Op. cit., pp
25. Ihid., p. 23. Le Dr G. Bryce écrit (Eomantic Seulement of Lord SelUrJc's Colonists, p. 85; Toronto, 1909) que "le gouverneur Macdonell fit tout ce qu'il put pour eux, et réussit à leur assurer les services des Indiens Sauteux, qui étaient bien disposés, pour les guider et les protéger pendant qu'ils iraient chercher des quartiers généraux à Pembina ". Or la seule autorité de première main que nous ayions sur ce point, Alexandre Eoss, dit expressément que les prétendus Sauteux " étaient une bande composée d'un mélange de gens libres [c'est-à-dire Canadiens-français], métis et quelques rares Sauteux" {Bed Biver Settlement, p. 22).
COLONIE DE LA EIVIÈEE EOUGE 95
Et ces menées cruelles des représentants de cette corporation n'étaient pas adoptées comme représailles pour l'arrogance de Miles Macdonell, ainsi qu'ils le prétendirent ensuite. Nous lisons, en effet, dans une lettre que William Auld écrivit de la factorerie de York avant même que le gouverneur eut jamais vu la rivière Rouge : « Je sais que les Canadiens'® auront un parti d'hommes qui précéderont [M. Sinclair] dans le but d'alarmer et de pourchasser les bisons afin d'arrêter la marche [de Macdonell] -\ »
Dans ces circonstances, mû par le sentiment de sa responsabilité vis-à-vis de tant de monde dont la vie était comme entre ses mains, le gouverneur se crut autorisé à mettre l'embargo sur celles des provisions de bouche qui n'étaient point absolument nécessaires au soutien des traiteurs et de leurs gens. Se basant sur les droits qu'il tenait du comte de Selkirk sur le territoire dont celui-ci était le propriétaire, il défendit (8 janvier 1814), sous peine de confiscation, l'exportation de ces denrées durant l'espace de douze mois. Elles devaient être «prises pour l'usage de la colonie », et « elles seraient payées au taux usuel en billets de banque du Royaume- Uni ».
Les traiteurs du Nord-Ouest (comme leur compagnie était souvent appelée par abréviation) furent pris d'indignation en apprenant cette mesure, et