Provencher à Mgi- Plesis, 15 juillet
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porter dans son cœur, et faisait tout ce qu'il pouvait, étant donné les circonstances, pour en favoriser l'extension. Il publia en 1824 un petit mémoire destiné avant tout à justifier la création d'un évêché dans ce pays lointain. Plusieurs en parlaient comme d'une mesure inutile, ou du moins prématurée. Il en prit occasion pour remarquer qu'à son départ de l'Ouest, on avait déjà administré 800 baptêmes, célébré ou régularisé 120 mariages et fait faire la première communion à 150 personnes. Il ajoutait que ce pays contenait déjà plus de catholiques que n'en avait le district de Boston quand il fut érigé en diocèse.
Puis M. Dumoulin portait aux nues les vertus de l'évêque de Juliopolis, et terminait son factum en sollicitant des souscriptions pour l'aider dans son grand œuvre, se portant lui-même le premier sur la liste de ses bienfaiteurs pour la somme de quinze livres sterling ".
Cette donation, et celles qu'elle appelait, devaient être reçues avec d'autant plus de reconnaissance que la mission de la Rivière-Rouge avait alors grandement besoin du nerf de la guerre. « Les exécuteurs de Lord Selkirk épargnent le plus qu'ils peuvent », écrivait M^ Provenclier, qui allait jusqu'à dire : «Je doute que si la mission était à demander elle ne le serait [pas d'ici à] longtemps. Je doute qu'on nous voit d'un bon œil; M. Halkett
12. Notice snr les Missions de la Bivière-Bouge ; Saiut-Pierre, 10 mars 1824.