‹ Histoire de l'église de FranceChapitre 52 sur 100 · II. 'il · texte numérisé non relu

II. 'il

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les évéques ; et il accepta toutes les idées de la cour touchant le Jansénisme, idées qui n'étaient autres que celles des Jésuites.

Nous croyons qu'en tout cela, Vincent de Paul agit de bonne foi, qu'il croyait réellement à Thérésie de Jansenius et de 4*abbé de Saint-Cyran, et que son lèle fut pur ; mais ce zèle ne ^t pas éelairé, et tout ce qu'il dit du Jansénisme dans ses letton n'ert qu'un écho affaibli des accusations des Jésuites.

Vincent n'était pas un savant. Il n'approfondit pas les choses par lui-même ; il n'en avait pas le temps. Il accepta les idées de personnages qu'il regardait comme capables et sûrs, et les fit siennes.

Ce qu'il dit de l'abbé de Saint-Cyran, après avoir subi cette influence, ne prouve rien évidemment contre les relations antérieure» qu'il avait eues avec ce docte abbé.

Nous ne voyons pas du reste quel intérêt on peut avoir à nier ees relations. La gloire de Vincent de Paul en serait-elle pius grande, comme nous Tavons déjà remarqué, quand on serait parvenu à prouver qu'il ne partageait pas, à l'égard de Tabbé de Saint-Cyran, l'opinion qu'en avaient les évéques et les plus saints personnages de son temps?

Nous relèverons maintenant des détails erronés que nous avons rencontrés çà et là dans les articles de l'Ami de la Religion.

(P. 41). 11 nous attribue celle phrase : « Lorsque par ordre du cardinal de Richelieu, le fameux Duvergîer de Hauranne eut été, en 1638, arrêté et conduit à Vincennes. »

Notre phrase est ainsi conçue : « Lorsque l'abbé de Saint-Cyran eut été arrêté. » Le mot fameux a un trop mauvais sens ordinairement pour que nous l'employions en parlant d'un homme comme Va\}bé de Saint-Cyran. De plus, nous savons qu'il s^appelait du Verger et non Duvergicr» On conçoit donc que nous refusions d'endosser la phrase de l'.lmi de la Religion.

Dans le passage de V Histoire de VÉglise de Fr0nc$ qui suit cette phrase, VAmi de la Religion a supprimé ce qùî le génail davantage pour donner quelque fondement à ses insinuations. Puiii il a mis^ nous ne savons dans quel but, un luxe de

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guiilanets quï ne se trouvent point dan» notre texte. Quand on prétend citer quelqu'un, il faut le citer avec la plus scrupuleuse eiactitude.

(P. 41, note 2). VAmi de la Religion , s'appuyant sur Laueelot (cité paf lui d'une ipanière inexacte) prétend qu'on ne saisit pa^ totw les papiers de Tabbé de Saint-Cyran, au mom^t de son emprisonnement. S'il a lu tout notre récit, le docte journal a dû «apercevoir que nous le savions aussi bien que lui; mais ce qu'il savait et qu'il ne dit pas, c'est qu'on en saisit asseï pour for- Qier 30 ou 40 volumes in-folio. S'il eût fait cet aveu, il n'eût pu ajouter que l'on y trouva une proposition répréhenslble touchant •'absolution. S'il eût été de bonne foi, il n'eût pas même relevé <*tte proposition, d'abord parce qu'il ne sait cela que par les ad- ^rsaîres de l'abbé de Saint-Cyran ; secondement parce que cet îbbé, dans ses écrits imprimés, professe une opinion contraire à celle q^ç lui attribuent ses ennemis.

(P.'4K). L'Ami de la Seligion donne le témoig:nage de Collet comme une confirmation de celui d'Abelly. 11 fallait ajouter quB (^Qet ne fait même que citer Abelly, en acceptant les yeux fermés soQ récit. Abelly n'a donc pas un soutien, mais un copiste dans Collet. Or, quand mille personnes copieraient Abelly, il n'en serait toujours que lui-même.

