‹ Histoire de l'Église catholique dans l'Ouest canadienChapitre 38 sur 195 · Lettre datée du 12 sept · texte numérisé non relu

Lettre datée du 12 sept

COLONIE DE LA EIVIEEE EOUGE 85

qu'il était, Macdonell se riait des obstacles, et aussi parce que ce dernier donnait «n'importe quelle somme pour la viande dont ses gens avaient besoin, ce qui, déclarait le commerçant, doit faire tort à notre marché même dans l'avenir"».

Quant à la compagnie du Nord-Ouest, son opposition au projet de colonisation dans un pays oîi elle croyait avoir les premiers droits commençait à se dessiner sérieusement. Avant même que les colons de Macdonell fussent arrivés à la Rivière-Rouge (comme on devait appeler le pays où ils allaient s'établir), l'un de ses membres les plus en vue, John McLeod, écrivait en toutes lettres qu'il ne voulait point voir au pays « le mélange de canaille irlandaise et d 'honnêtes Ecossais « rêvé par le chef des nouveaux venus, et il remarquait, avec une sollicitude évidemment intéressée, que, dans la contrée qu'on se proposait de mettre en culture, « la mouche maringouin )> causait en été une détresse encore moins supportable que « la morsure du froid en hiver ^ ».

Cependant, comme la saison était trop avancée lorsque la troupe de Macdonell aborda à la baie d 'Hudson, elle dut hiverner dans des cabanes élevées à la hâte sur les bords du fleuve Nelson, quelques milles en haut du fort.

Pendant l'ennuyeuse période d'inaction qui s'ensuivit, Macdonell put se convaincre que l'abbé Bourke n'était point l'homme qu'il lui fallait comme

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