé que si vous relisez les mots auxquels vous faites allusion, vous verrez que c'est contre l'hostilité des croyances et non contre ceux qui les professent qu'il est anxieux de protéger
4. A. Barclay, secrétaire de la compagnie de la baie d'Hudson, 24 août 1850.
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les indigènes de son territoire. Pour ces raisons et d 'autres encore, il a fait des préparatifs, par la dotation du diocèse de la Terre de Eupert, pour étendre davantage dans le pays le système de missions adopté par l'Eglise d'Angleterre, qu'il se propose d'aider autant qu'il est en son pouvoir. Et il n'a aucune crainte de perdre dans l'estime publique ou de mettre sa charte en danger en préférant les missionnaires protestants aux prêtres catholiques romains comme instructeurs de la population indigène ^ »
Après une semblable admission de partialité, il n'y avait plus rien à espérer de ce côté pour les missions catholiques, et on laissa tomber la question.
Dans l'impossibilité de rien faire pour les catholiques de York, Provencher tourna son attention vers un poste plus près de lui. Dans le cours de 1850, les métis de Saint-François-Xavier reçurent deux religieuses, les sœurs Lagrave et Lafrance, qui établirent immédiatement une école pour les enfants de cette localité.
Les autorités locales de la Compagnie et même les ministres protestants de la Eivière - Eouge, qui étaient plus à même d'apprécier les services des prêtres catholiques, étaient plus accommodants que les directeurs à Londres de cette même corporation. Le l^' mai 1851, le Eév. William Cochrane ^ pro-