(Ibîd.). VAmi de la Religion cite l'interrogatoire imprimé de l'abbé de &aint«Gyran. Il aurait dû avertir que cet interrogatoire, trouvé dans les papiers de Lescot, a été rédigé par les adversaires ^ l'abbé de Saint-Cyran, qu'il ne présente pas de garanties sé- ^uses; que, nfklgré ces défauts, il ne contient rien de grave con- ^ l'abbé de Saint-Cyran.

(P. 44-46). VAmi de la Religion cite Abelly, qui raconte que l'abbé de Saint-Cyran disait à saint Vincent de Paul gii'f / n'y avait plu$ d'Église; et deux pages plus loin, il cite une lettre (dont l'autbenticité n'est peut-être pas bien établie, mais qu'il reconnaît comme authentique), dans laquelle saint Vincent de Paul assure qu'il ne dit pas cela à lui-même mais à la mère de Sainte-Marie de PariSy qui le lui aurait rapporté. Cette contradiction méritait ^en une note^ car la prétendue parole de Vincent n'est plus que (^elle d'une simple femme. Outre que ce témoignage féminin ne ^aut pas celui de saint Vincent de Paul, la lettre de ce saint délient le récit d'Abelly -, ce qui n'est pas sans importance.

(P. 48). VAmi de la Religion nous reproche d'avoir dit qu«

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Tabbé de Saint-Gyraa était humbUy et il aous fait donner à l'appui une preuve ridicule, qui doit' rester toute entière sur son compte. Mettons en parallèle la phrase de VAmi de la Religion et U nôtre :

VAmi d$ la Keligion (p. 48, HiOoin de f Église de Franct notel). (p. 282, note 1).

« L*historieD appelle son héros > Cet humble abbé cherchait l'humble abbé (p. 282). Et pour- même pendant sa vie à foire eoteoquoi estnl $i kwnhlef Pârœ qu'il a dre qu'il n'était pas Tautear des dit à M. de Chavigny qu*i4wr^ia livres qui avaient mérité de si grands étaii un exoeUent owpragef ntait éloges de ia part du clergé de quU n*avaU pe» de part à ta oom> France. Il croyait pouvoir dire qu'il poeition. • u*ea était pas l'auteur, parce que

d'autres y avaient travaillé avec loi, entre autres son neveu, Tabbé de Barcos. >

Outre Tabbé de Barcos, Aabert avait aussi travafllé aux omrages publiés MUS le nom de Peirui Âurelius, et c^est même à ce dernier auteur qu'on doit principalement leur rédaction en latin, telon D. Clémencet {HiêUnre liiiéraire de Pari-Royal ').

En comparant la phrase que VAmi de la Religion nous attribue et celle qui se trouve dans notre ou\Tage, ou n'aura pas une très ^ haute opinion <de la bonne foi de VAmi de la Religion.

(P. 61K VAmi de la Religion cite un nouveav passage de VUialoire de f Église de France; mais il a soin, comme dans h page 41 et suivantes, de supprimer ce qui aurait fait impressîm sur ses lecteurs^ et aurait réfuté d'avance ses aasertioift. C'est encore de la bonne foi.

(P. 62). VA$ni de la Reiigiim ne veut pas que les Jésuites soient pour rien dans la composition du livre d'Abelly, et la raison qu'il en donne, c'est qu'Aimeras a déclaré l'avoir fait imprimer. Notre savant adversaire aurait pu remarquer : i® Que nous n'avons point parlé de pnblicaiion mais de roMpoat lion; 2^ Qu'Abelly affecte dans son livre de mettre les Jésuites et leurs opinions sous le patronage de saint Vincent de Paul ; â» Que les Jésuites réclamèrent énergiquement lorsqu'on supprima le récit d'Abelly sur les relations de saint Vincent de Paul et de l'abbé de ^inlr^Iyran.

* 11 exisU deuv eopws de cec ialéressant ouvrigi* : l'une apparti«D( * U. Saial»*Bauve. Tautre à M. Paieat da Ch&tetet.

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Cependant ou dît que Vincent de Paul^ comme le cardinal de Bérulle, n'aurait pas estimé les Jésuites; et des personnes bien informées nous ont assuré qu'on posséda autrefois, et que Ton possède sans doute encore certâfins autographes de saint Vincent de Paul qui ne seraient pas très favorables aux Jésuites, quoi qu'en dise Abeîly.

