C. DE BOISSET, MaRNIX
(3i janvier 1541.)
Vénérables très chiers seigneurs et bons frères, Je me recommande afifectueusement a vous. Jay receu vostre lettre du xvi« jour de ce mois par vostre
procureur, et jay veu le mémoire que luy aviez baille des choses nécessaires a la manutention et perfection de vostre esglise ; surquoy ne vous scauroys faire aulcune response, synon que jespere avant Pasques estre de retour en Flandres ; et selon que jay este du passe solliciteur pour mettre une fin a la perfection de vostre monastère, selon le désir et vouloir que feue madame avoit et quelle a ordonne par son testament, je feray mon mieulx devers messeigneurs les exequuteurs que du moings les choses plus nécessaires soient faictes le plus tost que faire se pourra, comme jay dict plus au long au dict procureur, quel vous dira le surplus, me recommandant tousiours a vos bonnes prières et oraisons, priant a tant le créateur vous donner, vénérables très chiers et bons frères, laccomplissement de voz désirs.
De Besancon, ce dernier jour de janvier 1541 .
Le Doyen de Poligny.
(4 mai 1542.)
Vénérables et très chiers frères , je me recommande très affectueusement a vous. Ensuyvant ce que je dis dernièrement, a Besancon, a vostre procureur, jay sollicite messeigneurs les exequuteurs du testament de feue madame, que Dieu ayt, dordonner
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la reste des gargoUesde vostre esglise, qoesHadiose plus nécessaire. Et ccHiibien qnilz ayeat pbisieiirs aftiires et grandes diarges, mont accorde la dicte converture, quest anssi a mon advis ce que plus desirez, pour la conservation de la dicte es^ise. Et sur aulctins deniers deuE en Bourgoii^e escripvent a mon nepreor, le tresonria* de Yesonl, fomir des premiers deniers quil en reœpTra ce quil âmldra a telle couverCare. Mais il seroitiM» que vous oivoyez le dict procureur devers ïuj et iinstniction de la quantité et valeur du plomb qud y fouldra, avec la copie du marchie fiaict pour la couverture des aullres gargolies. Et si treuviee marchant qui volut prendre la charge de tout fumir, en pourriez aussi advertir mon dict nepveur. Quant au surplus de vostre mémoire, ny a pour le présent apparence lobtenir, que je ne noblieray dans loportunite, ayant très bonne affection a la perfection de vostre monastère. En quoy et aultres choses que me pourray employer nespargneray ma penne. Priant a tant le créateur, vénérables et très chiers frères, vous donner laccomplissementde vos vertueux et dévots désirs.
De Bruxelles, ce nii® jour de may 1542.
Le Doyen de Poligny.
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(11 novembre 1545.)
A messeigneurs les prieur, vicaire et religieulx du dévot couvant de Brouz on dict Bourg.
Père vicaire, si na este remédie a linconvenient et apparence de rayne de vostre esglise provenant des gorgoles, me semble ne debvez différer en advertir la maieste de lempereur , ce pendant quil est en ses pays de Flandres on pareillement est monseigneur de Granvelle, lequel sesttousiours treuvebon ami de vostre couvant, commepouvezscavoir,et vous peult y grandement aider. Aussi y est monseigneur Tarchldiacre dAr ras, vostre bon amy, qui, je <5roy, sy employer^ voulentier potif Ihonkietir de feue la bonne dame madame nostre maistresse, a cuy Dieu fasse paix.
Le dict seigneur de Granvelle a en ceste ville ung maistre maçon qui a conduict ses ediffices, le quel est homme de bien et expert de son art. Je tiens , si le requetez , luy vouloir mander aller visiter les dictes gorgoles et donner les remèdes nécessaires, le fera, et que le dict maçon, sil y a remède, le pourra aussi bien cognoistre et faire que nul aultre. le votis advertis voulentier de ce que dessus, pour !e debvoir que jay a la dicte feue madame, et désir
que jay tousiours heu et auroys faire service a vostre couvant et a messeigneurs les prieur et religieulx dicelluy , esquelz et a vous humblement et de bon cueur me recommande.
De Besancon, ce xi* jour de novembre 1545»
Lentierement a vous fere «emcc,
LOYS ViONET.
