‹ Histoire de l'église de MontaubanChapitre 56 sur 132 · XXXII. — Johannes-Felix-Henricus de Fumel Tholosas, vicarius · texte numérisé non relu

XXXII. — Johannes-Felix-Henricus de Fumel Tholosas, vicarius

louse conBrma cet acte le 11 janvier 1638 ; mais ce partage suscita de graves difficultés qui ne furent vidées qu'en 1652 par arrêt du grand Conseil. Le 12 mars de l'année suivante l'abbé de Clairvaux ordonnait des réparations à l'abbaye.

* Notre évoque Pierre de Bertier se démit de l'abbatiat en faveur de son neveu Nicolas, dans le cours de Tannée 1670. Sous son administration fut rendu un jugement (28 mars 1 658) qui condamna les habitants de Sérignac à payer la redevance de 15 livres de cire, au poids du lieu de Cordes, avec les arrérages depuis 29 ans.

2 Lorsque Nicolas de Bertier fut pourvu de l'abbaye en commende, il était simple tonsuré du clergé de Toulouse. Ses bulles, datées du mois de janvier 1671, le disent prieur de Saint-Amans de Gillorgues. Il fit prendre possession de l'abbatiat, le 19 mai 1672, par Henri Le Bret, prévôt de notre église cathédrale. (Cf. Minutes de Viague, notaire à Montauban.) — Voir sa mise de possession, aux Archives départementales, fond des notaires, rég. de Barthe, 1671, folio cxvu. — Le 19 mai 1690 dom Gabriel Descot, religieux, rendit hommage au roi pour raison des seigneuries de Lomagne, Cordes, Lafitte, Couturetes, Fajeoletes, Castelsarrasin, Saint-André et autres lieux. (Cf. Inventaire des titres.)

3 Par acte retenu chez le notaire Barthe, il établit de nombreuses fondations, tant en faveur des pauvres que pour des prédications annuelles dans ses dépendances d'Angeville, Mon tain, Donzac, Larrazet et Garganvillar. (Cf. Archives départementales, série G, 1. 19, bulle d'Innocent VIII et pièces relatives à Gaspard de Ventimille.)

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generalis episcopi Venetensis (Vannes), nominatas est a rege commendatarius Bellae-perticae 25 junii 4746. Episcopus vero Leutevensis (Lodève) a rege designatus est mense martîo 1750, proclamatas Romae 27 aprili , consecratas 25 ranii, fidemque régi dixit 12 augusti. (Il mourut sur ce siège le 26 janvier 1790.)

XXXIII. — [Henricus Josephus] de Montlezun, vicarius generalis episcopi Mirapicensis commendam a rege consequitur 10 febr. 1753 ».

1 Dans les Registres des insinuations nous trouvons que par les bulles de confirmation, datées du 23 juillet 4753, le pape Benoît XIV lui imposa, sur les fonds de l'abbaye, de payer plusieurs pensions s'élevant à 2,000 marcs. Le 27 août, de Montlezun chargea le prieur Antoine de Yernhes de nommer, en son absence, à tous les bénéfices qui dépendaient de Pabbaje. (Reg. IX, fol. 73.)

Le successeur de Montlezun fut Anne-François-Victor le Tonnelier de Breteuil, notre évoque depuis 4763. Il fut pourvu de cette abbaye par bulles apostoliques datées du 22 octobre 1781. En son nom, le 48 décembre, le vicaire-général Domingon prit possession du monastère. (Cf Archives départementales, série G, I. 27, mise de possession, formule de serment et bulle de provision.)

Douze ans après éclatait la Révolution. Tandis que le 4" novembre 4789 la Constituante suspendait rémission des vœux monastiques, le 22 du même mois elle déclarait les biens ecclésiastiques propriété de la Nation. Pour se conformer à la loi l'abbaye avait déclaré ses biens et rentes le 43 novembre. Ses revenus s'élevaient à 36,739 livres, et les charges à 42,792. (Cf. Arch. de Castelsarrasin.)

Espérant sauver leur vie et leur couvent, les religieux conçurent le projet de se donner eux et leur territoire à la municipalité de Castelsarrasin. Celle-ci accepta avec reconnaissance et de grands éloges, et le 24 mars 4790 cette union eut lieu en présence des délégués du bureau municipal et des six religieux qui composaient alors l'abbaye ; c'étaient : Charles-Louis Filanchôre, prieur ; Jcan-Jérômo Martin de Bellerive, Alexandre Cornac; Jean-Pierre Colbert, Pierre-Louis Filanchére, neveu ; Théodore Mang et le procureur- syndic Caprais Fossat, religieux, qui tous prêtèrent le serment civique au maire de Castclearrasin.

