‹ Histoire de l'eglise de GeneveChapitre 60 sur 88 · Reg. Comp. 10 avril · texte numérisé non relu

Reg. Comp. 10 avril

l'ambassade genevoise qui fut envoyée au printemps de 16681. Les envoyés devaient faire tous leurs efforts pour obtenir ia paix et la reconnaissance effective du traité de Saint-Julien ; de plus, il fallait régler des contestations de territoire, des délimitations de frontières. MM. Pictet, Dupan et Gautier, avaient ordre de demander la cession des terres de Corsinge et du château du Crest, que le Duc de Savoie revendiquait. Après de longs débats, on partagea le différend : Corsinge demeura aux Savoyards; le Crest aux Genevois. 11 paraîtrait que les députés républicains ne mirent pas beaucoup déliant dans leurs procédés. S'appuyant sur la protection de l'ambassadeur français, ils voulaient insérer une phrase qui paraissait établir que leurs prétentions étaient fondées en droit2.

Refus des ministres sardes, et M. de Servient dit à M. Pictet : « Je suis fâché que vous insistiez sur des bagatelles; j'aimerais mieux être condamné à prendre trois médecines qu'a reprendre de nouveau connaissance de vos affaires avec S. A. R. »

L'affaire de Corsinge et du Crest étant réglée, nos députés insistèrent sur les réparations au traité de Saint-Julien. Ils virent bientôt qu'ils étaient sur un terrain brûlant. Le Duc ne voulait point entendre

t. Copie Auquier; Reg. Coris. année 1668: Arch. Turin, Réputation genevoise, 1668.

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