(23 août 1547.)
 vénérables reUgieuses personnes, les prieur et re- Ugieux du couvant et monastère de Bourg en Breisse, pour remedieret pourveoir auxdommaiges et inconveniensque vostre esglise, selon que nous aves adverty, recoitde plus enplusdes eaues pluviallesetaultrement, procédant des faultes commises en ediffiant la dicte esglise, aussi pour donner ordre a aultres choses concernant lachevement du testament de feue madame vostre fondatresse que nous a constitue ses exequuteursy nous, pour a ce satisfaire, avons commis le sieur de Gormaillon, maressal des logis de la royne douayriere de Hongrie et Bohême , régente de par deçà, porteur de cestes , lequel sen va présentement devers vous , avec telle charge que de
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luy entendres , mesmes concernant le fait de vostre dicte esglise ; pour laquelle asseurer a perpétuité, a la manière et a la façon de ce pays, il maine avec luy deux compaingnons , lung masson et laultre piombeur, bien instruictz de ce quilz auront a faire en cest endroit. Et si a seur luy le patron esleve, appelle modelle, de vostre dicte esglise , par lequel verrez a lœil tout ce quil y conviendra de faire, et de quelle sorte le dict ouvraige se debvra conduire pour deuement faire les dictes asseurances , que «sperons seront telles que cessera linconvenient des eaues. Vous requerrant entendre la charge du dict seigneur de Cormaillon , et pour leffect dicelle luy donner toute adresse et assistence, ensemble a son commis et aux susdicts deux ouvriers, que pour le bien du dict ouvraige vous recommandons, et que leur veuillez administrer toutte assistence de charpentiers, couvreurs et daultres choses nécessaires au dict ouvraige. Bien entendu que tout le vieulx plomb et autres materiaulx qui resteront de la dicte esglise y seront rapliquiez ou aultrement remploiez et remis au prouffit de la dicte exécution tant quil sera possible, vous requérant y avoir bon regard et le tout avoir en vostre recommandation, selon lintention de la dicte bonne princesse trespassee, et que en vous avons lentiere confidence. A tant vénérables reli-
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gieuses personnes, Nostre Seigneur vous ait en sa j^iucte garde.
De Bruxelles, ce xxiii* jour daoust 1547.
Les exequuteurs du testament de feue madame bien vostres^
Lots de Praet, de Rosimboz.
9 janvier 1548.
Monseigneur le procureur , je prie estre recommande de bien bon cueur aux bonnes grâces de mes&&g" les prieur et religieulxdu devost oDuvant, et suyvant une lettre que vous ay ja eacrîpt pour ^ulcunes mes affaires, ai faict qudque séjour en Bourgoingne et arrivay seuUement a Saulx le if de décembre, ou trouvay en mon logis les deux roynes douhairieres de France et de Hongrie ^ qui y firent s^our de deux jours, etpresenlay a la dicte royne de Hongre les lettres de nK>n dict seigneur le prieur , ni luy dis de bouche ce quU me semMoit luy dcbvoîr dire de la part du dict seigneur prieur et vous aulb*es, messeîgneufs les religieulx; je presâotay a sa mageste la partie de vraye sainete croix qua luy aves envoyée , dont elle fust ioyeuse et vous mersye 9 se ouffrant a faire plaisir au couvant et de bon cueur.
Monseigneur le procureur, je suys en ce lieu de
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Bruxelles, devers messeigneurs les exequuteurs du testament de feue Madame, pour rendre mes comptes de la despence faicte a Brooz, de la quelle av^s faict maniance ^ et se treuve, par larticle entier de vostre recepte, queaves receu de moi, en deniers comptant, la somme de deux mille trois cens septante six livres dixhuict soulx six deniers tournois, pour employer en la diète despence, et deux cens livres pour la per^ fection des treillis^ et six vingt livres pour la taiBohe du blanchyssage ; et les parties de vostre despence mcNQitent, en monnoye de Savoye, a la somme de deux mille cinq cens quatre vingt deux florins trois gros un quart, qui vaillent cinq cens cinquante escuz et trente soulx de roy, revenani^a monnoye de roy a douze cens trante neuf livres neuf soulx dix deniers ; et les parties payées en monnoye de France montent a onze cens dix livres neuf soulx quatre deniers^ revenait ces deux parties a la soomie de deux mille trois cens quarante neuf livres dix neuf soulx deux deniers tournois^ quest vingt six livres dix neuf soulx ui deniers, monnoye de France^ moings que ce que aves receu , comme pourres veoir par le double de larticle de vostre recepte que de la conclusion et arrest de vostre compte que menvoyastes escript et signe de vostre main. Je perdray les dictes xxvi livres XIX soulx, sy vous ne revoyez bien vostre dict
compte et que ne treuvyez dont vient la faulte ; de moy, je ne peulx panser dont elle peult venir, sy ce nest que ayez oblie au chapitre des plates les dernières quy furent amenées ; et si les avez obliees, seroit besoing le faire atester, et envoyer latestation au contrôleur Damant ou a moy.
