‹ Histoire de l'Église catholique dans l'Ouest canadienChapitre 44 sur 195 · The Bed Eiver Seulement, p. 21 ; Londres · texte numérisé non relu

The Bed Eiver Seulement, p. 21 ; Londres

21. Le pemmicaD, la nourriture journalière de l'Ouest et du Xord tant que durèrent les bufBes, était fait de viande maigre, taillée en minces bandes, puis séchée au soleil, pilée en une espèce de poiissière et enfin convertie en une pâte solide par l'addition de graisse

COLONIE DE LA KIVIÈEE EOUGE 93

d'un homme qui était alors le principal actionnaire de la compagnie de la baie d'Hudson. Cette seule considération suffisait, aux yeux des traiteurs du Nord-Ouest, pour légitimer toute l'opposition qu'on pourrait faire à la réussite de ses projets.

C'est pourquoi ils déguisèrent en Indiens leurs employés métis stationnés au fort Gibraltar, leurs quartiers généraux situés dans l'angle formé par la jonction de l'Assiniboine avec la Eouge ", et ces prétendus sauvages s'acquittèrent si bien de leur rôle qu'ils frappèrent de terreur les pauvres Ecossais et Irlandais dont pas un « n'avait jamais mis le fusil à l'épaule ou tiré un coup de feu dans sa vie », comme Miles Macdonell nous l'apprend''.

Or, les mêmes individus qui gratifièrent les nouveaux venus d'une si hostile démonstration étaient précisément ceux qui les guidèrent à Pembina et méritèrent par leurs bons procédés la reconnaissance des émigrés. Quand ceux-ci parurent pour la première fois à la Eivière-Rouge, les métis « agissaient sous l'influence de la compagnie du Nord- Ouest », remarque Eoss ; « mais en se rendant à Pembina dans cette occasion, ils étaient libres d'agir à leur gré. Et il est bon de remarquer ici que l'insolence et la hauteur de ces gens quand ils se trouvaient sous les yeux de leurs maîtres [de riches

fondue. Le tout était congei-^é dans des sacs de cuir appelés " taureaux ", qui donnaient souvent leur nom au contenu.

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