VAmi de la Religion aime mienx pour les Lazaristes que pour les Jésuites la responsabilité de Tœuvre d'Abelly, soit ; mais nous le prions de nous permettre de nous en tenir à ce que nous avons écrit, et qui ndus semble la vérité; et de remarquer que nous n'attaquons dans le personnage d'Abelly, ni Aimeras, ni saint Vincent de Paul, ni même Collet, quoiqu'en réalité nous ayons fort peu de considération pour ce dernier personnage,

(P. 62). VAmi de la Religion prétend que nous avons donné en entier y ou tout au long^ comme il le dit quelques lignes plus'bas, le témoignage écrit de saint Vincent de Paul. S'il ne voulait pa.^ se donner la peine de vérifier plus amplement, il aurait pu remarquer ces mots qui le précèdent : Voici les passages principaux y ete. (Hist. p. 213 note). VAnvide la Religion ne lit pas, à ce qu'il parait, avec beaucoup d'attention.

(P. 65). VAnU de la Religion attache beaucoup d'importance h ce que plusieurs personnages de Port-Royal n*ont pas approuvé la conduite de saint Vincent de Paul, et que, dans cette école, long^ temps et peut-être encore, un grand nombre refusèrent à Vincent de Paul le ti|re de saint.

Qu'y a-t-ii d'étonnant qu'en 1655, lorsque les passions étaient en mouvenient et que Port-Royal était en butte à la haine, la mère Angélique ait écrit que Vincent désirait la mine de Port- Royal? Elle ajoute que ce n'était pas par malice, mais par un zèle sans science ce qui était parfaitement exact.

Qu'y a-t-il d'étonnant que l'école de Port-Royal ait refusé d'adhérer à une bulle de canonisation dans laquelle on inséra une diatribe contre elle? Ce n'était pas la place ce semble ^ Port-Royal ne niait pas pour cela les vertus et la charité de Vincent.

V Avocat du Diable parle avec passion de saint Vincent de Paul. VAmi de la Religion prétend qu'au fond nous disons à peu prè« la même chose, parce que nous constatons que saint V^încent de

* Ou verra, au coiutDeiici^mout du vii.« vuluiiiede l'Histoire de CEgHse dr frnnee, rhistoir'* «lo la ('annnis^lion d<» saint Vincent de Paul.

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Paul s'est laissé prendre aux intrigues des Jésuites dans Tafiaire des cinq propositions.

Nous sommes obligé de dire à VAmi de la Religion que son écrivain qui a formulé cette assertion est un calomniateur. Il n'eut eu besoin que de jeter un coup d'œil sur les deux ouvrages pour en être convaincu. Animé par la lutte excitée à Toccasion de la bulle de la canonisation, V Avocat du Diable s'est servi d'expressions qui ne peuvent être approuvées. Dans notre récit au contraire, nous avons toujours été respectueux et digne en parlant d'uo homme aussi saint que Vincent de Paul. Nous n'en avons pas fait un savant, il est vrai ; mais qui ne sait que le charitable Vinceut s'occupait plus de bonnes œuvres que des sciences ecclésiastiques? Faut-il^ parce qu'il fut saint^ en faire un Augustin ou un Bossueti Qu'on lise ce que nous avons écrit sur Vincent de Paul, et personne n'hésitera à dire que VAmi de la Religion s'est abaissé jusqu'à la calomnie.

Dans la suite de son travail, VAmi de la Religion s'applique s prouver que saint Vincent de Paul fut ennemi des Jansénistes; et qu'il connut bien leiir doctrine. Nous n'avons jamais contesté le premier point ; quant au second, nous sommes loin d'être d'acdord. L'Ami de la Religion nous donne des extraits de lettres de Vincent pour prouver qu'il connaissait bien le Jansénisme, et même un manuscrit qu'il cite d'après un catalogue de vente à peu près textuellement (p. 106). Ces extraits nous prouvent tout le contraire de ce qu'ils prouvent pour VAmi de la Religion, Cela vient de ce que nous ne considérons pas le Jansénisme au même point de vue que le journaliste qui nous a attaqué. Lequel de noœ deux a raison? Si Ton désire s'édifier sur cette question, on possède les éléments contradictoires. Qu'on lise nos volumes et ses articles, et que l'on juge.

