‹ Histoire de l'Église catholique dans l'Ouest canadienChapitre 47 sur 195 · York Factory; à A. Wedderburne, 1 cet · texte numérisé non relu

York Factory; à A. Wedderburne, 1 cet

jurèrent que l'édit de Macdonell resterait lettre morte.

Aussi, le printemps suivant, le gouverneur dut-il envoyer sous double escorte un nommé John Spencer saisir les provisions qu'ils avaient accumulées à leur fort de la rivière Souris, procédé rigoureux et peut-être prématuré qui ne servit qu'à envenimer les rapports entre la colonie et les traiteurs français. Ceux-ci protestèrent, mais ne firent aucune résistance. Après avoir enfoncé les portes avec des hachettes, les satellites de Spencer saisirent 500 sacs de pemmican, 100 ballots de viande sèche et 96 barils de graisse : en tout 60,000 livres environ de denrées qu'ils emportèrent à leur propre établissement, le fort Brandon.

Une autre saisie fut faite pendant l 'hiver de 1814- 15 sur les plaines de ce qui est aujourd'hui le Dakota septentrional. Un parti de quinze hommes s'empara, au nom du gouverneur, des provisions qu'un Canadien-français, nommé Desmarais, avait faites pour la compagnie du Nord-Ouest avec l 'aide de plusieurs autres employés.

. Ces actes de violence, que des courriers spéciaux portèrent à la connaisance de tous les postes de la corporation, exaspérèrent maîtres et serviteurs, ces derniers surtout auxquels on fit croire que les organisateurs de la colonie — gens inféodés à la compagnie de la baie d'Hudson — ne se proposaient rien moins que de les chasser du pays où beaucoup d'entre eux avaient vu le jour.

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