Cette réunion provisoire fut bientôt sans effet ; l'abbaye subit le sort de tous les monastères de France. Ses moines furent dispersés et obligés de

A.BBA.1TE IDE BEAULIETJ.

X. * — Johannes de la Valette Parisot eques Melitensis, filius Francisci torquati equitis, etc., et Gabrielide de Murât Lestang, prioratum B. M. Deauratae assecutus an. 1588, et adhuc superstes 1603 ex genealogia hujus gentis.

XL — Johannes de la Valette Cornusson frater Francisci III episcopi Vabr. mortui 1644 fuit abbas Bclli-loci, decanus de Varens et prior de Parisot et de Flayrac, .vivebatque adhuc an. 1692, ex genealogia praedicta, sed for tasse jam cesserat in gratiam

XII. — N. de Cornusson de quo tamen nulla fit mentio in prsedicta genealogia N. de Cornusson, per cujus obitum (fortasse tamen falso nuntiatum).

XIII. — Ludovicus Gaboury clericus diœc. Paris, nominatur a rege 10 martii 1673, et

XIV. — Petrus Annas Dionis cessione Ludovici designatus 15 aug. 1590 ex codice MS. bibl. regiae cujus titulus folia beneficiorum ?.

se cacher, et U couvent vendu comme bien national. De cet antique monastère qui comptait sept cent quarante-six ans d'existence, el avait, à certaines époques, abrité simultanément plus de deux cents religieux, il ne reste que quelques fondations de briques inégales du XIIIe siècle, les caves et une partie de la salle capitulaire. (On trouvera le complément des détails dans l'étude déjà signalée.)

1 Cette série a été ajoutée par les Bénédictins dans leurs Animadversiones.

2 L'abbé de Grossoles-Saint- André lui succéda le 15 août 1739 et n'eut pas de successeur.

Beauueu et la Révolution. — La grande Révolution éclata. A ce moment, 1789, il n'y avait à Beaulieu que quatre religieux : Dom Mohic,

t HISTOIRE DE L EGLISE DE MONTAUBàN.

ABBAYE IDE GRANBSELVE.

1 Johannes de la Barrière abbas Fuliensis, et Augustinus Gtctl— lelmot prior Bolbonœ, jubente Cisterciensi abbate, visitarunt monastcrium et non nul la staluerunt pro ipsius meliori régi mi ne an 1579.

prieur; dom Bassat, sous-prieur; dom Fenelous, venu d'un autre couvent, et dom Riols.

Voici encore le personnel de l'abbaye vers la dernière moitié du XVIIIe siècle : Dom Joseph Lamothe, âgé de 26 ans, fils de Jean, marchand, et de Jeanne-Marie Ladevèse, de Cordes, qui fit ses vœux et celui de stabilité pour Beaulieu le 24 septembre 4759; dom Pierre Brassât, âgé de 24 ans, fils de Jean, avocat au parlement, et de Marie- Anne de Laymargue de la Capelle, d'Aubiç, le 21 mars 4772; dom Antoine Riols» âgé de 36 ans, fils d'Antoine, commerçant, et de Françoise Merviel, de Rodez, le 24 novembre 4786. Celui-ci fut le dernier religieux de l'ordre de Cîteaux, qui fit ses vœux à Bonneval, érigé en noviciat pour Beaulieu. A dater de cette année il n'y eut plus de profession.

Alors fut vendue l'abbaye, comme bien national. La famille de Peyret, de Saint-Antonin, s'en porta acquéreur. Les diverses constructions et les dépendances furent revendues à plusieurs particuliers. Quant à l'église et aux bâtiments claustraux, le dernier survivant des Peyret les a légués à la ville de Saint-Antonin, à la charge par oelle-ci d'entretenir deux Frères des écoles chrétiennes. En cas d'inexécution de la condition, Beaulieu doit devenir la propriété du Grand-Séminaire de Montauhan. Cette dernière clause n'a pu être littéralement exécutée. La ville de Saint-Antonin a été autorisée à aliéner les bâtiments, sauf l'église, et le produit de la vente a été «affecté à l'établissement des Frères dans Saint-Antonin même.

M. l'abbé Ricard, vicaire de Saint-Antonin, eut l'idée de transporter pierre à pierre dans sa paroisse l'église de Beaulieu. Une souscription de 5 centimes par semaine fut ouverte; le Conseil municipal vota 2 centimes' pendant dix ans; des personnes généreuses firent des dons.

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