Monseigneur le procureur, jay compte bien au long et baille par escript, a messeigneurs les exequuteurs du testament de feue Madame, toutes choses qui me semblent nécessaires pour la réparation et perfection de lesglise et couvant de Brouz, et crois quilspourvoyront a faire parfaire ce qui a este bien commence, a quoy tiendray lamain de mon pouvoir comme celuy qui désire le bien devostre couvant et maison comme le mien.
Monseigneur le procureur , monseigneur de Rosimboz et monseigneur le contrôleur Damant vous mersient a tous des belles relicques que leur aves envoyées, vous advisantque sil est service que puisse faire a vostre bon et devost couvant, le feray de bien bon cueur, du quel suplie le créateur vous donner a tous par ensemble bonne vie.
De Bruxelles, ce ix* jour de janvyer 1548.
Vostre entièrement bon filz et atny a vostre service.
De Cormaillon.
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Monseigneur le procureur, je vous prie ne faillir a mescriprebien au long de voz novelles et oomment les ovraiges que avons faict faire se pourtent, et ne laisser que monseig^ le prieur et le couvant escripvent encore une bonne lettre a messeigneurs les exequuteurs , affin quil leur plaise faire et parfaire leuvre que ay faict commancer et la reste de ce qui est (dus que nécessaire en lesglise et couvant , dont les ay am[dement adverty. Je crois que on vous envoyera bien tost le grand tableau pour le grand aultel; vous le treuveres beau et magniffique.
6 juin 1550.
Monseigneur le procureur, jeme recommande humblement aux bonnes grâces de monseig*" le prieur, de vous et de messieurs les religieulx du vénérable et devost couvant.
Monseig^ le procureur, je vous ay souvent escript tant par la voyede Lyon que de Bourgoigne, et crois que aves receu mes lettres , lesquelles contiennent que avoys faict tout mon debvoir a remontrer a messeig" les exequuteurs du testament de feue de très digne mémoire madame vostre bonne mère et fondatrix; toutes les affaires nécessaires a la perfection de vostre esglise et couvant ; et du commancement après mon retour de Brouz, les trouvoys bien affec-
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tiones a la perfection du tout ; mais despuis Dieu a prins a sa part feu monseig' de Rosimboz, et est demeure seul exequuteur mouseig' de Praet qui ma dict quil remettroit le tout a la mageste de lempereur, car luy seul ny voulloit procéder plus avant, par quoy vous escripvoys que feriez bien vous trouver les aulcungs de vostre couvant devers monseig^ de Granvelle, qui estoit en Bourgoigne, pour soliciter devers luy quil tinstmain que le tout se paradievast, ce que crois quil fera voulentiers, et panse quil se treuvera après devers lempereur; et feriez fort bien de envoyer pour soliciter vos dictes affaires ; aultrement, je crains que ceulx qui les debvront parfaire ne les mettent en obly. Touteffois, on ma dist que lempereur a ordonne a mon dict seigneur de Praet le parachèvement du testament de ma dicte feue dame. Je vous y vouldroys bien donner suite; mais despuis mon retour suys tant tormente de la goutte que ne peulx laisser le logis. Suppliant a tant le créateur vous donner, monseig' le procureur, bonne vye.
De Saulx, ce vi* de juing lan cinquante.
Vo$ire serviteur et bon amy,
Db Gormaillon.
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6 novembre 1550.
Monseig' le prieur, mon bon père et amy , je me recommande de tout mon cueur aux bonnes grâces de messeig" de vostre bon et devost couvant.
Monseig'' le procureur, je vous ay souvent escript que, a cause du trespas de feu monseig^ de Rosimboz, lung des exequuteurs du testament de feue madame nostre bonne princesse, la perfection des ovraiges de vostre cloistre estoit retardée; touteflfois, lamageste de lempereur a ordonne que le tout soit parfaict comme on dict, et en a charge monseig'le reverendissime evesque dArras, quest tant bon et vertueulx seigneur, que crois quil ne fauldra a y mectre si bon ordre que le tout sera parfaict comme la nécessite le requiert; et sil ny avoit encores envoyez, feriez bien de envoyer qoelcun de vostre couvant a Sarssboui^, devefs luy, pour luy su^^er ne vous mectre en obly , avec remonstrancesde toutes choses qui sont nece»* saires de faire et parachever ; et je crois quil ne fâul* dra a mectre ordre a tout.
