Ibid., 1 oct
du clergé se portait vers l'avenir. Les missionnaires auraient voulu tirer des éléments si disparates dont se composaient leurs paroisses en formation des recrues pour remplir leurs propres rangs lorsqu'ils se seraient vus forcés d'abandonner leurs travaux. Dans ce but, ils s 'efforçaient de préparer au sacerdoce des enfants canadiens ou métis. Nous voyons en 1822 Provencher se préoccuper de l'acquisition de dictionnaires français-latins et latinsfrançais, ainsi que de quelques exemplaires des classiques de Rome dont il avait besoin pour ses élèves ^ Plus tard, en juin 1824, il parle de deux jeunes gens, assez bien doués au point de vue intellectuel, qui avaient passé par l'école élémentaire de M. Harper à Saint-Boniface et allaient incontinent commencer leur cours collégial.
Même alors il avait deux autres garçons dans les classiques latins auxquels il faisait lui-même la classe. Ils avaient déjà vu tout VEpitome, le De Viris illustr'ibus, Cornélius Nepos, quatre livres de Quinte-Curce, les quatre Evangiles, les Actes des Apôtres et Vlmitation en latin. «Ils commencent à entendre la versification, » écrit-il ; « ont un abrégé de géographie, et suivent les belles-lettres pour les voir cet été ».
Puis vient l'expression significative d'un souhait cher à son cœur: «Dieu veuille,» dit-il, «qu'ils ne m'échappent point ! * »