‹ Histoire de l'église de MontaubanChapitre 57 sur 132 · XLVI. — N. de la Roche Tolosas · texte numérisé non relu

XLVI. — N. de la Roche Tolosas

1 Petrus Lanes a monachis electus est 29 maii 1593; at reg. minime probatus cessit.

XLVII. — Ludovicus II de Nogaret de la Valette cardinalis archiepiscopus Tolosanus 1599, 1604. Chorum exstrui curavil, et cessit in gratiam sequentis an 1612 *.

XL VIII. — Franciscus de Joyeuse cardinalis ex sede archiepiscopali Tolosana ad Rotomagensem translatif obtinebat an 1612.

XUX. — Ladovicus de Nogaret de la Valette post mortem Francisci (1615) abbatiam iterum tenuit ab an 1616 ad 1639.

On se mit à l'œuvre, mais devant les difficultés il fallut renoncer à ce projet. Malheureusement les premiers essais de démolition ont porté coup à ce monument qu'on voulait encore sauver, lorsque, en 1862 on projeta de le restaurer pour en faire l'église paroissiale de Ginals. Malgré les démarches des autorités diocésaine et départementale, appuyées sur les rapports de M. Viollet-le-Duc, cette pensée a dû être abandonnée devant l'opposition d'une grande partie de la paroisse, qui a préféré bâtir une église sur un point plus central. Quelques secours ont été accordés par le Gouvernement pour arrêter la ruine de cet édifice.

L'abbaye est encore complète, sauf les cloîtres, dont deux côtés furent rétablis au XVIIe siècle, pour être démolis de nos jours; une partie des constructions primitives, salle capitulaire, salle des étrangers, auditorium, etc., est conservée ; le reste date de la Renaissance. Ces restes de bâtiments sont la propriété de M. Costes.

1 Louis de La Valette eut le titre d'abbé en 1599, à l'âge de six ans, et le conserva de longues années sous Henri IV et Louis XIU. Son père, Messire Jean Louis de La Valette, duc d'Epernon, pair et colonel de France, etc., administra l'abbaye pendant sa minorité. — Depuis l'établis* . sèment des commendes, les tiraillements entre l'abbé et les moines allaient toujours grandissant au sujet des pensions que celui-là devait payer à ceux-ci. Pour mieux définir les situations respectives, par ordonnance du 16 août 1609 il fut réglé que l'abbé payerait aux 40 religieux qui composaient alors la communauté : en argent, 2,789 livres 8 deniers; en blé, 149 cartons 1 pugnère; en mixture, 30 cartons 1 pugnère; en vin 144 pipes. Indépendamment de cela, l'abbé devait pourvoir à l'éclairage, au chauffage et autres dépenses de la maison, à l'entretien et réparation des lieux réguliers.

L. — Armandus de Bourbon princeps de Conty, abbatiam adeptus est an. 4639, et dimisit an 4654, quo duxit uxorem- Anna- Mariam Martinoz^i neptem sequentis, qui ei vicissim saccessit K

LI. — Julius Mazarin cardinalis, per superioris cessionem, hanc abbatiam caeteraquc bénéficia Armandi de^Iutivit an. 4654, et obiit 1661 2.

LU. — Gabriel II de Roquette Tolosas, Episcopus Eduènsis, prior Cari-loci (Charlieu) et S. Dionysii in Vallibus, bullas obtinuil datas Romœ 10 cal. maii 1665, et eodem anno 8 augusti possessionem accepit per procuratorem Amantium de Senaux abbatem S. Severi de Rustano. Obiit an. 17073.

1 Ce prince livra l'abbaye à des intendants dont la gestion excita les plaintes le? plus vives. Le $6 mars 4697 la communauté lui députa son syndic D. François de Lonjon, pour lui peindre sa détresse et le prier de pourvoir à l'entretien des lieux réguliers et à la réparation des bâtiments conventuels qui menaçaient ruine. De nouvelles doléances furent faites le 2 octobre 4651, sans aucun résultat. Alors les religieux, usant de privilèges reconnus par les lois ecclésiastiques, s'emparèrent des revenus de la seigneurie « la plus proche, » qui était celle de Bouillac. Aussitôt les fermiers se libérèrent. Cette même année le prince de Conti résigna son titre entre les mains du sieur de Monbrinez, clerc du diocèse de Paris, qui mourut bientôt après sans avoir obtenu ni sanction royale, ni consécration du saint-siège.

2 Le pape refusa les bulles d'instilutioo à Mazarin ; mais par arrêt du 29 avril le grand conseil autorisa le cardinal à prendre possession de son bénéfice, ce qu'il fit le 2 juin par l'entremis* de Hugues de Terson, chevalier de Saint-Jean, abbé commendataire de Caunes. Sous cette administration, le paiement des pensions fut une source inextricable de procès. A sa mort son légataire satisfit à toutes les réclamations des religieux, et donna au monastère la chapelle de son oncle. Ce* don entraîna pour l'abbaye la charge d'un obit annuel, qui était célébré le 9 mars, jour anniversaire de sa mort.

3 Avant d'obtenir les bulles d'institution Gabriel de la Roquette avait été installé officiellement par ordre de Louis XIV, le 24 juillet 1662. Cet abbé confia l'administration du temporel à son frère,. Jean, conseiller au parlement de Toulouse. Grâce à ses grandes aptitudes Tordre fut rétabli dans les affaires de la communauté.

LIII. — Josephus-Emmanuel de la Trimouille cardinalis, episcopus Bajocensis, archiprsesul Cameracensis et abbas Latiniaci, monasterium Bonascomb» dimisit, Grandem-silvam capessiturus 23 aprilis 1707. Vitam cum morte mutavit anno 1720, die 9 jaimarii K

LIV. — Fredericus LarUi de la Roëre, filius Antonii equitis torquati et Ludovicae-Antoniae de la Trimouille superioris germanae, per cessionem ejusdem commendam obtinuitanno 1719 5.

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