Pathfinders of the West, p
ABOEIGÈNES ET FOUKEUEES 13
(c'est-à-dire la femme Eaclisson) « dans la croyance qu'elle avait embrassé la religion catholique ^° », supposition qui ne serait guère venue à l'esprit de l 'Anglais protestant si son beau-fils avait réellement professé la même foi que lui.
Cependant nous ne saurions nier que, après une vie passée presque tout entière au milieu des sauvages, Radisson ne pourrait être cité comme un modèle d'honorabilité. Il faut avouer que les scrupules ne le gênaient guère quand il s'agissait d'atteindre ses fins. Deux fois traître à son propre pays, il ne paraît pas avoir beaucoup plus respecté la vérité en décrivant ses voyages qu'il ne fit preuve de fidélité à l'égard de son roi. Son journal, outre qu'il est si vague dans ses détails topographiques, contient des assertions auxquelles il est difficile d'ajouter foi ; comme, par exemple, quand il dit avoir rencontré un jour une bande de trois cents ours " ! Une autre fois, il voudrait nous faire croire que, de concert avec Desgroseillers, il tua six cents orignaux près d'un lac dans le voisinage de la baie James ^^ Eien d'extraordinaire, par conséquent, si quelques-unes de ses supputations soient exagérées. Par exemple, il est difficile de le croire quand il affirme avoir vu, au pays des Sioux, un village qui contenait «plus de sept mille guerriers ^^)>, ce qui ferait au moins vingt mille âmes.
10. N.-E. Dionne, Chouart et 'Radisson, p. 154; Québec, 1910.