UAmi de la Religion prétend (p. 84 et suiv.), que nous nou> sommes appuyé sur le M.ss du P Rapin pour prouver : 1« Que Vincent de Paul a été l'instrument des Jésuites dans Taffaîre àe^ cinq propositions ; 2® qu'il en a reçu des dissertations toutes faites pour combattre les évêques récalcitrants.

Notre adversaire a affecté de confondre les choses, afin de nous combattre avec quelqu'avantage apparent.

Nous nous sommes appuyé sur le M.ss du P. Rapin pour !<" premier fait, parce qu'on y voit en effet, par la lettre de Vincent

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au P' Dinet; qu'il receyait des Jésuites des copies de la lettre de révà|ue de Vabres, pour les envoyer aux évoques.

Qaant au second fait^ nous avons affirmé qu'après avoir lu les dissertations adressées par Vincent aux évéques qui ne voulaient pas adhérer à la lettre de Tévéque de Vabres, nous n'avions r^ connu dans ces écrits ni le style ni le caractère de Vincent. De ce qtfon y trouve quelques faits personnels, faut-il en conclure qu'elles étaient son œuvre, comme le veut VAmi de la Religion? Noos ne le pensons pas. Les rédacteurs étaient frop habiles pour ne pas les y insérer, puisqu'ils voulaient que leurs factums passassent pour être de Vincent ; du reste, Vincent les adopta en les envoyant. L'affaire n'est donc pas importante en elle-même. Nous tvons donné une appréciation qui nous a semblé et nous semble encore fort juste.

Si VAfM de la Religion tient à penser autrement que nous, il a sur ce point entière liberté. Seulement, c% qu'il n'a pas droit de faire, c'est de nous attribuer un autre raisonnement que celui que nous avons fait, et de nous imputer ce que nous n'avons pas dit. Ainsi d'après ce journal (p. 87), nous aurions affirmé que Vincent n'était pas capable de faire les dissertations citées ci-dessus. Cette assertion est fausse. Nous maintenons que saint Vincent de Paul n'était pas savant; mais nous n'avons pas dit qu'il n'aurait pu faire ces dissertations, qui attestent dans leur auteur beaucoup plus de passion et de préjugés que de science. C'est précisément à cause de ces défauts, aussi bien qu'à cause d'une entière différence entre ie style de Vincent et celui de ces écrits, que nous avons pensé qu'ils n'étaient pas de lui; mais nous n^avons jamais cru que ces écrits médiocres fussent au-dessus de sa capacité.

(P. 101). Quant à la lettre de Tévêque de Vabres, il nous oppose M. Paillon, auteur d'une vie de M. OÙer, et actuellement directeur àSaint-Sulpîce, pour expliquer pourquoi cette lettre ne fut pa« pré-*> sentée a la signature des évéques assemblés à Paris. M. Paillon uc donne aucune preuve à l'appui de ce qu'il avance. L'Ami de la Religion a le droit d'accepter cette assertion gratuite ; mais nous le prions ne nous dispenser de la même obligation.

(P. 103, note 2). VAmi de la Religion prétend que les lettres ou dissertations envoyées par saint Vincent de Paul à quelque» évéqueS' se trouvaient en original dans les Archives de Saint- Lazare. La preuve qu'il en donne, c'est qu'elles sont citées par AMly, lequel a écrit, sur ces originaux, d'aprè» le certitioat d'Aï-»

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méfas. Nous avoii» déjà fait remarquer k notre adversaire qu*AIméras ne parle que des mémwre» principaux ei ks plus imp&riantê. Ceux dont il parle eu faisaient-iKs partie ? Les Lazaristes ont encore des archives od se trouvent, dil^n, des autographes df saint Yinceiit de Paul. Si les originaux des lettres en question ^ sont, qu'on les produise ; mais le certiflcat d' Aimeras ne prouve rien, pour quelques pièces en particulier, dès qu'il n'est pa$ absolu.

