Reg. Cons. 2 mars
2. Lorsqu'en 1846, le gouvernement a jugé à propos d'enlever à ce corps ses fonds et l'administration de l'instruction primaire pour la concentrer aux mains de l'Etat, il eut été conforme aux plus simples notions de l'équité et des convenances de rendre témoignage, après
pagnie voulut lui assigner un dernier perfectionnement en adoptant la réception publique des catéchumènes à la Sainte-Cène 1 . On résolut de faire cette cérémonie à Saint-Pierre et à Saint-Gervais, quatre fois par an, les mardis et les jeudis qui précèdent les grandes communions. Ces quatre réceptions annuelles eurent lieu jusqu'en 1185. En cette année, on abolit la cérémonie de Noël et la confirmation de Pentecôte, et dèslors ces réceptions ont eu lieu à Pâques et en septembre2.
Le nombre des catéchumènes a peu varié depuis l'institution actuelle. La ville comptait 16,000 âmes avant la Révocation. Ce chiffre s'éleva à 20,000 durant le dix-huitième siècle. Voici le chiffre des catéchumènes à diverses dates. En 1757, 500; en 1760, 555; en 1794, 514; en 1810, 555; en 1825, 459; en 1860, 560 ou 425 avec la banlieue5.
Durant la seconde moitié du dix-huitième siècle, en 1770\ on s'occupait sérieusement de la réorganisation du culte : M. Vernet publia un remarquable
l'avoir supprimé, aux services rendus par cette antique association ; en particulier les nombreux Genevois qui lui devaient leur instruction gratuite auraient pu descendre en leur conscience et ne pas oublier les soins qu'avaient pris de leur enfance ces citoyens aussi zélés que désintéressés.