‹ Histoire de l'Église de GenèveChapitre 40 sur 84 · II. HÔPITAL DU BOUBG-DB-FOUB · texte numérisé non relu

II. HÔPITAL DU BOUBG-DB-FOUB

Nous ne saurions préciser l'époque où fut fondé ce second hôpital. Â coup sûr, il date des temps les plus anciens. Nous connaissons un acte de 1289, dans lequel

(1) Registre des reconn., n" 10.

(2) Registre des reconu., u" 10.

(3) AI. n. 6'., l. IV, I». 200.

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recteur Rodolphe ratifie uoe vente opérée par Jordane Saconay. Au nom de son hôpital, il donne main levée une propriété vendue, moyennant dix sous de cens (l). Il est facile, à l'aide des actes passés à diverses époquea, d'en marquer l'emplacement. Il s'élevait au-desBue de la muraille de la ville (vtfra clausuram communem civitatis), au bas du Bourg-de-Four (in pede Burgo-foHs âvitatis), dans la rue Verdaine (in carreria dicta Verdana), rue qui conduisait au couvent des Frères Mineurs quant iter versus domum Fratrum). A côté de cet ipital se trouvait une chapelle placée sous le vocable de lainte-Marie, faisant face à un puits, et fondée par Uathieu Clorier. On reconnaît à ces traits l'emplacement du Palais de justice (2).

Cet hôpital est quelquefois nommé l'hospice de Sainttaire (3) (bospitalis sancti Joriï); on le trouve aussi délé comme hospice Ëolomier (4).

L'hôpital du Bourg-de-Four était un asile offert aus pauvres de la ville et spécialement affecté aux enfants abandonnés. {Fuit conclusum qtiod pau2>eres et libcri qui Jacent per carreriaa reducantur in domo itospitalis de Boton^ (5),

(1) Rcfblre des rceono., nctc U, p. 13. (S) Archives. Acle lie U eoatriiric dt l» Sainle-Trinilé, n' 2, , (3) Ce fat saos doute par rrct>ni>iÙ9S.itice pour les dons faiL< k cet liospice

D pnmilive d'hospice du Bourg-de-Puar.

U Uni doute qtK Gaillnume Bolomier n'aii figrandi l'hûpiul. Une iuuripiioD '"'■"'' ' '" nii' Vi^rdttino [ni en sllribue la eomplèlc resUa-

r itToil un fr^re, nommé Pierre, qui ) bAplUl, h charge de reclfur. Plua la d i I mttmt loDClicins, de sorle qu'on pful .. . .^ ehspella par suJlB des dona n

)) RtgUtre dw Comeil. aun^c VXa.

En 1438, les revenus de cet hôpital était de soixanl et un sols six deniers et de deux poules grasses. Il folla*.,^^ que le cens fut coté bien bas, puisque cette somme éti^^^ le produit d'une maison située à la rue des Chanoines ^^f de deux autres à la rue Verdaine, d'une grange à la por^ de Saint-Antoine et de plusieurs pièces de terre, dont l'une, sur le bord du Trenant, avait quatre poses. C'était le fermier de ces parcelles qui était redevable de ces deux poules (bonas et receptibiles gaUincui). N'oublions pas, toutefois, pour juger de la valeur de ce revenu, qu'en 1442 la coupe de blé se vendit six sols, et le setier de nxi quatre sols. En 1477, il descendit à deux sous, six denieFSs et en 1484, à un sol six deniers.

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