‹ Histoire de l'église de Corée, précédée d'une introduction sur l'histoire, les institutions, la langue, les moeurs et coutumes coréennesChapitre 38 sur 90 · CONDITIONNEL PASSÉ · texte numérisé non relu

CONDITIONNEL PASSÉ

hâiôt-ké— t— tônï, j'aurais fait. itsiôt-ké— t-tôni, j'aurais été.

L’impératif se forme du participe passé en ajoutant la terminaison ra : lxaid-ra , fais. — (Il n’y a que deux exceptions. On dit : onô-ra , viens, au lieu de oa-ra, et : Jcakôra, va, au lieu de ka-ra).

Nota. — Il y a une autre forme d’impératif qui n'appartient pas à la conjugaison régulière, et qui ne sert que pour 1 impératif pluriel de la première personne. Elle s’obtient en ajoutant tsa au radical des verbes en ta, et tcha au radical des verbes en th. Ex. : hâ-tsa, faisons; nô-tcha, plaçons.

Le participe relatif présent se forme en ajoutant nân au radical. Dans les verbes en tha, on intercale t, pour la raison ci-dessus énoncée. Ex. : hà-nan, faisant, qui fait, qui est fait ; no-t-nan, lâchant, qui lâche, qui est lâché. — Le participe relatif passé se forme comme il suit. Dans les verbes en ta : si le radical se termine par une consonne autre que l , on ajoute eun ; s’il se termine par une voyelle, on ajoute simplement n ; s’il se termine par l, on supprime cette consonne, et l’on ajoute n à la voyelle qui reste. Dans les verbes en tha on ajoute heun au radical. Ex. : soum-eun, caché, ayant caché, qui a caché, qui a été caché ; han, fait, ayant fait, qui a fait, qui a été fait ; phou-n , vendu, ayant vendu, qui a vendu, qui a été vendu ; nô-heun, placé, ayant placé, etc..; il-heun , perdu, ayant perdu, etc... — Le participe relatif futur se forme du participe relatif passé en chageant n en I, soum-eul , Ml, phoul , nô-heul , etc., (devant faire, qui fera, qui sera fait, etc...)

Le verbe est très-souvent employé comme substantif. Il prend alors une forme particulière qui s’obtient en changeant Yn final du participe passé relatif, en m, et qui se décline à tous les cas : hâm, faire, hàm-i, le faire, hcim-eu-ro, parle faire, etc... Outre cette forme qui se trouve surtout dans les livres, il y en a une autre beaucoup plus employée dans la conversation. Elle s'obtient en ajoutant ki au radical , et à chacun des participes

verbaux, hâ-ki, le faire ; hâiôt-ki , le avoir fait ; hâkét-t-ki , le devoir faire. Ces trois nouveaux substantifs se déclinent.

Quelques mots sur les autres voix des verbes compléteront la théorie de la conjugaison coréenne.

Le verbe éventuel est celui qui se conjugue avec la condition si, si je fais, si j’ai fait, si je dois faire , etc... il n’a que le mode indicatif. Le présent se forme en ajoutant au radical : s’il est terminé par une consonne autre que /, la terminaison eumiôn ; s'il est terminé par une voyelle, ou par l (qu’on retranche), la terminaison miôn. Dans les verbes en tha , la terminaison devient heumiôn. Ex. : soum-eumiôn , si je vends ; hâ-miôn , si je fais ; nô-heumiôn , si je place. Les autres temps se forment comme ceux de l’indicatif ordinaire, en changeant ta en simiôn , et tôni en tômiôn. Ex. : hd-tômiôn , si je faisais; haiôt-t-tômiôn, si j’avais fait ; hâké-t-simiôn, si je dois faire (litt. si je ferai), etc

Le verbe interrogatif se forme d’une manière analogue. Les terminaisons ta du verbe affirmatif se changent en nania , les terminaisons tôni en tônia. Au présent, la terminaison se joint directement au radical, en laissant de côté le signe du présent. Ex. : hâ-nânia , fais-je? fais-tu? etc... hâ-tunia, faisais-je? hâkètnânia , ferai-je? haiôtkèt-tônia , aurais-je fait? etc...

11 n’y a que deux verbes négatifs proprement dits, lesquels correspondent aux deux verbes substantifs, dont nous avons parlé plus haut, ôp-ta , négatif de it-ta , signifie : ne pas être, ne pas exister ; ani-ta ou anilta , négatif de il-ta, signifie : ne pas être telle chose. Tous les verbes peuvent devenir négatifs, en ajoutant au radical la termison tsan-ta qui se conjugue suivant la règle générale. Naturellement, dans les verbes en tha , cette terminaison aspire sa première consonne et devient tchan-ta. — tsan-ta est une contraction de tsi-anita, tsi particule qui implique doute et qui appelle une négation, et le verbe négatif ani-ta dont nous venons de parler. — line autre forme du négatif s’obtient en ajoutant au radical la terminaison tsi-mot-hâta , composée de la particule tsi , de mot qui signifie : impuissance, et du verbe hâ-ta , faire. Cette dernière forme du négatif signifie littéralement, je suis dans l'impuissance de..., je ne puis pas

Le verbe honorifique se forme en ajoutant si-ta aux radicaux terminés par une voyelle, et eusi-ta à ceux qui sont terminés par une consonne. Pour les verbes en tha, ou ajoute au radical heusi-ta. Ex. : hâ-ta, faire, hâ-si-ta, si l’on parle d'une personne élevée en dignité; tsip-ta , prendre, tsip-eusi-ta ; kip-ta, être profond, kip-heusi-ta , etc... L'honorifique des verbes substantifs

Page 1