V. ESTAT DE PHILIPPE DE CHASSET
Conseiller et trésorier général de noz domaines et finances des contés et seigneuries de Brcisse, Foucigny» Vaulx, Villars et Gourdans, à nous appartenans comme douaygière de Savoye,
Pour neufz moU commençant le premier jour davril lan mil cinq cens et tix et finissant au dernier jour de décembre mil cituj cens et sept. (31 décembre 1507).
Et premièrement : le revenu des chastellenies de^dits pays de Breysse, Foucigny, Vaulx, Villars et Gourdans pour lannee quinze cens et cinq; restants les charges ordinaires, dons, remissions, re^iarations ;
Et ce que le trésorier Bonet et Maistre Loys peulvent avoir receuz pourront valoir par extimation dix neufz mil florins, xix m. fl.
Et sera tenu nostre dict trésorier deans le premier
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jour doctobre prouchain venir rendre compte de toute son entremise par devant nous ou noz dictz auditeurs^ pour, selon la valeur et restants des comptes de noz dicte pays, le charger ou descharger et y donnar appoinctement, par sorte quil ay t en nostre service son quittant de remise.
Les deniers de Bourgogne montant à vingt mil livres et quarante gros, monnoye de Flandres, cpii vaillent, réduites a monnoye de Savoye, trente-trois mil trois cens trente-trois florins quatre gros, xixui m. ui c. xxxm fl. iy g.
Et pour Taffert de la dicte monnoye deux cent cinquante livres qui vaillent a monnoye de Savoye ni c. XV fl. vn g.
Pour ces deux parties, xxxui m. vu cl. fl.
Somme toute de recepte, lu m, vn c. l fl.
Despence.
Sur laquelle somme fournira nostre dict tresourier, pour nostre despence ordinaire, y comprins ce que se peult compter, xvni m. fl.
Pour messaigeries et dons de messaigers, n m. n c.
Lfl.
Pour noz habillemens, de noz femmes et de noz escuiers, deux mil florins par an, u m. fl.
Pour lediffice de Brou, le revenu de Yillars, quatre mil florins pour an, iiii m. fl.
Pour lentretenement des religieux du dict Brou, six ceM florins pour an, yi c. fl.
Pour aulmosnes, ui c. fl.
Pour despens extraordinaires, x m. fl.
Pour nappes, serviettes, linges, pour nous et pour nostre estât, n c. fl.
Pbur gaiges ordinaires de noz serviteurs et officiers domesticques, comptez par noz secrétaires, qui se payeront de quatre mois en quatre mois, vingtdeux mil deux cens quatre florins deux gros, pour an, xxn m, u c. un fl. n gros.
Somme, cinquante-neufz mil cinq cens cinquantequatre florins, deux gros.
Pour les pensions et autres gaiges des cy après nommez noz conseillers et officiers :
Et premièrement :
Monsieur le conte {de Monirevel)^ xii c. nii *» fl.
Monsg' le gouverneur (Laurent de Gorrevod) , u m. fl.
Monse' le président {Mef^cnrin de Gattmare)^ xu c. fl.
Maistre Pierre Pignot, clxvi fl.
Collatéral de Piozasce, vu c. fl.
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Maistre Loyg (Barangi^r^ conseiller et tnaUtre des comptes), nu c. fl.
Trésorier, m fl.
MoBseig' de Beauregard, ui c. fl.
La chambre des comptes^ vu c. fl.
Lieutenant de Breisse, vi c. fl.
Advocat et procureur, iiu c. fl.
Messire Gombet^ l fl.
Concierge de PontdAyns, c fl.
Loys Bieste, c fl.
Odinet Anensche, u c fl.
La norisse, ii c. fl.
Petit Jehan, xl fl.
Sonneries de Yaulx, un c. fl.
Procureur de Foucigny, c fl.
Advocat de Genesve, l fl.
Procureurs et advocats residens au conseil de Monseigneur, u c. fl.
Somme , unze mil quatre cens quatre vingt seize florins.
Pour toute la despence, soixante unze mil florins.
Ainsi semble que mon dict trésorier fournissant a ce que dessus, avoir plus livre que receu. Parquoy, et en ce cas, nous ne sommes contante, et voulons que nostre dict tresourier se rambourse de ce quii
se trouvera avoir plus livré que receu comme dessus, par ses maius, sur tous noz deniers et des finances venants des vingt mil escuz dor dEspaigne deuz pour nostre douhaire ou aultre pour fournir a nostre despence. Et de la reste, pour ce qui est bon payement, le dict tresourier les recepvra et les nous mectra en main en tel payement qu'il les aura receuz , pour en ordonner ce que bon nous semblera.
En oultre, avons accorde a nostre dict tresourier que ses acquitz et descharges des deniers quil délivrera par nostre ordonnance, oultre la despence, gaiges et pensions, seront faictes en francois, affin que de myeulx les puissions entendre , et seront signées et enregistrées par lun de noz secrétaires ordinaires, ainsi quil appartient. Ensemblement seront les comptes du dict tresourier escriptz en francois.
Lesquels comptes il sera tenu nous rendre bien et loyalement devant les auditeurs de noz comptes, ensemble le répliqua. Et sil est trouve que lui debvons , en parole de princesse le promectons payer et entièrement satisfaire.
Et voulons et ordonnons a noz dictz des comptes quils nayent a allouer ne passer ez comptes nulz gaigesy pansions, remissions, dons ne aultres choses quelques soyent, que ne soit par les escriptz et descharges de nostre dict trésorier, pour et affin que
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puissioDs cogDoistre nostre despence a la venire et que nayoDs a payer deux foys.
Par estât faict et œnclud à Bourg , lan et jour dessus dicts, presens le conte de Montrevel, nostre chevalier dhonneur, gouverneur de Breisse ; le seg' de Saint Joyre nostre premier maistre dostel, président et maistre de nos comptes.
Signé MARGUERITE.
Par ordonnance de ma dicte dame^ MARNIX.