(P. 212). Pour se débarrasser des éloges donnés aux owrages de Tabbé de Saint-Gyran par trots assemblées générales du clergé de France, dont la dernière se tint après sa mort, l'Ami de la Religion afRrme que la plupart àe^ partisans de ces ouvrages ne les avaient pas lus. Ainsi, il est permis à notre adversaire défaire des évéques des sots, qui approuvèrent, avec de pompeux âoges, des livres qu'ils ne connaissaient pas ; mais c'est un crime à noas de dire que Vincent d^ Paul ne fut pas an savant. L'Ami de la Religion ajoute que ces éloges ne s'adressaient pas à Saint-Cyran, puisque l'ouvrage qui en était l'objet était anonyme. Pourquoi alors a-t-il dit plus haut (p. 48) que personne n'ignorait qu'il en fût Tauteur? De plus, l'assemblée de 1635 donna une gratification à l'abbé de Saint-Cyran, bien et dûment nommé, comme marque de satisfaction pour ses ouvrages. (K. le procès-yerbal de <cette assemblée). Les évéques avaient donc beaucoup d'estime pour Tabbé de Saint-Gyran, quoi qu'en dise V Ami de la Religion, et ce n'est qu'après la conjuration jésuitique contre Port-Royal qu'on a songé à en faire un hérésiarque. Habert, évéque de Vabres, a bien réclamé contre Timpression d* Aurelins par le clergé ; mais, cinq ans après, l'assemblée générale lui répondit en le faisant imprimer de nouveau. L'Ami de la Religion cite Habert et Marca, mais passe sous silence ce que nous avons raconté à propos du livre d'Aurelius, Il veut que le clergé soit revenu sur ces éloges, parce qu'on ôta, par son ordre, du Gallia Christiana, l'éloge de l'abbé de Saint-Cyran. composé par Sainte-Marthe. Nous avons dit pourquoi cet éloge fut supprimé, et le clergé fit connaître son motif, qui n'attaquait en rien l'abbé de Saint-Gyran. On ne pouvait faire son éloge et celui de Richelieu, son persécuteur. Pour faire disparaître le blâme infligé par Sainte-Marthe à Richelieu, on supprima l'éloge de sa victime. C'est donc avec raison que nous n'avons vu là qu'un acte d'adulation pour Richelieu. L'Ami de la Rfligion prétend qu'Arnauld, meilleur juge que nous, y voyait la révocation des étoiles. C'est

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une erreur. Aruauld voit, dans la radiation de l'éloge^ une insulte i la mémoire de l'abbé de Saînt-Cyran^ sacriQé à son persécuteur; Toilà tout. Pour le besoin de sa cause^ VAmi de la Religion veut j voir même une condamnation formelle (2fô). On peut lire dans notre dixième volume (p. 366^ note) l'extrait du procès-verbal de l'assemblée du clergé, et l'on jugera de la bonne foi de VAmi de la Religion, Nous ferons remarquer seulement que l'assemblée ne dit pas un mot de blâme de l'abbé de Saint«Cyran, et qu'elle déclara positivement que sa résolution ne préjudiciait aucunement à la réputation et foi hiiiorique de Sainte-Marthe, auteur de l'Ëloge. L'éloge était donc reconnu comme vrai par le clergé.

(P. 243). VAmi de la Religion ramasse des calomnies contre Godeau, évéque de Veoce, qui composa l'éloge de l'abbé de Saint- Cyran, et prétend qu'il rétracta cet éloge. Nous attendons la preuve de cette rétractation, et nous opposons à VAmi de la Religion et tu pamphlétaire cité par lui ces paroles, d'un auteur peu suspect, du Jésuite Feller : (V^ Godeau) « Dès que Godeau eut été sacré, il se retira dans son diocèse et se dévoua entièrement aux fonctions épiscopales. Il tint plusieurs synodes, instruisit son peuple, réforma son clergé et fut une leçon vivante de$ vertus qu'il demandait aux autres. » En parlant de sa Morale chrétienne, FeUer s'exprime ainsi : « L'auteur, ennemi de la morale relâchée, opposa cet ouvrage aux maximes pernicieuses de certains casoistes. »

VAmi de la Religion termine ses articles contre l'abbé de Saint* Cyran par quelques mots sur la distinction du fait et du droit. Nous avons assez parlé de cette question dans nos X.« et XL* volumes pour n'avoir pas besoin d'expliquer à notre adversaire notre opinion dans ces notes.

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