‹ Histoire de l'Église catholique dans l'Ouest canadienChapitre 57 sur 195 · A Lord Selkirk, 8 avril · texte numérisé non relu

A Lord Selkirk, 8 avril

8. M. Eoux, vicaire général de Montréal, écrivait à Mgr Piessis (2-4 mai 1803): "Il a paru un peu dissipé; mais au total je crois qu'il fera un bon sujet. S'il est en bonne compagnie, il fera un prêtre fervent. " Plus de deux ans après, le vicaire général était heureux de constater qu'il avait été bon prophète. Il dit, en effet, dans une lettre au même prélat datée du 13 oct. 1805 : " Nous avons été très édifiés de sa conduite pendant son séjour à Montréal, et spécialement pendant la retraite. Ce jeune homme a du talent, de la santé, de la vertu, et il y a lieu de croire qu'il rendra des services à l'Eglise, "

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blique, ajoutant comme pour prévenir toute objection de la part de la compagnie du Nord-Ouest: «L'ange de paix que j'envoie a pour objet de se rendre utile à tout le monde sans prendre aucun parti ". »

En conformité avec ce plan, M. Tabeau partit pour la Rivière-Rouge. Mais ayant appris au lac la Pluie le massacre du 19 juin, il jugea parfaitement inutile d'aller parler de mission catholique dans un pays décliiré par une discorde qui enfantait de si sanglants résultats. Il retourna donc dans l'Est sané avoir été plus loin, mais il prit son temps pour envoyer son rapport à l'autorité épiscopale, lequel était opposé à tout établissement de nature permanente à la Rivière-Rouge. Dans les circonstances, des visites périodiques étaient, pensait-il, parfaitement suffisantes.

Mais les raisons mêmes qui détournaient Tabeau de l'idée d'un poste fixe poussèrent le comte de Selkirk à remuer ciel et terre pour en obtenir un pour sa colonie éprouvée. Sa détermination sur ce point était si bien prise que, avant que M^"" Plessis put recevoir le rapport de son représentant, le milord Ecossais chargea un M. F. de Chambault (ou plutôt Descliambeault) de rappeler à l'évêque la nécessité d'envoyer immédiatement un prêtre à ses colons et aux gens plus ou moins vagabonds dont ils étaient entourés.

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