MoDseig' le procureur, je vous priô mesmpre bien et au long comme se pourte ce que vous et moy avons faict faire, et sii y a defTault en quelque chose. Sil nenst tenu que a moy, tout eus! este parfaict des lati passe ; et en ay asses dict et remonstre, vous asfleu-
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rant que en ce que pouray a jamais faire service et plaisir a vostre maison, que me treuverez prest a le faire de bien bon cueur.
Monseig^ le procureur, si je peulx aulcune chose pour vostre particulier, vous me treuveres prest a vous faire service et plaisir et de bon cueur, du quel suplie le créateur vous donner bonne vye.
De Saulx, ce vi de novembre 1550.
Vosire enHeren$efU bon amy a vostre service.
De CORMAHiLON.
Je prie estre recommande de bon cueur a frère Pierre.
28 juillet 1556.
Messieurs, frère Aurelio Aladio, religieubcdelordre de sainct Augustin, et vostre prieur on monastère de sainct Nycolas de Brouz près Bourg en Bresse, acoompaigne dung aultre religieulx, aussi du mesme ordre et mayson^ se sont treuvez en ce lieu pour faire remonstrance de lestât présent des maysons et des ruynes qui sont apparentes en icelles, nest que par temps Ion pourvoye a aulcunes réparations nécessaires. Et pour austant que sa maieste impériale ma donne charge que jen tynsse soing et mesmes pour recouvrer et y employer quelques sommes restantes
SUR l'église de brou. 501
de lexecation de feue très recommandée mémoire Madame deSavoye, archiducesse dAustriche, a quoy Ion na peu vacquer pour les guerres lors incontinent survenues, jay prins a ma chaîne de ramentevoir leur solicitation et procurer le recouvrement des dictes sommes, de manière que doures en avant sur ce poinct pourres avoir recours a moy , adressant voz lettres, a Besancon, amadamedeGranvelle, pour me les faire tenir. Et je ne fauldray de faire tout le meilleur office que vous scauryez désirer. A tant je prie le créateur quil, messieurs, vous doint lacom* plissement de voz désirs.
De Bruxelles, ce xxvui* de juillet 1 556.
Voêtre bien ban amyy LEvESQUE dArras.
2 aoust 1576.
Monsieur le prieur, jay receu voz lettres du dernier de may, et ma este plesir détendre par icelles quen lesglise de vostre couvant de Brouz près de Bourg en Bresse, le tableau soyt este pose, le quel sest faict conforme a lintention de feue de haulte mémoire, madame Marguerite, fondatrice du dict couvant. Le roy nostre maistre mavoit laisse charge de faire faire le dict tableau, et jay tenu a mon service
le maistre qui la faict, et luy ay faict apprandre et en Flandre et en Italie, afin quil peust faire meilleiir ouvraige ; et au jugement de tous ceulx qui lont veu et men ont faict rapport, il sest bien acquite de son debvoir.
Jay veu la requeste que vous mavez envoyé pour sa mageste, et vous vous forcomptez dépenser que je soye celuy qui conduisit le corps de feue madame Marguerite, car cestoit messire Qaude de Boisset , grand archidiacre dArras , du qud lieu jay long temps tenu levesche; mais il y a quinze ans quon me la fit laisser pour prendre larchevesche de Ma* Unes, et ne me suis jamais treuve a Bourg; mais jenvoye vostre dicte requeste en Espagne, a sa mageste, entre les mains de monseig' Hopperus, président des affaires dEmbas, en court de sa dicte mageste et garde de ses seaulx, au quel vous vous pourrez adresser pour avoir responce, et par mes lettres je hiy ay faict mstance quil vous ay t et vostre couvant pour recoflomande en tout ce quil pouira, quest tout ce que dois , icy estant si loing , je puis faire ; et convient que ceulx qui sont près de la personne de sa mageste facent les offices et luy ramentoivent, quest la cause pour la qudle je vous ay voulu donner cet advertissement , afin que vous scadiez ou vous vous debvrez adresser ; et en ce que, au sot-
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plus, je vous pourray faire assistence et a vostre couvant , je le feray tousiours fort volentiers et de bien bon cueur, me recommandant de mesme a vostre bonne souvenance, en priant le créateur quil, mons'' le prieur , vous doint lacomplissement de voz désirs.
De Rome , ce ii* daost 1575.
Amtoime Perrenot, Cardinal de ChranveUe»