‹ Histoire de l'eglise de GeneveChapitre 59 sur 88 · Areh. de cour, 15 nov. t(K · texte numérisé non relu

Areh. de cour, 15 nov. t(K

La mission du colonel de lions eul peu de succès: « Sire, on abuse voire majesté ; je n'ai trouvé qu'un » seul Genevois disposé pour voire service; c'est » Roussillon du Chàleau-Blanc, qui trahirait bien, » mais il a peur d'être pendu, ce qui attend le pre- » mier qui sera soupçonné de donner des nouvelles » de Genève. »

Ces entréprises, dont Genève avait connaissance, diminuaient beaucoup la joie qif avait causée la paix signée entre l'Angleterre et la Hollande. La cessation de cette iulte fratricide entre les puissances réformées fut célébrée par un jeûne solennel , le 5 septembre 16671. Les prédicateurs félicitèrent l'Église de cet heureux événement, tout en excitant le peuple à la plus sérieuse vigilance, vu les dangers qui menaçaient la République.

!l fallait mettre un terme à ces perpétuelles angoisses. On résolut d'envoyer une ambassade à Turin, aiin d'obtenir l'observation de la paix jurée en \ 605 {. Berne et Zurich appuyèrent les démarches de Genève ; les villes évangéliques exprimèrent leur vif désir de voir Genève faire partie de la Confédération. Cela ne pouvait avoir Heu sans réviser les traités européens. Le Piémont et l'Espagne s'opposèrent de la manière la plus violente à cette annexion, et voici le résultat de

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